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Fellah online : Contraintes d'un secteur
Publié dans Finances news le 13 - 06 - 2014

La période des moissons a déjà commencé. Les fellahs s'activent pour assurer la saison des récoltes. Toute la famille se mobilise dans les différents travaux de champ, surtout dans les petites exploitations. Dans le monde rural, le plus souvent on fait appel à l'auto-emploi qui est non rémunéré. Les charges n'ont pas cessé d'augmenter, à commencer par les salaires alors que les recettes sont quasi stagnantes. Les ruraux arrivent à subsister grâce aux transferts des autres membres de la famille, qu'ils soient dans les villes ou à l'étranger.
De nos jours, l'agriculture peut-elle assurer un revenu suffisant pour un fellah ? Tout laisse à penser que l'exode rural a de beaux jours devant lui.
La ville continue de séduire et les ruraux sont à la recherche de conditions de vie encore meilleures.
L'agriculture, qui est le premier employeur du pays, souffre parfois du manque de main-d'oeuvre. Dans la saison des récoltes, certains exploitants trouvent beaucoup de peine à trouver des travailleurs qualifiés, surtout dans des filières orientées vers l'export où le temps est important. Plus on tarde à atteindre les débouchés extérieurs, plus la valeur des marchandises se dégrade.
La spéculation foncière est une autre menace qui pèse sur le secteur. Il y a des prédateurs d'un autre genre qui sont à l'affût des bonnes affaires. L'extension des périmètres urbains s'est faite au détriment des terres agricoles. Les nouveaux propriétaires considèrent les terrains comme un stock pour leurs projets immobiliers, et rares sont ceux qui continuent d'exploiter les terres. Pour eux, la plus-value dégagée peut atteindre le multiple de la valeur initiale. Ce qui est un investissement juteux, avec de faibles charges.
La multiplicité des systèmes de propriété est un autre handicap pour l'évolution de l'agriculture nationale. Seules 30% des terres disposent de titres fonciers.
La complexité foncière au Royaume héritée, d'un système ancestral, perturbe nettement le passage à une conservation foncière plus moderne. Cette diversité crée de sérieux problèmes, voire des tensions entre individus, tribus... C'est une bombe à retardement qui risque de faire des dégâts si elle n'est pas désamorcée.
Les terres relevant du domaine privé sont le plus souvent dites «melkia» quand elles ne sont pas titrées. Les terres «jmouaâ» sont des terres collectives appartenant à des tribus. Elles sont incessibles, mais elles peuvent être héritées. Les biens habous sont le plus souvent des terres léguées à des personnes, mais qui sont gérés par le ministère des Habous et des Affaires islamiques et, enfin, on trouve les terres guich qui disposent aussi d'un statut particulier. Il s'agit de terres que l'Etat avait distribuées à des tribus en contrepartie de services militaires rendus.
Par Charaf Jaidani


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