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Groupe Chaâbi : Objectif : N° 1 du ciment au Maroc
Publié dans Finances news le 08 - 05 - 2008

* Ynna Holding investira 3,3 milliards de dirhams dans une usine de ciment à Settat. L’unité du groupe Chaâbi sera opérationnelle dès 2010.
* Face à la «déclaration de guerre» des trois principaux opérateurs actuels, Chaâbi annonce qu’il est prêt à jouer le jeu de la concurrence
jusqu’au bout.
* Omar Châabi, vice Président du Groupe Ynna, répond à nos questions.
Finances News Hebdo : Comment avance votre projet de cimenterie ?
Omar Chaâbi : Le projet est bien avancé. Les terrains sont acquis. Une convention a été signée avec l’Etat; l’étude d’impact sur l’environnement a été faite et approuvée par les personnes concernées. Une étude faite dans les plus petits détails.
F. N. H. : Des rumeurs ont fait état de quelques difficultés dans l’acquisition du terrain qui abritera la cimenterie. Est-ce qu’il y avait vraiment un problème… ?
O. C. : Pas du tout.
F. N. H. : La construction a-t-elle été lancée ?
O. C. : Pas encore. Les appels d’offres ont été émis. Nous sommes en finalisation des choix technologiques.
F. N. H. : Le constructeur a-t-il été choisi?
O. C. : Pas encore. Ce sont des choses qui prennent généralement beaucoup de temps. L’étude, à elle seule, a pris 9 mois.
F. N. H. : Pourquoi Settat ?
O. C. : C’est le résultat d’une étude qui a duré au moins 3 ou 4 ans et qui a pris en compte la logistique, la proximité, la qualité de la matière première sur place…
F. N. H. : Les trois principaux cimentiers de la place ont tous déclaré, lors de leurs dernières sorties médiatiques et à l’unanimité, que vous allez rencontrer d’énormes difficultés pour la réussite de votre projet. Qu’en dites-vous?
O. C. : Bien sûr que nous rencontrerons des difficultés. Il n’y a rien de facile dans la vie. Mais nous avons l’habitude d’entreprendre des projets difficiles, de souffrir et d’en devenir le numéro un. D’ailleurs, nous, nous aspirons à être numéro un ou rien, dans n’importe quel secteur où nous allons.
F. N. H. : Vous comptez être le numéro un du ciment au Maroc ?
O. C. : Oui, «Inchaâ Allah».
F. N. H. : Numéro un avec une capacité de production de 3 millions de tonnes !
O. C. : 3 millions de tonnes pour commencer…
F. N. H. : Y aura-t-il des extensions de capacités alors ?
O. C. : Certainement. Ce sera en général de nouvelles lignes de production. L’extension n’est pas toujours recommandée dans ce business.
F. N. H. : Un de vos futurs concurrents a dit qu’il y aura des «morts» dans le secteur après l’arrivée de nouveaux entrants…
O. C. : S’ils sont prêts à ce qu’il y ait des «morts», ben, il y en aura ! (rires).
F. N. H. : Pouvez-vous résister à une guerre des prix ?
O. C. : Sans problème. La guerre des prix est le moyen marketing le plus mauvais pour faire du business. Tout le monde vous le dira. Mais il se trouve que nous avons les reins solides. Nous n’avons pas d’actionnaires. Nous ne sommes pas cotés en Bourse. Nous saurons faire de la concurrence loyale et dans les règles de l’art.
F. N. H. : Guerre de prix ou pas, vous allez donc continuer jusqu’au bout…
O. C. : Bien sûr ! Comme d’habitude.
F. N. H. : Aujourd’hui, tout est «beau» dans le secteur. Et si demain il y a revirement de tendance ? Le marché du ciment est, par nature, cyclique…
O. C. : Nous attendrons que le cycle reprenne. C’est cela l’avantage de notre modèle. Nous sommes en «lean management». Nous n’avons pas de «surstaff». Nous n’avons pas d’expatriés, encore moins de surcharge. Nous n’avons pas de frais de gestion de la maison-mère… Nous sommes diètes, 0% matière grasse !
Si nous cherchions la sécurité, nous ne serions pas dans le business. Le business c’est, par définition, «risquer».
F. N. H. : Comment est venue la décision de vous lancer dans le secteur ?
O. C. : À Ynna Holding, nous nous sommes toujours diversifiés dans les secteurs industriels, qui sont en général en relation avec le bâtiment, ou alors dans des secteurs porteurs. Il se trouve que le secteur cimentier allie les deux.
F. N. H. : Les opérateurs actuels réalisent de (très) confortables marges bénéficiaires. Est-ce cela qui vous a attirés ?
O. C. : La rentabilité est la chose que nous regardons en premier. C’est en plus un secteur très complémentaire pour nos activités.
F. N. H. : On dit que Chaâbi se lance dans le secteur principalement pour contrecarrer les étrangers qui dominent le marché…
O. C. : Contrecarrer ?! Sincèrement non. Le Maroc est un pays libre. Nous ne sommes pas là pour contrecarrer qui que ce soit. Nous sommes là pour faire d’abord du business.


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