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Entretien : «Nous suivons la voie du Prophète (PSL)»
Publié dans Finances news le 11 - 10 - 2007

* La famille SY est l’une des plus grandes familles Tijanes au Sénégal, un pays qui compte probablement la plus importante communauté Tijane en Afrique.
* Cette famille était même pionnière à diffuser cette Tariqa dans le pays, grâce à son ancêtre Haj Malick. Elle compte de ce fait un nombre important de fidèles.
* Aujourd’hui, elle est en phase d’inaugurer la plus grande Zaouïa Tijania à Dakar. Cheikh Ahmed SY Djamil, membre de cette illustre famille, explique comment la Tariqa est arrivée jusqu’à la terre de la Teranga.
Finances News Hebdo : Comment la Tariqa
Tijania s’est-elle diffusée au Sénégal ?
Serigne Ahmed SY Djamil : La tariqa Tijania et sa relation avec le Sénégal est née de la rencontre du Cheikh sénégalais Omar Foutiyou Tall avec Sidi Ahmed El Ghali, le compagnon de Sidi Ahmed Tijani, à la Mecque. Ce dernier lui apprit la Tariqa et l’a investi Moqqadem. Omar Foutiyou était un chef guerrier qui a lutté contre le colonialisme et a diffusé l’Islam et la Tariqa en Afrique Subsaharienne, au Sénégal et au Mali. Il a été le précurseur de la Tariqa en Afrique. Et c’est de lui que notre grand-père, El Haj Malick SY, a hérité de la Tariqa au Sénégal. Il y a d’autres aussi qui ont participé à la propagation de la Tariqa au Sénégal, comme Cheikh Mohamed El Hafiz Al Alaoui, en Mauritanie.
Notre grand-père était très lié aux autres leaders de la Tariqa et ils échangeaient beaucoup sur les secrets du soufisme pour perpétuer ce patrimoine unifié légué par les anciens Moqqadems.Haj Malick est enterré à Tivaouane, haut lieu de la Tariqa ici au Sénégal. Et c’est la famille de Haj Malick qui regroupe le plus grand nombre de disciples, talibés ici. Et chaque année est organisée une grande manifestation, le Gamou, pour la commémoration de la naissance du Prophète (PSL), où des milliers de fidèles sont réunis. Il y a bien évidemment d’autres grandes familles Tijanes au Sénégal comme les Niasse.
Et ce sont les Moqqadems qui montrent la voie aux fidèles.
F. N. H. : Quels sont les échos que vous avez de la vie de Sidi Ahmed Tijani ?
S. A. SY. D. : Notre famille est très liée aux valeurs de la Tariqa Tijania. Nous avons appris de notre guide spirituel que Cheikh Ahmed Tijani était un soufi qui a beaucoup voyagé, notamment au Caire où il a rencontré d’autres maîtres soufis et a été initié et investi du titre de Moqqadem. Au Caire, sur le chemin du pèlerinage à la Mecque, il prit le wird de la «Khalwatiyya» sous la conduite du saint égyptien Mahmoud AI-Kurdi. Et c’est à la Mecque qu’il reçut du Prophète à l'état de veille, et non en rêve, la permission d'éduquer les créatures, en général et absolument. C'est aussi le Prophète en personne qui l'a informé de vive voix qu'il est le pôle caché (Maktûml, le sceau des saints «par l'intermédiaire duquel tous les saints, sans en avoir conscience, reçoivent l'influx des Prophètes»). Le Prophète lui enseigna, ensuite, une partie du wird de la Tijania. Après cette transmission et sur les directives du Messager de Dieu, le fondateur de la Tijania pouvait, dès lors, dévoiler à ses disciples l'importance de la voie et ce qu'il représentait lui-même. Il a prêché le respect de la Charïàa et de la Sunna et la prière de la Msiséricorde de Dieu.
F. N. H. : Quelle place occupe aujourd’hui la Tariqa Tijania au Sénégal ?
S. A. SY. D. : Il faut dire que Haj Malick a réussi à construire deux grandes Zaouïa en pleine période coloniale française au Sénégal, dont l’une à quelque 500 mètres de la Cathédrale de Dakar.
À l’époque, des émissaires étaient venus ici pour évangéliser l’Afrique et Haj Malick s’y est opposé farouchement pour propager l’Islam. La présence de ces zaouïa a contré la pénétration évangéliste ou la colonisation «religieuse» au Sénégal.
Les cheikhs Tijane ont fait un travail extraordinaire dans ce sens et nous sommes à 95 % des Musulmans au Sénégal. Ça pour le rappel historique.
Actuellement, les Zaouïa remplissent un rôle religieux, politique et social, notamment par la chaîne de solidarité, les Daïras constituées de fidèles dans différents quartiers, pour venir en aide aux pauvres par des cotisations mensuelles.
Les Daïras organisent chaque semaine des réunions de Zikr, mais s’occupent aussi de la vie de la cité. Chacun aide son prochain et les plus aisés aident les plus pauvres.
F. N. H. : Sur le plan religieux, comment les zaouïa jouent-elle le rôle de digue contre l’extrémisme ?
S. A. SY. D. : Nous prêchons l’Islam, qui est une religion de modération. Nous suivons la Charïàa et la Sunna. Nous n’inventons rien, nous suivons la voie tracée par le Prophète (PSL). Les extrémistes, dans le monde en général, investissent les mosquées et les Zaouïa pour propager leurs idées. Mais ici au Sénégal, ces extrémismes ne peuvent pas investir les Zaouïa, parce que nous ne faisons qu’implorer le pardon de Dieu, nous ne prêchons pas la haine ni la violence, mais la paix. Donc, un message extrémiste ne peut être prêché ici. Les extrémistes n’ont pas leur place ici et ne trouvent pas une fissure par où passer, car les cheikhs Tijane sont très présents et remplissent leur rôle de guides religieux sur le modèle du Prophète (PSL) qui est un symbole de bonté, de sociabilité et de tolérance. C’est de cette façon que nous controns l’extrémisme.
F. N. H. : La famille SY entretient-t-elle des relations avec les autres Zaouïa ?
S. A. SY. D. : À notre niveau, nous sommes en contact permanent avec la Zaouïa Tijania de Fès, le centre de gravité de toutes les autres Zaouïa, de même qu’en Algérie, mais aussi avec d’autres Zaouïa au Caire, au Soudan, au Tchad.
Nous tissons un certain nombre de Zaouïa. Nous avons les mêmes pratiques et mêmes commémorations quel que soit l’endroit du monde où se trouve le fidèle Tijane.


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