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Lutte contre la pauvreté : Un bilan mitigé
Publié dans Finances news le 25 - 09 - 2009

* La tendance à la hausse de l’investissement global aurait engendré une mobilité sociale du bas vers le haut.
* L’augmentation des capacités productives du secteur agricole aurait généré une amélioration des revenus des détenteurs de capital au détriment des classes modestes.
La lutte contre la pauvreté constitue l’un des principaux axes de la politique gouvernementale, notamment au cours des deux dernières décennies. Ce faisant, l’Etat a initié plusieurs stratégies, soit en terme de choix des investissements, soit en matière de politiques fiscales. Cependant, malgré l’ascension sociale prévue, les analystes du HCP notent que la pauvreté au sein de la classe modeste connaîtrait une accentuation de 0,1 environ. Ainsi, le nombre des pauvres s’accroîtrait de 28.000 personnes.
Les impacts de la réduction de taux de l’IR
Depuis le début des années 80, le système fiscal marocain a fait l’objet de plusieurs réformes dont l’objectif était de le rendre plus homogène tout en favorisant l’équité fiscale. Ce faisant, les taux d’imposition directs et indirects du système fiscal ont été regroupés en quatre grands impôts : impôt sur le revenu (IR), impôt sur les sociétés (IS), taxe sur la valeur ajoutée (TVA), droits d’enregistrement et timbre. Dans ce sillage, l’IS et l’IR ont connu plusieurs révisions à la baisse et plusieurs élargissements. Si l’impôt direct est conçu pour assurer l’équité sociale en s’appliquant progressivement aux revenus, la TVA sur les produits demeure, quant à elle, indifférente par rapport aux niveaux des revenus.
Selon les prévisions des analystes du HCP, la baisse de l’IR de 20% favoriserait une augmentation du revenu disponible des ménages de 1,2%. Cette amélioration serait de 1,6% pour la classe des ménages aisés, de 1,2% pour celle des ménages moyens et de 0,4% pour celle des ménages modestes. Ainsi, le volume de la consommation globale augmenterait de près de 0,8%. Cette augmentation serait de 1,2% pour les ménages aisés et de 0,8% pour les ménages moyens et diminuerait, par contre, d’environ 0,1% pour les ménages modestes. Dans ce sens, l’amélioration de la demande domestique agrégée de 0,4% engendrerait une augmentation des prix intérieurs à la consommation de près de 0,5%. Cette tendance haussière neutraliserait le faible revenu des ménages modestes.
L’hypothèse de la baisse de la TVA de 50% sur les produits de l’agroalimentaire est retenue en raison de l’importante part de ces produits dans le panier de consommation des ménages, particulièrement modeste et moyen. Ainsi, cette baisse entraînerait un repli général des prix des produits de consommation. En contrepartie, la consommation des ménages s’améliorerait de 0,3% et, par conséquent, la demande agrégée sur le marché domestique de 0,15%. Dans ce sillage, la production nationale s’améliorerait de 0,14% en favorisant une hausse de la valeur ajoutée.
Qui profite de la croissance ?
Le HCP prévoit une amélioration de la production nationale de 0,6%, dégageant une hausse et une croissance économique réelle de l’ordre de 1,4%. Cela est dû, en grande partie, à la montée en puissance du volume d’investissement. Pour preuve, le taux d’investissement, au Maroc, a connu une hausse continue, soit plus d’un point par an. Ainsi, l’investissement s’est inscrit dans une croissance moyenne de 7,6% durant la période de 1999 à 2008. La production nationale s’améliorerait ainsi de 0,6%, dégageant une croissance économique de l’ordre de 1,4%. Cette hausse résulte de la croissance de l’investissement global de 10% par rapport à son niveau observé en 2007, soit l’équivalent de 20 Mds de DH et se traduirait par un accroissement de la demande agrégée sur le marché domestique de 2%.
Cependant, la pression accélérée exercée par la demande agrégée entraînerait une hausse des prix de l’ordre de 3%, en limitant ainsi la compétitivité des produits marocains. S’agissant de la demande supplémentaire, elle serait satisfaite par les importations qui s’accroîtraient de plus de 4,5%, alors que les exportations subiraient une réduction de 2%. Cela favorisera une détérioration du solde extérieur de 2,4 points en pourcentage de PIB. En contrepartie, l’épargne publique serait marquée par une amélioration de 2 points du pourcentage du PIB.
Le revenu disponible des ménages augmenterait, pour sa part, de 4%. La tendance à la hausse de l’investissement global engendrerait une mobilité sociale du bas vers le haut.
Deux simulations sont conduites en matière d’augmentation des capacités de production, et ce pour deux secteurs qui font l’objet de politique volontariste des pouvoirs publics: l’agriculture et le tourisme. La première simulation suppose une augmentation du stock de capital du secteur agricole de 20%, soit l’équivalent de 12 Mds de DH. À cet effet, le niveau général des prix serait en baisse de 1,4% renforçant ainsi la compétitivité du produit marocain tant sur le marché intérieur qu’extérieur.
L’augmentation des capacités productives du secteur agricole génèrera une amélioration des revenus des détenteurs de capital qui se trouvent dans les classes moyenne et aisée. Leurs revenus seraient en hausse de 1,1% et de 0,7% respectivement. Cependant, il serait en baisse pour la classe modeste d’environ 3 mille personnes. En outre, le stock de capital du secteur touristique augmenterait de 5 Mds de DH. Cette hypothèse se traduirait par une amélioration de la production du secteur de 21% et de baisse de son prix intérieur de 35%. Dans ce cadre, le revenu des ménages enregistrerait une hausse de 0,4%. Cette amélioration serait de l’ordre de 1,1% pour les ménages modestes, de 0,3% pour les ménages moyens et de 0,4% pour les ménages aisés.
Certes, cette croissance du secteur touristique entraînerait une régression du nombre de pauvres de 11.000. Cependant, cette baisse serait réalisée en milieu rural puisque la pauvreté urbaine s’accroîtrait de près de 3.000 personnes.


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