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L'introduction en Bourse
Publié dans Finances news le 22 - 06 - 2000

Dans le cadre de sa campagne de communication qui a été lancée depuis quelques mois, la Société de Bourse des Valeurs de Casablanca a participé dernièrement à l'animation du troisième Forum de la Plasturgie. Le but de cette participation était de sensibi
L'introduction en bourse est une étape importante de la vie d'une entreprise. En effet, cela lui permet non seulement de trouver des fonds pour financer son développement, mais également d'améliorer sa notoriété et sa crédibilité vis-à-vis de ses partenaires.
Les principales raisons qui motivent un chef d'entreprise à introduire sa société en bourse sont multiples.
Entre autres, on peut citer le souci des propriétaires à assurer le financement de la croissance de leur entreprise. À cet égard, l'entreprise décide d'augmenter son capital pour financer de nouveaux investissements. Les anciens actionnaires ne souhaitent pas ou ne peuvent pas participer à cette augmentation ; l'introduction est donc décidée pour lever des fonds sur le marché. C'est l'un des cas les plus fréquents lors des introductions en bourse, surtout quand le marché dispose de ressources importantes. Encore faut-il que les investissements prévus par la société ne soient pas démesurément risqués, auquel cas l'introduction a toutes les chances d'échouer.
D'autres gestionnaires avouent clairement que l'objectif de l'introduction est le désendettement de l'entreprise. Cette raison est assez mal accueillie en règle générale par le marché. Les nouveaux actionnaires sont considérés comme de simples apporteurs de capitaux, en remplacement des banques. Il convient alors de se demander pourquoi une entreprise privilégie une ressource coûteuse (les actions) au détriment d'une ressource financière peu chère (l'endettement). L'introduction en Bourse permet en fait à l'entreprise d'accroître sa notoriété, ce qui lui permet, par la suite, de bénéficier de lignes de crédits à des conditions beaucoup plus avantageuses que celles mis à la disposition d'une unité à capital fermé.
Également, une opération de LBO (Leveraged Buy-Out) pourrait bien faire l'objectif d'une ouverture au public du capital d'une société. En effet, les actionnaires qui ont participé à l'opération pour des raisons spéculatives souhaitent céder leurs actions. Dans la plupart des cas, les autres actionnaires ne peuvent racheter ces titres. L'investisseur n'a donc d'autre choix que de vendre ses actions sur le marché primaire.
L'introduction en Bourse est par excellence un moyen privilégié d'accroître la notoriété d'une firme. Il est fréquent de lire qu'une entreprise souhaite s'introduire en bourse pour accroître sa célébrité. Cette raison est encore plus vraie pour les sociétés s'introduisant sur les marchés étrangers, du type Nasdaq, ce qui permet une notoriété rapide au niveau mondial ; les exemples de Microsoft et Yahoo ! sont très illustratifs à cet égard.
Parfois, en vue de se désengager d'une activité, la maison mère décide de pousser ses filiales à la cotation. Depuis une dizaine d'années, les sociétés se recentrent sur leur métier d'origine, the core business, au détriment d'activités périphériques déclarées comme étant non stratégiques. Ainsi, certaines sociétés ont regroupé au sein de filiales une même activité afin de l'introduire plus facilement en bourse par la suite. On peut notamment citer le cas français de Rhône-Poulenc, qui a souhaité se désengager du secteur chimique en mettant sa filiale Rhodia sur le marché, ou bien encore d'Alcatel qui a voulu simplifier son image en dissociant clairement Alcatel (télécommunications) et Alsthom.
Sous d'autres cieux, la majorité des opérations d'introduction en bourse ont atteint pleinement leurs promesses. D'après une étude réalisée par la COB française sur les différentes introductions qui ont eu lieu ces dernières années, la satisfaction a été quasi totale s'agissant du facteur notoriété.
Quel mode d'introduction faut-il choisir pour votre entreprise ?
On distingue souvent entre trois modalités d'introduction en Bourse.
