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Agriculture : Nouveau round pour les négociations
Publié dans Finances news le 08 - 06 - 2006

* Le Maroc cherche une ouverture progressive tout en tenant compte des secteurs sensibles.
* L’UE veut une libéralisation rapide des échanges agricoles.
Le Maroc va entamer un nouveau round de négociations agricoles avec l’Union européenne à la fin de ce mois de juin à Rabat avant de présenter son offre. Bruxelles a déjà présenté la sienne et les officiels marocains s’efforcent d’étudier le dossier en concertation avec les professionnels marocains. La partie européenne veut une ouverture rapide et généralisée des frontières. Alors que du côté marocain, la tendance est à la prudence. Il est question d’initier, par étapes, une ouverture progressive prenant en considération les intérêts nationaux sans porter atteinte aux secteurs les plus sensibles à forte implication sociale comme la céréaliculture. Il est aussi primordial pour Rabat de consolider les acquis afin de permettre un large accès des produits exportés.
L’offre européenne est passée de la logique de liste positive à la logique de liste négative. Cette dernière comprend une vingtaine de produits marocains qui seront protégés alors que les autres produits ont un accès libre. C’est le premier pas vers le libre-échange. Pour Najib Akesbi, économiste et professeur universitaire «la liste négative comprend plus de 80% de produits marocains à l’export, ce qui veut dire en gros qu’on devrait rester dans la logique du protectionnisme ». Moha Marghi, secrétaire général du ministère de l’Agriculture, du développement rural et des pêches maritimes et l’un des chefs de file des négociateurs marocains, juge que « les négociations avec les Européens vont dans le bon sens. Elles sont basées sur la feuille de route adoptée à Barcelone». «La démarche de négociation, a-t-il expliqué, va passer d’une logique de listes positives à une logique de listes négatives. Tous les produits agricoles seront, à terme, libéralisés sauf une liste limitée de produits dits sensibles». «Nous allons demander à nos homologues européens plus de visibilité concernant la liste négative et aussi permettre plus d’accessibilité à nos produits».
Les Européens ont proposé dans leur offre un démantèlement sur cinq ans pour permettre l’accès de leurs produits aux marchés marocains. Du côté marocain, les professionnels demandent une visibilité au-delà de 2012, notamment pour les produits sensibles et redoutent en fait que le scénario de l’ALE avec les Américains ne soit répété, où seulement quelques filières ont été associées aux négociations. Marghi a indiqué que « tous les représentants des filières agricoles seront initiés à l’offre de l’UE. Nous cherchons un accord concerté et équilibré avec les professionnels tout en tenant compte des spécificités de chaque filière ».
Pour Bruno Dethomas, ambassadeur chef de la Délégation de l’Union européenne à Rabat, « le Maroc est le plus important pays du réseau des négociations de l’UE». «C’est un pays pionnier dans les négociations de la politique de voisinage engagée par l’UE », a-t-il noté. Pour rappel, le Maroc réalise l’essentiel de ses exportations agricoles, notamment de fruits et légumes, avec l’Europe. En revanche, il importe aussi d’autres produits, en particulier des céréales, des produits laitiers, des génisses… Rabat a déjà conclu avec Bruxelles un accord dit win-win permettant au Maroc d’augmenter son quota d’exportation de tomates, en échange d’importations de blé suivant les récoltes de la campagne agricole.
L’Accord d’association avec Bruxelles ne prévoit, pour les produits agricoles, que des concessions mutuelles sur une liste limitée de produits agricoles et souvent sous forme de quotas.
La partie marocaine devrait aussi débattre de la question des subventions où la quasi-totalité des produits européens sont soutenus dans le cadre de la politique agricole commune (PAC). L’offre de Bruxelles concerne 300 produits qui sont subventionnés et qui sont destinés au marché marocain.
La libéralisation des produits agricoles, induite par l’ensemble de ALE, ne manquera pas d’impulser une reconfiguration de l’agriculture marocaine vers une meilleure affectation des facteurs de production (eau, terre…) et donc sa redynamisation. Des craintes ont été exprimées quant à la capacité de notre agriculture à profiter des opportunités offertes par ces accords et à affronter la concurrence de puissantes économies agricoles des pays du Nord qui subventionnent massivement leurs agricultures (UE, USA …) et des pays émergents comme le Brésil et l’Argentine. La vulnérabilité des petits agriculteurs est souvent mise en relief pour supporter les thèses de ceux qui expriment ces craintes. Il est plus que jamais urgent d’entamer les réformes agricoles.


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