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OPV : Pas de procuration, pas d’effet de levier; Salafin serre les vis !
Publié dans Finances news le 29 - 11 - 2007

* Les fonds levés par Salafin lors de son OPV serviront au renforcement des fonds propres de la société.
* Pas de procuration, pas d’effet de levier; tout a été fait pour éviter l’inflation des souscriptions.
* Les demandes des investisseurs institutionnels étrangers seront passées au peigne fin.
* Tour d’horizon avec Mohammed Sbihi, membre du Directoire de Salafin, en charge de la direction commerciale et marketing.
Finances News Hebdo : Outre la cession qui sera opérée par votre actionnaire de référence, BMCE Bank, et qui portera sur 231.224 actions, Salafin procèdera, dans le cadre de l’IPO, à une augmentation de capital par émission de 216.537 actions sur le marché boursier, soit un montant compris entre 126 et 145 MDH. À quoi serviront ces fonds levés?
Mohammed Sbihi : L'introduction en Bourse de Salafin marque l'aboutissement d'une période de 10 années de croissance réussie et le démarrage d'une nouvelle phase de développement ambitieuse. Les objectifs définis à travers l'opération d'introduction en Bourse visent principalement à renforcer les fonds propres de la société pour lui permettre de réaliser son Plan de développement 2008-2011. En effet, Salafin entame aujourd'hui une nouvelle ère de croissance grâce notamment à la signature en décembre 2006 d'une convention de distribution avec BMCE Bank, sa maison-mère. Au terme de cette convention, la banque confie à Salafin la gestion de sa gamme de crédits à la consommation, ce qui devrait représenter un volume très conséquent et exiger de la société de renforcer ses fonds propres.
F. N. H. : D’après le business plan présenté dans le cadre de cette opération, le PNB de la société va être multiplié par 2 à l’horizon 2010, passant de 63 MDH à fin 2006 à 129 MDH à fin 2010. La capacité bénéficiaire de la société suivra le même trend passant de 176 MDH à 422 MDH sur la même période. Ces projections sont-elles réalisables? Et qu’est-ce qui plaide en faveur de leurs réalisations?
M. S. : Les engagements de notre business plan sont à la hauteur de nos réalisations sur les cinq dernières années. En effet, entre 2002 et 2006 notre PNB a été multiplié par plus de 3, passant de
59 MDH en 2002 à 206 MDH en 2007. Notre résultat net est, quant à lui, passé de 13 MDH en 2002 à 82 MDH en 2007, soit une multiplication de plus de 6.
Notre business plan est donc très réaliste en comparaison avec nos dernières réalisations. Nos projections, telles que validées par nos conseillers et présentées dans la note d'information, se basent sur notre stratégie de diversification et de développement à travers notre réseau propre et celui de BMCE Bank, notre maison-mère.
Nos atouts pour réaliser notre business plan sont notre gamme de produits qui couvrent l'ensemble des besoins de la clientèle, notre système d'information très performant, notre capacité d'innovation (Salafin est l'inventeur de la LOA et du Crédit revolving international au Maroc), nos ressources humaines qualifiées et fidélisées (notamment grâce à cette OPV dont vont bénéficier tous nos collaborateurs), notre réseau de distribution interne et externe (351 agences BMCE) et notre appartenance au Groupe BMCE, groupe financier leader au Maroc.
F. N. H. : Vous avez choisi de supprimer les procurations et de ne pas recourir au fameux effet de levier dans les modalités de souscription à l’opération.
Qu’est-ce qui a motivé ce choix?
M. S. : Les dernières OPV qu'a connues le marché boursier marocain ont été l'objet d'une véritable inflation du nombre de souscriptions, gonflée par l'effet de levier et les procurations. En concertation avec le CDVM et nos conseillers, nous avons souhaité que notre OPV soit claire et transparente. En limitant le volume des souscriptions, nous pourrons allouer un nombre satisfaisant d'actions à nos souscripteurs et ne pas créer de frustrations comme cela a été le cas pour les opérations précédentes.
F. N. H. : Les investisseurs institutionnels étrangers ont été soumis à des mesures draconiennes pour les souscriptions. Horizon de placement, historique de l’investisseur, sa capacité à animer le marché, les synergies potentielles avec l’émetteur…sont autant d’éléments qui seront étudiés avant l’attribution des titres à cette catégorie d’investisseurs. Pourquoi toutes ces barrières à l’entrée pour les «zinzins» étrangers?
M. S. : C'est également une mesure adoptée en concertation avec nos conseillers et le CDVM, et c'est une première au Maroc. Nous avons alloué une tranche spécifique aux investisseurs institutionnels étrangers. Nous souhaitons que ces investisseurs «s'associent» à notre projet d'entreprise et envisagent le placement dans notre valeur sur un horizon lointain. Cette mesure nous permet d'encourager les «vrais investisseurs institutionnels étrangers au détriment des fond purement spéculatifs. Je considère que cette mesure est une grand première et qu'elle sera amenée à être réitérée lors des prochaine opérations afin d'encourager les investisseurs qui croient en notre économie nationale et ses perspectives prometteuses.


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