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Blanchiment d’argent : La loi est-elle rigoureusement appliquée ?
Publié dans Finances news le 26 - 02 - 2009

* Le gouvernement maintient son intérêt pour la lutte contre le blanchiment d’argent.
* Le système de contrôle semble avoir besoin d’encore plus de rigueur.
C’est bien une instance nationale de lutte contre le blanchiment d’argent qui pourra voir le jour prochainement en complément de l'Instance centrale de lutte contre la corruption. Contrecarrer ce fléau serait un moyen choisi par le gouvernement afin d’assainir le climat des affaires en vue de le rendre plus attractif. Dans le même sens, le ministre des Affaires générales, Nizar Baraka, a avancé, lors d’une récente réunion, qu’une commission interministérielle sera mise en place pour identifier les privilèges de l'Administration et «réduire le pouvoir discrétionnaire des responsables».
Mais une chose est sûre : l’étau se resserre encore plus autour du blanchiment d’argent. Le Maroc est devenu conscient des convergences d’intérêts entre ce fléau, les réseaux terroristes, les narcotrafiquants et les réseaux de contrebande et de contrefaçon. Et le rôle des banques dans ce combat n’est pas des moindres. Les techniques de blanchiment reconnues le prouvent bien. Selon un banquier bien informé, «le circuit de blanchiment le plus connu englobe trois principales étapes, dont la première consiste à placer l’argent sale dans le système financier à travers des placements en banques. Ensuite, le blanchisseur a recours au masquage de ces opérations à travers un enchaînement d’actes financiers sans grand intérêt, avant de passer à la phase de réintroduction des sommes blanchies dans l’économie en procédant à des investissements dans des secteurs générant le plus souvent du liquide». C’est de là que s’inspirent les consignes données aux banques, avec notamment une insistance sur la vigilance dans les relations des établissements bancaires avec leur clientèle. Un commercial est désormais tenu d’approfondir sa connaissance des activités des gros clients et de demander des justificatifs sur tout dépôt de fonds dépassant les 100.000 DH. Ce seuil ne faisant pas l’objet d’une réglementation définie, reste flexible selon les établissements. Un challenge ô combien difficile à gagner au vu de la culture du cash qui sévit dans notre économie. Aussi, un banquier en contact direct avec le client ne serait-il pas tenté de fermer les yeux sur certaines transactions pour ne pas biaiser la fidélité d’une clientèle pouvant se sentir gênée de devoir expliquer la source de ses fonds ? Dans le milieu, on est unanime. Les consignes des directions générales sont claires, car même si la lutte contre le blanchiment coûte cher aux banques en terme de liquidité, le non-respect des réglementations mises en place par le régulateur pourrait lui causer des sanctions bien plus onéreuses. Dans ce sens, les directions de conformité et de maîtrise des risques se sont vu confier la mission de lutter contre le blanchiment d’argent pour que l’établissement dont ils relèvent soit en concordance avec les directives mises en place par les hautes instances. Ainsi, «les déontologues banquiers » sont-t-ils responsables de la détection des opérations suspectes, de s’assurer de l’origine des fonds quand ceux-ci atteignent un seuil important et de vérifier les identités des déposants. Pour ce faire, ils imposent aux commerciaux des agences plus de vigilance en leur accordant des formations sur l’application des règles permettant de détecter les transactions douteuses. Ils sont ainsi tenus d’informer le siège dès qu’un dépôt d’un client s’avère atypique pour qu’une analyse détaillée du mouvement soit mise en branle. Reste maintenant à veiller à leur application, surtout dans les régions du Nord où le blanchiment est reconnu être plus prépondérant en raison des narcotrafiquants qui y trouvent leur terrain de prédilection.
Mais pour l’heure, en l’absence de règles communes à toutes les banques, le personnel des agences dénonce une concurrence déloyale entre les différents établissements. Si certains exigent une vigilance stricte pouvant parfois nuire à leur rendement, d’autres se permettent une aisance leur permettant d’améliorer leur compétitivité. C’est là un inconvénient de taille dans la lutte pour éradiquer l’argent sale de notre économie.
Enfin, la surveillance des transferts en provenance de l’étranger est soumise à une autre logique. En effet, avant d’entamer une quelconque relation avec un établissement étranger, la banque marocaine doit s’assurer de la conformité des normes auxquelles celui-ci obéit avec celles en vigueur à l’échelle internationale. Aussi, le contrôle par le régulateur de son pays d’origine doit-il être observé pour que la transaction soit déclarée conforme.


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