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Valeur ajoutée : Les télécoms ont le vent en poupe
Publié dans Finances news le 23 - 10 - 2008

* Le secteur tertiaire monopolise, actuellement, presque 60% de la valeur ajoutée globale.
* Outre la contraction de la part du secteur primaire, située à 16% contre plus de 18% en 1998, ce secteur demeure caractérisé par la forte fluctuation de sa productivité.
En analysant l’évolution de la production des principaux secteurs, pendant les quinze dernières années, la première remarque qui saute aux yeux est l’évolution des parts de certains secteurs au détriment d’autres. En effet, la structure du PIB national par secteur a connu une véritable métamorphose qui s’inscrit dans le cadre d’une transition vers un modèle économique plus développé. Pour preuve, seul le secteur tertiaire assure actuellement presque 60% de la valeur ajoutée globale. En occupant la deuxième position, le secteur secondaire est à la source d’un quart du PIB, suivi par le secteur primaire dont la part est d’à peine 15%. L’analyse par branche fait ressortir une dynamique continue du secteur des services, notamment le secteur des télécoms et ceux qui ont une relation avec l’activité financière, alors que d’autres sont sur les rotules. En outre, la part du PIB agricole a connu une contraction d’une année à l’autre. Selon une étude publiée récemment par Bank Al-Maghrib «le poids de la valeur ajoutée agricole a baissé de 5 points de pourcentage, 13% en 2007 contre 18% en 1998». Pour sa part, le secteur de la pêche et de l’aquaculture ne fait pas mieux. En fait, la valeur ajoutée produite par ce dernier a enregistré un repli, passant de 1,3% en 1998 à moins de 0,5% actuellement.
Les services, principale source
de richesses
Les branches du secteur tertiaire ont fait leur mue pendant les dix dernières années. Cela s’est traduit par un élargissement significatif de la part de ce secteur, soit 6%, pendant les dix dernières années. Mieux encore, sa productibilité a dépassé 320 Mds de DH en 2007, soit une progression de plus de 100 Mds de DH en moins de six ans. La branche «postes et télécommunication» caracole en tête des secteurs les plus actifs. En fait, sa part est passée de 1,9% en 1998 à 6,3% en 2007. Le secteur des communications garde toujours un fort potentiel de croissance de sorte que son évolution, pendant les deux dernières années, a dépassé les 10%. Cette croissance exacerbée est expliquée en grande partie par l’évolution progressive des NTIC, la montée en puissance de l’utilisation des moyens de télécommunication et, surtout, la rude concurrence entre les différents opérateurs. Si les parts des secteurs du commerce de l’«administration publique générale et de la sécurité sociale» ont baissé respectivement de 3% et de 1% par rapport aux autres secteurs, pendant la dernière décennie, leur production n’a pas cessé de croître en valeur. À titre indicatif, la valeur ajoutée créée par la branche commerce s’est accrue de 10% pendant 5 ans, soit une production de 65 Mds de DH. L’étude de BAM stipule par ailleurs que «les poids des branches «transport» et «activités financières et assurances» ont augmenté légèrement, alors que celui de la branche «hôtels et restaurants» est resté quasiment stable autour de 2,1% de la valeur ajoutée globale». En effet, l’évolution de la production générale a dissimulé la montée en puissance de ces activités. Pour preuve, la valeur ajoutée brute créée par le secteur du transport est passée de 17 à plus de 23 Mds de DH en l’espace de 5 ans. S’inscrivant sur le même trend haussier, le secteur de l’hôtellerie et de la restauration a accumulé, durant les 5 dernières années, une hausse de 60% pour atteindre 16,2 Mds de DH. Les plans de développement sectoriels ont joué un rôle primordial dans ce développement : Vision 2010 pour le tourisme, l’Open Sky, mise en place des mégaprojets d’infrastructures (ports, autoroutes…). Les branches du secteur financier, notamment les banques, ont joué un rôle crucial à cet égard. En effet, l’accumulation des capitaux par les établissements de crédit a permis de renforcer leur capacité de financement. Outre le recours croissant des entreprises au financement bancaire, avec une hausse de 30% des crédits d’équipement en 2007, l’Etat favorise de plus en plus son financement à l’intérieur au détriment des dettes extérieures. Cette décision stratégique a été recommandée par plusieurs économistes. Parmi les principales conclusions d’une étude faite par le Centre d’études en macroéconomie et finance internationale en collaboration avec des chercheurs marocains, le «financement par endettement intérieur serait préférable à un financement par l’impôt ou par la dette externe».
Persistance de la stagnation
Si les secteurs prestataires de services enregistrent une croissance soutenue de la productivité, ce n’est pas le cas pour les autres secteurs, notamment le secteur primaire. Outre la contraction de la part de ce dernier, située à 16% contre plus de 18% en 1998, il demeure caractérisé par sa forte fluctuation. Et pour cause, une part consécutive de la production agricole, pierre angulaire de ce secteur, est assurée par des terres bour dépendant directement du taux de pluviométrie. Cela se répercute négativement sur le PIB national, qui est la somme de l’ensemble des valeurs ajoutées produites par les entreprises résidentes. Pour faire face à cette contrainte qui risque de mettre en péril les actions entamées dans l’objectif d’assurer une croissance stable, le gouvernement a mis en place un plan d’attaque : le Plan vert. Le cas du secteur primaire n’est pas isolé. En effet, la part du secteur secondaire est restée stable pendant les dix dernières années. Il est vrai que «l’industrie mécanique, métallurgique et électrique s’est renforcée au cours des dix dernières années ; sa contribution à la valeur ajoutée s’est élevée à 3,4% en 2007, au lieu de 2,8% en 1998», note l’étude. Mais elle stipule, par ailleurs, que «les industries alimentaires, du textile et du cuir et celles de la chimie et parachimie ont vu leurs poids relatifs se réduire sur la même période».
En conclusion, l’économie nationale a fait un pas de géant en terme de diversification de ses ressources, cependant, l’apport du secteur industriel reste fortement dominée par les industries de transformation. Par conséquent, la production du secteur secondaire représente, à peine, 1/4 du PIB national. Il est temps de mieux se positionner sur les industries lourdes à forte marge à l’instar de l’industrie mécanique.


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