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Sahara
Publié dans Finances news le 11 - 11 - 2004

Treize ans après le cessez-le-feu au Sahara, ce problème artificiel traîne toujours. Plusieurs plans de paix ont été proposés par le Conseil de Sécurité, mais pour une raison ou une autre, aucune résolution n’a été retenue. Le conflit persiste et c’est toute la région
du grand Maghreb qui en paie les frais.
À travers la commémoration du 29ème anniversaire de la Marche Verte, on se demande jusqu’à quand ce conflit artificiel persistera et épuisera les ressources des pays du Maghreb ?
La question du Sahara a connu deux étapes principales. La première, qu’on peut qualifier de conflit armé, s'étend de 1976 à 1991, date du cessez-le-feu. La deuxième étape, celle des négociations politiques, a débuté juste après le cessez-le-feu. Après plus d’une décennie de confrontations armées entre les parties concernées, l’ONU est intervenu en 1985 en publiant la résolution 50/40 appelant à l’instauration de la paix dans la région. C’est en 1998 que l’ancien secrétaire général des Nations-Unies, Javier Perez De Cuellar, a proposé au Maroc et au Front du Polisario le plan du mémorandum conditionné par un cessez-le-feu qui entra effectivement en vigueur en septembre 1991. Ce plan était voué à l’échec pour cause de fixation des listes électorales. Chaque partie avait sa vision propre des Sahraouis qui sont aptes à voter lors du mémorandum.
Pour donner un coup de pousse aux négociations entre les parties concernées par ce conflit et trouver une solution alternative à celle du mémorandum, l’actuel secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a confié le dossier à son envoyé spécial, l’Américain James Baker. Après plusieurs visites dans la région et différents entretiens avec les parties concernées, l’ONU a proposé en 2001 la «troisième voie» ou ce qu’on appelle désormais «l’accord-cadre». Cet accord offre une autonomie élargie sous souveraineté marocaine au Sahara pour une période transitoire de 5 ans, suivie par l’organisation d’un mémorandum. Cette solution a été acceptée avec des réserves par le Maroc et a été refusée par l’Algérie et le Front du Polisario. Le partage du Sahara était le quatrième choix pour les parties du conflit. Le Maroc a refusé catégoriquement cette nouvelle proposition qui émanait en réalité de l’Algérie. James Baker avait avoué, lors d’une réunion du Conseil de Sécurité, que l’idée du partage du Sahara était une proposition algérienne et que c’était le président Bouteflika qui la lui avait faite à Houston, en novembre 2001.
Quelque mois avant la démission de l’émissaire James Baker, le Conseil de Sécurité a adopté la résolution 1.495 en juillet 2003, invitant les parties concernées à trouver un terrain d’entente pour un règlement définitif de ce conflit qui a trop duré.
Avec la démission de James Baker et la nomination du nouvel émissaire Alvaro De Soto, nous sommes retournés à la case de départ. Échange d’accusations et menaces de recours aux armes sont les seuls procédés qui caractérisent l’étape actuelle. La fameuse lettre de Bouteflika, adressée à Kofi Annan en août 2004, qualifiait le Maroc de «force occupante» et le mémorandum du Maroc de septembre 2004 pointe directement du doigt le voisin algérien comme étant le premier responsable du conflit dans le Sahara.
Une intermédiation régionale plus large
Il est dans l’intérêt des deux grands pays du Maghreb de trouver un terrain d’entente pour mettre le train du grand Maghreb sur les bons rails. En commémorant le 29ème anniversaire de la Marche Verte, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a insisté sur la disponibilité du Royaume d’ouvrir un dialogue avec les parties concernées par ce conflit artificiel. «Le Maroc restera toujours disponible pour une coopération sincère et entière avec l’Organisation des Nations- Unies, son secrétaire général, son Excellence Kofi Annan et son représentant spécial, son Excellence Alvaro De Soto, et ce avec le concours efficace des partenaires régionaux et de la communauté internationale, afin de trouver une solution politique négociée définitive et mutuellement, acceptable pour les parties concernées, au conflit artificiellement crée autour de l’intégrité territoriale du Royaume», affirmait Sa Majesté le Roi.
Le Maroc tend encore une fois la main à son voisin algérien pour régler le différend et tourner une nouvelle page dans les relations entre les deux pays. Deux points essentiels, sur lesquels le Maroc doit miser et que Sa Majesté le Roi Mohammed VI a soulevés lors de son dernier discours du 6 novembre 2004, concernent la régionalisation et l’implication des partis politiques ainsi que toutes les forces vives de la société dans la gestion du dossier. Sa Majesté le Roi opte pour «un Maroc fondé sur une régionalisation efficiente, cohérente et harmonieuse, permettant à l’ensemble de ses membres de gérer de manière autonome ou dans le cadre d’une large décentralisation, selon leurs spécificités, leur développement socio-économique et culturel, dans le respect de la souveraineté, de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale du Royaume». Il invite également les partis politiques, les conseils élus et toutes les forces vives de la société à s’investir davantage dans l’affaire du Sahara pour défendre la justesse de la cause de notre intégrité territoriale.
Si l’Organisation de l’Unité Africaine et la Ligue Arabe ont échoué dans le rôle d’intermédiation qu’elles devaient jouer entre le Maroc et l’Algérie, les partenaires régionaux, notamment l’Espagne et la France, pourraient avoir un rôle déterminant dans le dossier qui déchire la région depuis fort longtemps.


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