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Obésité: les clés pour lutter contre ce fléau
Publié dans Finances news le 28 - 06 - 2021

L'indice de masse corporelle identifie les personnes théoriquement susceptibles de devenir obèses.
Au Maroc, on estime que 55,1% de la population sont en surpoids et 21,7% obèses.

Par Ibtissam Z.

Une personne possédant un IMC supérieur à 25 kg/m² peut être en surpoids. Dès que l'indice de masse corporelle se situe au-dessus de 30 kg/m², on parle d'obésité. Une fois le diagnostic posé, le sport combiné à une bonne nutrition équilibrée reste l'atout principal dans le traitement de l'obésité, d'autant qu'en cette période de pandémie, beaucoup de personnes ont souffert d'excès de poids.
Une hygiène de vie, une alimentation saine sans privation stricte et une activité physique adaptée sont essentielles pour s'en sortir, surtout que le surpoids entraîne des pathologies graves telles l'hypertension artérielle, les problèmes cardiovasculaires… Une alimentation trop riche en calories (densité calorique élevée) conduit directement au surpoids.
«Il est vrai qu'une bonne nutrition adaptée crée l'équilibre juste. L'alimentation est notre première médecine. Malheureusement, les rythmes de vie de la société moderne incitent à la consommation d'une nourriture rapide, riche en sucre et en graisse. Une nourriture prête à l'emploi, mais dépourvue de tout apport nutritif. Le changement de l'alimentation vers l'équilibre est le seul garant d'une vie saine. Une citation attribuée faussement à Hippocrate, mais qui reste vraie disait : "Que ton aliment soit ton seul médicamen". Notre façon ancestrale de se nourrir contient tous les éléments d'une nourriture bien équilibrée, notamment le régime méditerranéen. Il faut savoir adapter les apports alimentaires aux besoins du corps et aux dépenses énergétiques, sans oublier bien sûr la composante du plaisir. L'alimentation doit être adaptée en quantité et en qualité. Une alimentation équilibrée est le seul moyen efficace contre l'obésité et ses complications», explique le docteur Baki Salwa, spécialiste en endocrinologie, diabétologie, maladies métaboliques et nutrition. Les fameux régimes, une utopie ? Là encore, il ne faut pas se leurrer : le corps svelte, sculpté et qui respire la santé, n'est pas pour tout le monde.
Pour le Dr Baki, «les médias ont mis en scène des régimes drastiques avec des pertes de poids spectaculaires. Les patients s'orientent de plus en plus vers le culte du corps sculpté. On voit de plus en plus de patients suivre des régimes agressifs pour avoir des résultats rapides. Dans ces cas, on perd souvent plus de muscle que de graisse. Le cerveau se trouve stressé à cause de cette perte de poids 'non naturelle' faite sous la contrainte».
«Une fois le régime arrêté, l'effet yoyo apparaît. L'individu risque de reprendre souvent beaucoup plus que le poids perdu. Pour éviter cet effet yoyo, un régime adapté, associé à un rythme de vie sain, permet une perte de poids stable. Il faut se faire conseiller avant de suivre un régime structuré. Les objectifs de perte de poids sont discutés avec le médecin traitant pour qu'ils soient réalistes et réalisables. Il faut rester vigilant avant de suivre un régime. Un examen minutieux et des bilans permettent au médecin traitant de vous conseiller au mieux quant au régime alimentaire qui sera adapté à votre cas», assure docteur Baki Salwa.
La pratique sportive
Les conséquences de l'obésité sur la forme physique sont considérables. Les activités physiques adaptées (APA) sont prescrites selon la capacité des personnes à fournir l'effort. Trouver le juste milieu et créer l'équilibre pour avoir une bonne condition physique tout en étant obèse est le but escompté pour sortir de la sphère du surpoids. Ahmed Amine El Oumri, professeur de médecine physique et de réadaptation/ médecine du sport, insiste sur le fait que la pratique d'une activité physique régulière est devenue une obligation et non pas un choix.
«Aujourd'hui, dans le monde, plus d'un adulte sur trois est en surpoids et plus d'un sur 10 est obèse. Au Maroc, on estime que 55% de la population sont en surpoids et 21,7% sont obèses. Cette obésité est responsable notamment de l'émergence de plusieurs maladies cardiovasculaires, diabète, hypertension artérielle, mais aussi d'accidents vasculaires cérébraux. L'OMS a introduit l'activité physique adaptée comme partie intégrante du traitement de plusieurs maladies chroniques, et notamment pour lutter contre l'obésité», affirme-t-il.
«Une activité physique de 30 minutes par jour est recommandée, à savoir une marche rapide, du vélo, de la natation. Ceci dit, souvent cette activité physique est difficilement envisageable; le plus souvent la personne obèse souffre de douleurs articulaires ou d'arthrose. Cette situation très fréquente rend la réalisation d'une activité physique ou sportive presque impossible, et souvent nous sommes confrontés à un blocage psychologique devant la pratique d'une telle activité», note-t-il.
Et d'ajouter que «devant cette situation, les instances internationales et les sociétés savantes recommandent de commencer avec une activité physique sous contrôle médical ou même sur prescription médicale, tout en respectant la règle de non douleur, mais aussi en utilisant des moyens adaptés pour pouvoir réaliser des activités de courtes durées, mais avec une force maximale». Il souligne également que «les activités de renforcement musculaire, avec du travail maximal statique, peuvent être très utiles et même recommandées pour faire baisser le poids. Elles ont un effet plus important que les activités physiques basées sur le cardio training».
A chacun son rythme, c'est la règle
Un cadre d'activité physique structuré d'endurance à intensité modérée est fortement recommandé. «Une activité de renforcement musculaire (musculation adaptée sous contrôle médical) reste actuellement le meilleur allié pour démarrer une réadaptation à l'effort. Ce qui explique l'émergence de plusieurs disciplines qui peuvent trouver bon usage chez les personnes en situation d'obésité, notamment la méthode Pilates, le yoga, gym ... Pour minimiser le risque de lésions, surtout au début, il ne faut pas oublier les étirements musculaires qui, non seulement, ont une action sur l'élasticité musculaire, mais aussi contribuent à la perte de poids par l'activation de systèmes musculaires consommateur d'énergie», conseille El Oumri.
Il souligne ainsi l'intérêt du développement des muscles respiratoires dans cette activité physique adaptée, notamment l'apprentissage de certains types de respiration comme la respiration abdominale qui, souvent, aide à la récupération musculaire après un effort sportif. «Il faut aussi savoir qu'il n'y a pas de plan unifié, mais que l'activité physique adaptée reste très personnalisée et personnifiée, car cela tient compte des capacités de chaque personne, mais aussi des capacités psychologiques, des maladies associées, de l'environnement et, surtout, de la volonté et de la motivation de la personne», conclut le spécialiste en médecine du sport et de réadaptation.


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