D'abord il y a l'Offre à Prix Ferme appelée également Offre Publique de Vente ou OPV. Ce mode de cession se distingue des autres modes par l'importance donnée au prix. Le prix est fixé à l'avance, et la répartition des titres s'effectue sur la quantité. Si le taux d'allocation est inférieur à 0,8 %, l'introduction est reportée avec un prix plus élevé. Avec ce mode d'introduction, les futurs actionnaires ont tendance à accroître sensiblement leur demande. En effet, supposons qu'un actionnaire souscrive à 100.000 DH d'actions MANAGEM, lors de l'introduction du titre le 26 juin, soit environ 181 titres. La demande a été servie à 10 %, ce qui représente 18 titres, soit un peu moins de 10.000 DH, alors qu'il avait demandé 100.000 DH. Cette sur-souscription est relativement fréquente, aussi bien dans le cas des actions que des obligations (BSF EQDOM à titre d'exemple). Pour la valeur MANAGEM, vu l'importance des fondamentaux et des perspectives de croissance que présente la société, les analystes de la place prévoient une sur-souscription excessive de ce titre qui serait probablement l'étoile boursière de l'an 2000.
Dans la pratique, les souscripteurs ont souvent tendance à gonfler artificiellement leur demande. Afin de faire face à de telles situations, les sociétés gestionnaires de Bourse recourent souvent à des instruments qui leur permettent de limiter ce type de comportement. Parmi ces instruments, on peut compter le blocage des fonds. Ainsi, si vous demandez 20.000 DH, la société gestionnaire de la Bourse demandera à votre intermédiaire de bloquer cette somme sur votre compte. Cette procédure limite sensiblement la demande excessive. La rentabilité attendue sera fortement diminuée si le souscripteur est obligé de bloquer des fonds. C'est notamment le cas des privatisations.
Quant à la technique d'attribution nominative, elle permet d'obtenir avec certitude un nombre minimum de titres. Ainsi, vous connaissez à l'avance le nombre de titres minimum dont vous disposerez. L'attribution nominative a été mise en place pour les petits porteurs, afin d'éviter des lignes trop petites. C'est une des procédures les plus utilisées. Elle est souvent couplée avec un placement garanti.
Une variante de l'Offre à Prix Ferme, l'Offre à Prix Ouvert, a fait son apparition sur le marché en fin d'année 1998 avec l'introduction de la 2ème tranche France Telecom. Ici, le souscripteur ne demande pas une quantité de titres mais un montant d'investissement maximal. Ainsi, le prix est fixé au dernier moment, afin qu'il soit le plus près possible du marché. Le souscripteur a alors la possibilité d'annuler son ordre s'il le considère comme trop élevé. C'est cette procédure qui a permis à France Telecom de fixer un prix d'introduction de 390 FF pour les particuliers, ce qui n'aurait sans doute pas été le cas si le prix d'introduction avait été fixé quelques semaines plus tôt.
La seconde procédure d'introduction est l'offre à prix minimal. Anciennement appelée Mise en Vente en France, cette procédure est l'une des plus difficiles à appréhender pour l'actionnaire. Elle est basée à la fois sur le prix et sur la quantité. L'actionnaire devra fixer le prix auquel il évalue l'action et précisera la quantité qu'il désire. Afin de faciliter le travail des souscripteurs, un prix minimal est donné à l'avance. Prix en dessous duquel les demandes ne seront pas servies. Une fois la totalité des ordres recensés, la société gestionnaire de la Bourse établira un tableau correspondant au taux d'allocation des demandes.
Anciennement dénommée Procédure Ordinaire, la procédure de cotation directe est peu utilisée. On peut notamment citer parmi les dernières opérations la cotation des certificats d'investissement du Crédit Agricole Alpes Provence. Ce type d'opération est le plus souvent utilisé lors du transfert de titres d'un marché à un autre. La société introduit les titres à un cours connu à l'avance par les souscripteurs. Si le cours théorique à l'ouverture du marché est supérieur à 110% du prix de l'offre, le titre sera suspendu jusqu'à nouvel avis par la société gestionnaire de la Bourse. Si le taux de service est inférieur à 6% (4 % dans certains cas), le Gestionnaire de la Bourse pourra suspendre le cours. Cette procédure peut faire fluctuer sensiblement le cours du titre. Il est donc nécessaire de suivre quotidiennement l'avancée de l'introduction afin, éventuellement, de réévaluer son prix d'offre...


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