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Efficacité énergétique : En quête de financement
Publié dans Finances news le 08 - 02 - 2016

Lors de la 1ère édition des Rencontres de l'efficacité énergétique, organisée récemment, l'accent a été mis sur le rôle de l'efficacité énergétique dans la réalisation du défi énergétique que le Maroc s'est lancé.
Le Royaume a réussi à mobiliser beaucoup de financement vert pour les énergies renouvelables, mais pas assez pour l'efficacité énergétique. Le secteur bancaire marocain est appelé à s'intéresser davantage à ce créneau et à jouer son rôle pour renforcer les actions de l'EE.
Le développement des énergies renouvelables (solaire, éolien et hydraulique) est plus que jamais au coeur de la scène médiatique, eu égard aux avancées importantes accomplies dans ce domaine, conformément à la feuille de route énergétique lancée en 2009. Cependant, on a tendance à oublier que cette feuille de route repose également sur un quatrième pilier, tout aussi important que le développement des énergies renouvelables, à savoir l'efficacité énergétique. Un pilier prioritaire dans la stratégie énergétique nationale, qui a fixé comme objectif, dans le cadre du Plan national d'actions prioritaires en matière d'efficacité énergétique (EE), d'économiser 12% de l'énergie à l'horizon 2020 et 15% en 2030. C'est ce qu'ont réitéré les intervenants de la 1ère édition des Rencontres de l'efficacité énergétique, organisée le 2 février par AOB Group, et à laquelle ont participé experts nationaux et internationaux, banquiers, industriels, acteurs du secteur du transport, de l'agriculture...
Lors de cette rencontre qui a fait salle comble, l'accent a été mis sur le rôle de l'efficacité énergétique, considérée comme étant la quatrième ressource énergétique, dans la concrétisation du défi énergétique que le Maroc s'est lancé.
Présent à cette rencontre, Said Mouline, directeur de l'Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique (ADEREE), n'a pas manqué de rappeler l'importance de cette thématique dans la vision énergétique du Royaume, notamment dans le contexte actuel marqué par la baisse du prix des hydrocarbures. «Contrairement à d'autres pays qui ont abandonné leur politique d'efficacité énergétique dès que le baril est passé sous la barre des 30 dollars, le Maroc a maintenu le cap pour atteindre les objectifs qu'il s'est fixés malgré cette conjoncture», a-t-il précisé.
Le Royaume suit les orientations énergétiques dictées dans la stratégie nationale qui, en réalité, n'est pas un choix, mais une nécessité pour pallier sa dépendance énergétique au marché international. Rappelons qu'avec 95% de produits énergétiques importés, la facture énergétique nationale dépassait la 100 Mds de DH
par an, lorsque le prix du baril atteignait les 100 dollars. Ce qui n'est pas sans conséquence sur l'économie marocaine et encore plus sur l'environnement.
2016, pour accélérer la mise en oeuvre de l'EE
Avec la politique de l'efficacité énergétique, le Maroc cherche à faire d'une pierre deux coups : réduire la facture énergétique et diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Il faut savoir qu'avec cette politique, le Royaume peut économiser 1 Md de DH sur une facture de 100 Mds de DH. Ce qui n'est pas négligeable.
Réussir la politique d'efficacité énergétique repose toutefois sur la combinaison de 3 axes primordiaux : une réglementation adéquate, adaptée et surtout applicable; des mesures d'accompagnement et de financement.
Said Mouline a, à cet effet, soulevé un point très important : le financement, talon d'Achille de la politique d'EE. «Le Maroc a réussi à mobiliser un financement vert conséquent pour les énergies renouvelables, mais pas assez pour l'efficacité énergétique», a-t-il souligné. La COP22, qui se tiendra en novembre prochain à Marrakech, sera l'occasion de sensibiliser la communauté internationale sur la nécessité d'orienter davantage le financement vert vers l'efficacité énergétique.
«L'efficacité énergétique n'est plus un détail mais un axe majeur. J'espère qu'à la COP22, on va amplifier les quelques programmes qui ont été lancés pour mettre en avant l'efficacité énergétique au niveau international, si l'on veut être au rendez-vous de Paris», précise à son tour l'expert international en la matière, Benoît Lebot.
Il faut dire aussi que malgré ces contraintes financières et grâce à une forte volonté politique, plusieurs avancées ont été réalisées dans ce domaine, notamment sur le plan réglementaire avec la promulgation de la loi relative à l'EE, qui met l'accent sur l'agrément des bureaux d'études intervenant dans le domaine énergétique. Il a été institué aussi des audits environnementaux pour les grandes entreprises et des études d'efficacité énergétique pour les projets à réaliser. Sans oublier des avancées importantes dans le secteur du bâtiment, l'éclairage public, le transport avec la prime à la casse des taxis ou encore l'agriculture avec le projet du pompage solaire. Malgré cela, force est de constater que l'engouement affiché au début s'est atténué progressivement. Le rythme de mise en oeuvre du plan de l'EE est au ralenti. Pour passer à la vitesse supérieure et afin d'atteindre les objectifs fixés, Said Mouline appelle le secteur bancaire à s'intéresser davantage à ce créneau et à jouer son rôle pour renforcer les actions de l'EE dans 5 secteurs à savoir : l'industrie, le transport, l'éclairage public, l'habitat et l'agriculture. Atteindre 15% d'économie avec l'efficacité énergétique est donc possible sous réserve de mener une politique adéquate.
L'orientation au plus haut niveau de l'Etat, conjuguée à une cohérence des politiques (arrêt des subventions des énergies fossiles, développement des énergies renouvelables, efficacité énergétique...), fait du Maroc un pays exemplaire, en termes de politique de transition énergétique.
Benoît Lebot, directeur exécutif du Partenariat international pour la coopération sur l'efficacité énergétique (G20)
«L'efficacité énergétique est devenue d'une telle importance qu'une institution internationale lui est entièrement dédiée, à savoir le Partenariat international pour la coopération sur l'efficacité énergétique qui regroupe les pays du G20. Notre mission est d'accélérer l'adoption de pratiques d'efficacité énergétique à travers les coopérations internationales, l'échange d'informations sur les analyses et les politiques, les outils et les meilleurs pratiques. Aujourd'hui, on sait que pour chaque système qui consomme de l'énergie, il est possible d'avoir le même service au même niveau de production en consommant 20, 50, 70 jusqu'à 90% moins de ressources énergétiques. Si l'on change les mentalités et l'on considère l'efficacité énergétique comme étant une ressource au même niveau que toutes les autres ressources énergétiques, nous changerons la donne. La réduction de la facture énergétique n'est qu'un avantage de l'EE, parmi tant d'autres qui comprennent l'amélioration de la productivité dans les industries et les bâtiments, l'amélioration du confort et de l'accès à l'énergie, la réduction des pollutions locales (qualité de l'air) et globales (réduction des gaz à effet de serre), la création de valeurs ajoutées et d'emplois, etc. Toutefois, il faut que le secteur financier (ministère des Finances, investisseurs, banques...) arrête d'accompagner les énergies carbonées et s'intéresse plus à investir dans les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique».


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