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Entretien : La rentabilité émane des commissions prélevées sur les services fournis
Publié dans Finances news le 18 - 12 - 2008

À peine lancé e-floussy a suscité l’intérêt des diplômés, puisque plus de 4.000 demandes sont parvenues à Quick Money.
La convention signée avec l’ANAPEC porte sur la création de 2.000 points de vente et 6.000 emplois.
Les banques ont manifesté leur intérêt à financer à 100 % le projet qui profite de la garantie de l’Etat à hauteur de 85 %.
Le réseau en entier sera installé et opérationnel courant 2009.
w Finances News Hebdo : Vous avez signé, le 22 juillet, une convention avec l’ANAPEC portant sur la création de 2.000 points de vente «e-floussy» et la création de 6.000 emplois. Comment vous est venue cette idée ?
w Abdelkarim Rahal Essoulami : Cela fait deux ans que nous travaillons sur ce projet pour bien le ficeler du point de vue technologique ; la seconde phase est justement la mise en réseau de
e-floussy. C’est par la suite qu’est venue l’idée d’en faire un projet citoyen à connotation sociale.
Une fois la convention signée, l’ANAPEC avait lancé un appel d’offres national pour fixer le prix de l’agence
e-floussy. De notre côté, nous avons investi en matière de technologie de pointe à utiliser et nous avons, dans ce sens, effectué des achats en gros pour une réduction du coût de l’équipement.
w F.N.H. : Justement, à combien les bénéficiaires doivent-ils s’attendre pour financer une agence standard ?
w A. R. E. : Il est pertinent de rappeler ici que le fait que ce projet soit lancé en partenariat avec l’ANAPEC, permet aux bénéficiaires d’accéder à un financement à 100 % et à la garantie de l’Etat à hauteur de 85 %. Dans l’élaboration de ce projet, nous avons fait en sorte que les bénéficiaires ne payent pas de droits d’entrée. Ainsi, si pour une agence standard il faut compter 180.000 DH TTC (140.000 DH pour l’aménagement et l’équipement et 40.000 DH de fonds de roulement), le bénéficiaire, lui, n’a d’autre obligation que d’avoir un local ou promesse de bail pour accueillir l’agence.
Nous voulons par là être en parfaite adéquation avec une démarche citoyenne et sociale à la fois. C’est ainsi que le bénéficiaire n’aura pas à payer un ticket d’entrée.
w F.N.H. : Dès lors, comment pensez-vous rentabiliser les investissements déjà engagés durant les deux années qu’a pris l’étude du projet ?
w A. R. E. : Au jour d’aujourd’hui, nous avons investi entre 25 et 30 millions de DH dans les différentes études engagées mais également pour l’acquisition d’équipements informatiques à la pointe de la technologie. Tandis que l’ANAPEC se charge de la formation et du suivi des bénéficiaires jusqu’à un an après la mise en place de leurs entreprises.
Il faut savoir que dans ce domaine de transfert, la rentabilité émane des commissions prélevées sur les services fournis. Ces commissions seront partagées entre le franchisé et le franchiseur.
Sachant qu’en plus du paiement pour tiers, une panoplie de services va être proposée à la clientèle d’e-floussy.
Mais il faut rappeler que le projet a reçu toutes autorisations nécessaires de Bank Al-Maghrib et qu’il est en toute conformité avec ce qui se fait dans le domaine du transfert national.
w F.N.H. : Comment se déploiera le réseau sur le plan national ?
w A. R. E. : La philosophie d’e-floussy est de désenclaver les zones périphériques et d’assurer un service de paiment pour tiers de proximité. C’est également un service qui cible la population non bancarisée qui trouve en
e-floussy la possibilité de bénéficier de services jusque-là réservés à la population bancarisée.
Pour définir notre cible, nous avons élaboré une étude géomarketing pour déterminer la où le besoin se fait le plus sentir. Et c’est bien évidemment l’un des critères de sélection à côté des diplômes. Et je suis heureux de constater que, sur plus de 4.000 dossiers reçus à ce jour, la plupart émane de Bac +5, +6 et même +7. Et c’est tant mieux puisque e-floussy leur permettra de créer leur propre entreprise et d’exercer un métier noble et valorisant. Sans oublier que les 2.000 points e-floussy permettront la création de 6.000 emplois.
w F.N.H. : N’est-ce pas là un objectif ambitieux ?
w A. R. E. : Je ne partage pas cet avis puisque, comme je l’ai dit précédemment, nous avons reçu plus de 4.000 demandes de jeunes Marocains. Et le projet suscite un grand intérêt de la part des banques qui veulent le financer à 100 %. À ce stade, les discussions sont en cours pour déterminer quelle banque va prendre en charge la totalité du projet et mettre en place une cellule d’examen des dossiers. Actuellement, trois banques ont manifesté leur volonté de nous accompagner à savoir la BP, Attijariwafa bank et le Crédit Agricole. Mais pour des raisons d’efficacité et pour éviter que les dossiers soient éparpillés, il est préférable qu’une seule banque s’en occupe pour centraliser l’examen des dossiers de demande.
w F.N.H. : Quel est le délai que vous vous êtes fixé pour la mise en place du réseau e-floussy ?
w A. R. E. : Les 2.000 points du réseau e-floussy seront installés et opérationnels courant 2009, offrant ainsi à 2.000 diplômes l’opportunité de créer leur propre entreprise et d’employer 6.000 personnes.
w F.N.H. : Ce projet pourrait-il, par la suite, être étendu à plus de personnes ?
w A. R. E. : En principe non, puisque nous avons dans le pipe d’autres projets similaires dans d’autres secteurs à forte valeur ajoutée et qui pourront également profiter aux diplômés de notre pays. e-floussy est justement un maillon de cette chaîne qui va être mise en place progressivement.
w F.N.H. : Il est certain que la mise en place d’un important réseau de 2.000 points d’e-floussy va renforcer la part de marché de Money Gram dans le domaine du transfert d’argent national. Avez-vous quantifié l’impact de ce projet ?
w A. R. E. : Il y a forcément un autre impact. Ce que je peux dire dans ce sens c’est qu’une information non confirmée certifie que, malgré la jeunesse de l’activité, le volume du transfert d’argent au niveau national, c’est-à-dire de ville en ville, équivaut au transfert d’argent international vers le Maroc. Donc, une activité à fort potentiel.
Vu la configuration du projet e-floussy, nous voulons assurer un service de proximité et disponible, d’où le libre choix au franchisé d’établir ses horaires lesquels peuvent dépasser les horaires bancaires.
Actuellement, le transfert d’argent au niveau national est partagé entre trois opérateurs : la BP, la Poste et Wafacash. Mais quant à comment ce service est structuré, je ne puis vous le dire.


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