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Plan d'accélération industrielle : Premier bilan encourageant et ministère dépoussiéré
Publié dans Finances news le 22 - 07 - 2016

Les engagements des fédérations professionnelles totalisent déjà 83% de l'objectif du PAI, soit 427.000 emplois engagés sur la période 2014-2020. 160.000 emplois ont d'ores et déjà été contractualisés. Le ministère a été profondément chamboulé avec la mise en place d'une Direction générale de l'industrie et une autre du commerce, et la création d'une super Agence de promotion. La charte d'investissement a, elle aussi, été révisée, avec de nouvelles incitations fiscales.
Le bilan de Moulay Hafid Elalamy à la tête du ministère de l'Industrie était attendu au tournant par ses détracteurs et par les scep­tiques. Il faut dire que les objectifs affichés en 2014 par le ministre au moment du lancement du Plan d'accé­lération industrielle (PAI), censé redynamiser un tissu industriel moribond, étaient pour le moins ambitieux : la création de 500.000 emplois, une hausse de 9 points de la contribution de l'industrie au PIB et une balance commer­ciale à l'équilibre.
C'est dans ce contexte que Moulay Hafid Elalamy (MHE) a esquissé devant la presse nationale un premier bilan chiffré de sa stratégie, 2 ans après son lancement. Et si l'on se fie aux chiffres pré­sentés, il semblerait qu'il soit en passe de réussir son pari. A la mi-juin 2016, 41 écosystèmes ont été lancés, rassemblant 19 fédérations professionnelles et couvrant 12 secteurs. Surtout, en termes d'emplois, les enga­gements des fédérations pro­fessionnelles totalisent déjà 83% de l'objectif du PAI, soit 427.000 emplois engagés sur la période 2014-2020. «Au lieu des engagements de 500.000 emplois sur 7 ans, nous en sommes à 427.000 en 2 ans. C'est une grande fierté», souligne le ministre. Mieux, 160.000 emplois ont d'ores et déjà été contractua­lisés. «Durant les dix dernières années, l'industrie n'a créé que 70.000 emplois, ce qui démontre qu'une dynamique est bien enclenchée», tient-il à préciser.
Sur le plan du soutien finan­cier de l'Etat, ce sont près de 17 milliards de DH qui ont été engagés dans le cadre du Fonds de développement industriel doté de 20 milliards de DH, tandis que pas moins de 1.147 hectares ont été mobilisés au service de l'in­dustrialisation.
Pour MHE, la moisson est plus que bonne, et à en croire ses paroles, ce ne serait qu'un début. Il prend l'exemple de la florissante industrie auto­mobile pour nous donner un avant-goût de ce qui nous attend. «Aujourd'hui, avec 50 milliards de DH d'exportations et 30% de taux d'intégration, la valeur ajoutée (VA) qui reste au Maroc est de 15 milliards de DH. En 2020, avec 100 milliards de DH d'exportations et un taux de 65%, ce seront pas moins de 65 milliards de DH qui resteront au Maroc, soit un différentiel de 55 mil­liards de DH de VA en plus. A titre de comparaison, la cam­pagne agricole exceptionnelle de 2015 a généré 22 mil­liards de DH. Vous voyez donc la puissance de l'industrie», argumente-t-il.
Mais au-delà de ces chiffres encourageants qui doivent encore faire l'objet d'une analyse plus fine, la plus grande réussite du ministère réside dans l'adhésion et la mobilisation des fédérations sectorielles, notamment les plus grandes d'entre elles (AMICA, GIMAS, etc.), au PAI. D'ailleurs, une partie impor­tante d'entre elles ne tarissent pas d'éloges sur leur ministre de tutelle.
Ministère de l'industrie S.A
Un ministre qui n'hésite pas à appliquer ses méthodes d'ancien PDG au département qu'il dirige. Celui qui se défi­nit lui-même comme un «ex-futur opérateur» a procédé à une profonde réorganisation de son super ministère qui va de plus en plus ressem­bler à une véritable entreprise, avec la mise en place de plu­sieurs directions générales. C'est ainsi qu'une Direction générale de l'industrie a été créée avec pour mission de chapeauter l'ensemble des stratégies sectorielles.
