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Sous-traitance électronique : Un PIB additionnel de 4,8 Mds DH en 2013
Publié dans Finances news le 18 - 10 - 2007

* La sous-traitance électronique est devenue un vecteur important de croissance industrielle, malgré la persistance de certaines contraintes.
* Le marché américain présente un important potentiel pour les entreprises marocaines opérant dans le secteur.
La conjoncture mondiale aidant, l’électronique a été érigée comme un vecteur de croissance industrielle du Maroc à l’horizon 2015. Le Maroc devra capitaliser sur ses avantages comparatifs pour bénéficier de cette vague de délocalisation des centres de production. Et ce d’autant plus que le marché est estimé à plus de 6 milliards d’euros et que le nombre d’acteurs-cibles s’élève à plus de 5.000 entreprises.
Et l’éventail des industries et secteurs faisant appel à l’électronique est très riche et très varié.
Selon une étude de BMCE Bank, grâce à la politique volontariste de l’Etat, ce secteur contribuera à générer un PIB additionnel de 4,8 milliards de DH en 2013 et 5,9 milliards de DH en 2018. Il créera 11.000 emplois additionnels en 2013 et 14.000 en 2018. La balance commerciale passera d’un statut de déficit à un statut d’excédent pour la branche électronique. Elle dégagera un excédent de 1,1 milliard de DH en 2013 et de 2,1 milliards de DH en 2018.
Cela dit, pour rendre ces objectifs réalisables, le Maroc devra bien marketer ses avantages comparatifs (main-d’œuvre qualifiée et bon marché, proximité géographique) pour se développer sur des niches de délocalisation au sein d’un espace très vaste d’acteurs de petites et moyennes séries fabricant des pièces électroniques.
Et ce d’autant plus qu’il se trouvera en compétition avec des pays comme la Chine, l’Asie-Pacifique et le Japon. D’où la pertinence pour le pays de développer une sous-traitance électronique de pointe et non pas grand public.
«Dans la même optique, le Maroc ne pourra pas être compétitif sur l’électronique automobile car ce marché exige des niveaux élevés de production ainsi que la proximité avec les industries automobiles», souligne l’étude.
Une manne pour l’industrie
nationale
Le potentiel important de développement de ce créneau a incité les autorités publiques à concevoir une approche intégrée autour de Tanger Med inspirée du modèle des Maquiladoras mexicaines offrant un cadre incitatif et attractif à l’investissement.
De plus, les investisseurs étrangers sont exonérés des droits de douane pour les produits et marchandises importés entrant dans la fabrication locale de matériels, outillages et biens d’équipement. Aussi, bénéficient-ils de moyens de financement propres sous forme de crédit-fournisseur et de crédit-export à des taux d’intérêt faibles et sur une durée allant jusqu’à 5 ans.
Cela dit, le secteur, composé d’une trentaine d’entreprises, souffre de quelques boulets qui en ralentissent le développement et éventuellement l’arrivée de nouveaux opérateurs. Il s’agit essentiellement du coût élevé de l’énergie, l’étroitesse du marché national, le fret aérien et un manque d’infrastructures propices à l’investissement si l’on omet le Tanger Free Zone.
Malgré ces contraintes, le secteur a affiché une croissance soutenue d’une moyenne de 12 %, avec de grandes possibilités d’exportation vers de nouveaux marchés. Si aujourd’hui la production est exportée à 100 % à destination des marchés de l’UE, en particulier vers la France, d’autres opportunités s’offrent au Maroc. Notamment vers les USA. Ainsi, une étude sur les potentialités d’exportation du secteur électronique aux Etats-Unis a été réalisée, en partenariat avec The Middle East Partnership Intiative et the William Davidson Institute at the Michigan University, afin d’analyser la faisabilité d’exportation vers les Etats-Unis.
Si l’étude révèle que l’industrie électronique marocaine possède des facteurs déterminants de compétitivité en plus de la libéralisation économique et des ALE, il n’en demeure pas moins qu’elle soulève quelques contraintes, notamment que les produits électroniques ne sont pas exemptés complètement de droits de douane. L’autre contrainte concernant le secteur électronique : les règles d’origine. En effet, 35 % de la matière première devra revêtir une valeur ajoutée locale.
En 2004, le marché de la sous-traitance électronique a été évalué à 109,6 milliards de dollars.
43.7 % de ce marché sont localisés aux Etats-Unis avec une croissance de 20,2% entre 2002 et 2009.
Les USA, une grande
opportunité pour le Maroc
Mais il est important pour le Maroc de retenir que ce marché est caractérisé par une forte concurrence de la part des pays d’Europe de l’Est, de la Chine, de l’Inde et du Mexique, une diminution des marges, un mouvement de consolidation et des transitions dans le cycle de vie d’un produit, dans les évolutions technologiques et dans les changements des standards de l’industrie.
L’étude de BMCE Bank a tracé dans ce sens quatre segments sur lesquels les entreprises marocaines devront focaliser leurs efforts.
Le marché des instruments médicaux, d’abord, qui permet une rapidité d’évolution des lignes de produits et la garantie d’un niveau stable de petites et moyennes séries. Le potentiel de croissance de ce marché aux Etats-Unis est important avec un taux de croissance annuel moyen de 7,2 % prévu sur la période 2003-2010.
Autre marché intéressant pour les opérateurs marocains : celui de l’aéronautique et de l’aviation avec des taux de croissance annuels moyens de la défense et de l’aviation s’établissant respectivement à 10,8 % et 7,2 %.
Le marché automobile présente une belle opportunité également avec la croissance importante des systèmes d’assistance du conducteur avec un taux de croissance annuel moyen prévu de 10,9 % en 2009 ainsi que pour les systèmes internes de divertissement, avec un TCAM de 42,4 %.
Et enfin le marché des télécommunications qui table, aux Etats-Unis, sur une croissance moyenne de 3,4 % pour atteindre 119,5 milliards de dollars en 2007.


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