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Dévaluation du Dirham
Publié dans Finances news le 02 - 09 - 2004

Le choix d'un régime de change plus favorable, marqué par une dévaluation de 5% en 2001, a été justement de garantir une amélioration des exportations. Trois ans après l'application de ce régime, on constate que ces dernières ne cessent de s'effriter.
La polémique sur le change du Dirham ne relève pas d'actualité même si le contexte s'y prête suite à la hausse du baril du pétrole. Toutefois, il ne tarde pas à refaire surface chaque fois que les comptes externes présentent des signaux d'insoutenabilité.
Il est à rappeler que les autorités monétaires ont procédé en 2001 à une révision du taux de change ayant deux volets importants. Le premier a concerné une correction de l'appréciation de la monnaie nationale, jugée à l'époque préjudiciable pour certains secteurs voués à l'exportation.
Le deuxième était relatif à une modification importante du système de pondération des devises dans le panier, traduisant un ancrage plus marqué à l'Euro du fait des modifications des pondérations dans chacune des monnaies.
Après un bras de fer entre les responsables et les opérateurs, le dirham avait enfin subi une correction. A l'époque, les responsables étaient sceptiques face à toute dévaluation. Ils ont plaidé pour un Dirham fort devant faciliter la mise à niveau des entreprises marocaines après l'entrée en vigueur en mars 2000 de l'accord de libre-échange progressif avec l'Union Européenne. Le Dirham s'était apprécié de 10% à l'égard de l'Euro depuis le début de 2000, et ce renchérissement de la monnaie nationale n'a pas manqué d'avoir des répercussions sur les secteurs tournés à l'exportation, notamment celui du textile habillement.
En avril 2001, le Dirham a été dévalué de 5%, après une première de 9,25% en 1990. Les deux principales devises, le Dollar et l'Euro, valaient respectivement 11,5 DH et 10,25 DH. Depuis cette fameuse décision, les fondamentaux classiques tels que l'inflation, la croissance et le déficit ont été en moyenne annuelle relativement meilleurs sur la période 2001-03 que ceux enregistrés durant la période similaire précédente (1998-2000). Cette situation a été assurément favorisée par d'autres éléments tels que les IDE boostés par les privatisations, les transferts des MRE et le tourisme.
Reste que sur le plan de la balance commerciale, véritable catalyseur de cette opération de dévaluation, les résultats demeuraient globalement mitigés.
Le déficit commercial, dont on connaît parfaitement la persistance, a atteint le montant exceptionnel de 53 milliards de DH en 2003. La politique de change pratiquée n'a donc pas réussi à placer le secteur sur un sentier de croissance permanente. Pour plus de précisions, la dépréciation nominale de la monnaie nationale à l'égard de l'Euro à été de 16,6 % entre octobre 2000 et décembre 2003, alors que les exportations n'ont réalisé, sur la même période, qu'un taux de croissance annuel moyen de l'ordre de 1,5 %.
La persistance du déficit commercial
En dépit d'une dépréciation nominale et permanente de l'Euro, les exportations ne se sont pas nettement améliorées et demeurent ainsi inélastiques. Cette inélasticité n'est pas uniquement due à la politique du taux de change; d'autres variables entrent en jeu. Avant d'essayer d'éclairer cette question, il est nécessaire de procéder à une analyse du taux de change Dirham au cours des cinq dernières années .
Selon cette analyse, il ressort deux périodes bien distinctes aussi bien à l'égard de la monnaie européenne que vis-à-vis du Dollar.
La première période, de 1995 à avril 2001, a été caractérisée par une appréciation croissante et permanente du Dirham qui s'est envolé depuis le lancement de l'Euro en janvier 1999 et le lancement de la zone monétaire unique. La seconde sous-période, allant de mai 2001 à décembre 2003, se caractérise par un profil d'évolution différent de celui relevé auparavant. Ceci étant, depuis la dévaluation d'avril 2001, le Dirham n'a pas cessé de glisser, enregistrant une
dépréciation mensuelle moyenne de 0,12%.
Autres variables
Avant la date de la dernière dévaluation de la monnaie nationale, les exportateurs étaient unanimes pour expliquer les problèmes de compétitivité du secteur externe par la forte appréciation du dirham. Ces problèmes étaient tantôt attribués à la faiblesse de l'Euro face au Dirham, tantôt au prix du Dollar que certains trouvaient élevé.
L'enseignement que l'on peut donc tirer est que l'ancrage de la monnaie nationale, conjugué à une dévaluation, n'a pas permis de résoudre le problème.
A cela, nous pouvons ajouter que la composition de la balance commerciale pose problème.
Les exportations contiennent une part importante de biens manufacturés et les importations se composent de biens d'équipement qui représentent une source de croissance. Par ailleurs, l'entrée en vigueur de l'Accord de libre échange avec l'UE en mars 2000, la baisse de la demande mondiale adressée au Maroc en raison de la récession ayant caractérisé l'Europe, premier partenaire du Royaume, et la concurrence acharnée des asiatiques sur les principaux marchés expliquent en partie les résultats d'un tassement des exportations.
Une chose est donc sûre; la politique de soutien au secteur externe ne passe pas uniquement par le taux de change mais aussi par la réforme des autres politiques.


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