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CNCE : Chronique de la grand-messe de la finance nationale
Publié dans Finances news le 17 - 07 - 2008

* La tenue du deuxième Conseil national du crédit et de l’épargne a été l’occasion pour le nouveau ministre des Finances de présenter les détails de sa vision et de ses ambitions pour le secteur financier.
* Refonte du système de garantie, amélioration des mécanismes de crédits à l’économie, renforcement des mécanismes de régulation et de contrôle, sont les grands axes de la vision du ministre.
* Grandes nouveautés : le CAM, la BCP et la Bourse de Casablanca devront ouvrir davantage leur capital.
Mardi 15 juillet, 16 heures. Le siège de la banque centrale à Rabat est particulièrement mouvementé. La grand-messe de la finance marocaine s’y tient. Financiers de tous bords ont fait le déplacement pour assister aux travaux de ce deuxième Conseil national du crédit et de l’épargne (CNCE), que préside le ministre de l’Economie et des Finances, Salaheddine Mezouar. Un événement tant attendu où il est question de faire le bilan d’une année d’activité, de mettre le doigt sur les dérapages et de tracer les actions structurantes pour l’avenir.
Mention spéciale pour Salaheddine Mezouar. Pour son premier Conseil, l’actuel ministre de l’Economie et des Finances a catégoriquement rompu avec les discours élogieux de son prédécesseur. Mezouar est allé droit au but. Après avoir rappelé (brièvement) les progrès réalisés par l’économie du pays et le système financier, le ministre s’est vite attelé à la tâche en mettant le doigt sur les points à améliorer. Mécanismes de financement de l’économie, profondeur du marché financier, mécanismes de régulation , poursuite de la réforme du secteur financier public… Tout a été passé au crible.
Mezouar tire sur les banques
Et les ambitions du ministre sont pour le moins grandes. Sur le volet du financement de la PME, le ministre a fait part à l’assistance de sa volonté de revoir de fond en comble le système national de garantie et de réexaminer l’ensemble des mécanismes financiers de soutien et d’accompagnement des très petites entreprises et des PME. Un point qui lui tient vraisemblablement à cœur. Puisque plus loin, dans le débat, Mezouar est revenu en force sur la question en pointant du doigt l’inaction des banques à ce niveau, en citant l’exemple du programme Moukawalati lancé par le gouvernement il y a quelques années.
«Le système bancaire n’a pas respecté ses engagements vis-à-vis du gouvernement. Et j’imagine que les banques n’ont pas signé avec le gouvernement la convention portant sur ce programme juste pour lui faire plaisir», avait-il lancé aux présidents des banques, présents durant les travaux du Conseil. «Si on s’engage sur quelque chose, il faut y mettre les moyens nécessaires pour respecter ses engagements. Les banques doivent mesurer leur responsabilité et ne doivent pas, pour des raisons de confort, sacrifier la PME en se focalisant sur le financement de grands comptes. C’est une question d’équilibre qu’il faut maintenir pour le bien de notre pays», renchérit-il.
Des paroles qui ont suscité de vives réactions dans la salle. En premier défenseur des banquiers et toujours fidèle à lui-même, Abdellatif Jouahri, gouverneur de la banque centrale, a riposté en rejetant en somme les «allégations» du ministre. «Je ne pense pas que les banques soient guidées par une logique de confort» avait-il dit, avant d’ajouter que «lorsque le gouvernement apporte une vision claire en mettant en œuvre les mécanismes idoines pour les soutenir, comme ce fut le cas pour l’habitat social ou le tourisme, les banques jouent toujours le jeu». Réponse du berger à la bergère!
L’argument du gouverneur est tenable. Car, comme il a tenu à l’expliquer, «les banques sont dépositaires de la confiance du public, via les dépôts, et ne peuvent donc prendre des risques démesurés. Seul un risque mesuré et acceptable peut être encouru». Le ministre a été donc sommé de revenir sur sa position ou du moins de la clarifier : «Ce n’est pas un reproche que je fais aux banquiers. Loin de là. Le pays traverse une situation assez délicate. Le contexte mondial est difficile. Et il faut plus d’engagement de la part des banques. Il y a de nouveaux secteurs qui naissent. Et les banques doivent les accompagner en y mettant les moyens humains et matériels nécessaires».
Chose que relativise Mohammed Kettani, patron d’Attijariwafa bank et vice-Président du GPBM, qui la bat en brèche en arguant que «les banques font déjà ça et accompagnent tous les programmes et visions du gouvernement (Vision 2010, Maroc Vert, Rawaj 2020, Emergence…), sauf que la communication ne suit pas. Et c’est là où un effort doit être fait». Kettani n’a pas laissé passer l’occasion sans soutirer quelque chose au ministre. En parfait lobbyeur, Kettani a demandé à Mezouar d’accorder aux banques, dans le cadre de la Loi de Finances en cours de préparation, la possibilité de constituer des provisions statistiques déductibles qui leur permettront de se protéger contre toute déconvenue. «C’est comme ça, dit-il, que nous pourrons accompagner la micro-entreprise. Nous avons besoin de protection». Si ce n’est pas du chantage, ça en a au moins tout l’air!
Revenons aux ambitions de Mezouar. Outre l’amélioration des mécanismes de financement aux PME, le ministre a insisté également sur la nécessité de développer les rapports entre les diverses entités financières du secteur public. L’objectif étant de «développer les synergies possibles pour permettre à ce secteur une meilleure contribution à la mobilisation de l’épargne et à son allocation optimale tout en prenant en considération les stratégies sectorielles évoquées et la nécessité de complémentarité avec le secteur privé». Il a affiché en ce sens la volonté du gouvernement «d’élargir les possibilités d’ouverture du capital du Crédit Agricole (CAM) et de la BCP à 15%».
Enfin, et concernant l’amélioration des mécanismes de régulation et de contrôle, Mezouar a affiché également sa volonté de doter le secteur des assurances d’une autorité indépendante en vue de renforcer la supervision du secteur et de se conformer aux standards internationaux en la matière. Un projet de modification de la législation régissant le CDVM, gendarme du marché des capitaux, serait également dans le pipe. «Notre volonté est de doter le CDVM de l’indépendance totale. Nous comptons également modifier rapidement la législation régissant cette autorité en vue de renforcer ses prérogatives et ses moyens d’intervention», a déclaré le ministre.


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