Une Direction générale du Commerce est également mise sur pied. Elle devra porter la stratégie Maroc Commerce 2020 qui sera détaillée pro­chainement. Dans son allo­cution, MHE a précisé que le «commerce a besoin d'être accompagné parce qu'il est pris en tenailles entre la grande distribution et les marchands ambulants». De plus, précise le ministre, les moyens mis en oeuvre auparavant étaient minimes. Visiblement, cela va changer avec la création de la nouvelle direction générale qui réunira et le commerce intérieur et le commerce exté­rieur. «Ce changement n'inter­viendra pas avant la prochaine législature», nous précise par téléphone Mohamed Abbou, ministre délégué en charge du Commerce extérieur.
Naissance d'une super agence de promotion
Maroc Export, l'Agence marocaine de développe­ment des investissements (AMDI) et l'Office des foires et expositions de Casablanca (OFEC) ont fait long feu. Les 3 agences de promotion qui fonctionnaient chacune de son côté, fusionnent en une seule super agence sobrement inti­tulée l'Agence marocaine de développement des investis­sements et des exportations (AMDIE). Il s'agit avant tout de mutualiser les efforts, par­fois dispersés, de ces trois organes de promotion pour plus de cohérence et d'effi­cacité. En réalité, l'idée de rassembler les agences de promotion en une seule super agence n'est pas nouvelle. Un projet allant dans ce sens, appelé ONIX, croupissait depuis près de 20 ans dans les tiroirs du ministère. Il vient donc d'être concrétisé.
MHE justifie cette réorgani­sation par un souci de cohé­rence et d'optimisation. «On se retrouvait parfois dans les Salons avec 3 stands qui présentaient des chiffres dif­férents», affirme le ministre, qui a décidé de mettre un terme à cette «déperdition de moyens».
Concernant l'OFEC, le ministre a eu des mots durs et un certain sens de la formule : «la foire de Casablanca date à peu près d'avant Jésus Christ», a-t-il notamment fait savoir. Bref, vous l'aurez com­pris, MHE a passé un grand coup de balai dans la maison qu'il occupe depuis 2 ans, sous peine de faire grincer les dents de certains fonction­naires, peu habitués à pareil chamboulement.
A. Elkadiri
Nouvelle charte d'investissement : Toujours plus de mesures incitatives
La Charte d'investissement actuelle n'a pas été révisée depuis 20 ans. Il était temps de l'actualiser et d'y apporter de profonds chan­gements. Les nouvelles mesures annon­cées par Moulay Hafid Elalamy touchent l'ensemble des stratégies sectorielles du Royaume, auquelles s'y ajoute une dimension régionale. «Il est important de réaliser un rattrapage pour les régions les moins favorisées et de mieux répar­tir l'investissement», justifie MHE. Cette nouvelle Charte doit permettre une cla­rification du cadre législatif pour cata­lyser l'initiative. «Parfois, l'investisseur est un peu perdu, d'où notre volonté de réorganiser tout cela pour plus de clarté», explique le ministre. Au final, 5 mesures phares ont été annoncées par le ministre, répondant aux désidératas des industriels.
1. Impôt sur les sociétés (IS) à 0% pen­dant cinq ans pour les nouvelles entre­prises industrielles.
2. Mise en place d'une zone franche par région.
3. Octroi des avantages «zone franche» aux grandes entreprises exportatrices sans que celles-ci soient implantées dans une zone franche.
4. Reconnaissance du statut de l'expor­tateur indirect. Une mesure destinée aux sous-traitants des grands groupes expor­tateurs.
5. Appui soutenu aux régions les moins favorisées.
MHE aura donc réussi à convaincre le ministère des Finances de valider ces avantages fiscaux, en dépit d'une conjoncture morose. Reste à savoir si ces mesures rapporteront plus qu'auparavant à l'Etat marocain.


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