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Jamila Houfaidi Settar, une doyenne comblée
Publié dans Finances news le 09 - 11 - 2009

La doyenne de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales d’Aïn Sebaâ côtoie le milieu universitaire depuis trois décennies. D’abord comme étudiante, ensuite, dans le cadre de son service civil en tant qu’administratif, enseignante et enfin doyenne. Une carrière riche à laquelle Jamila a su donner une touche personnelle : la méthode participative. Tout le monde met la main à la pâte pour gagner le pari de l’innovation et de l’ouverture de cette jeune Faculté d’Ain Sebaâ.
Le fait d’exercer à Hay Mohammedi peut sembler une vraie colle. Mais il n’en est rien pour Jamila Houfaidi Settar qui a postulé volontairement à ce poste dans ce quartier pour lequel elle a la plus grande affection.
En effet, au lendemain de l’indépendance, c’est là que Jamila verra le jour. Elle est l’aînée, ce qui va vite la responsabiliser. « J’ai eu ce privilège de pouvoir aller à l’école grâce à mes parents qui avaient conscience de l’importance de l’éducation dans ce Maroc qui venait de recouvrer son indépendance. Et moi, j’ai saisi cette chance parce que j’avais conscience des obstacles qu’ils avaient rencontrés, eux, dans leur vie, de l’absence de cette éducation. Nous avons appris à gérer mutuellement cette nouvelle existence qu’est la scolarité ».
Quand la première école du quartier ouvre, au début des années 60, Jamila la fréquente avec d’autres enfants d’âges différents et, au fur et à mesure que les années passaient, certaines de ses camarades commençaient à y amener également leur progéniture ! Chose qui l’avait profondément marquée. « Je savais que je voulais faire quelque chose de différent ».
Très sage, très studieuse, Jamila prend très au sérieux son rôle d’aînée et un malin plaisir à faire toutes les démarches administratives et à remplir les formulaires pour son père. Elle s’implique également dans la scolarité de ses frères, sœurs, voisins et voisines.
«Tout ce que je voulais à l’époque c’était faire des études». Peu importait le domaine ou la branche, le plus important pour Jamila était de poursuivre cette quête du savoir. « On ne choisissait pas à l’époque quelle branche suivre parce que l’information et l’orientation n’existaient pas ». Alors, elle intègre la Faculté de Droit de Casablanca. Et c’est ainsi que démarrera une longue et passionnante histoire entre Jamila et la Faculté. Pour une personne curieuse de la chose publique comme Jamila, Sciences Po étaient tout indiquées. Jamila Houfaidi Settar est en effet licenciée en sciences po, docteur d’Etat en droit à l’Université de Nancy, professeur titulaire de la Chaire Jean Monnet de l’Union européenne et diplômée du Collège des études fédéralistes d’Aoste. Présidente du Centre d’études euro-méditerranéennes (CEEMED), Jamila occupe divers postes d’enseignement et de recherche. Elle a été professeur-visiteur dans de nombreuses universités européennes (Belgique, France, Italie, Pologne,... Coordonnatrice nationale du pôle de compétence euro-méditerranéen, elle est membre du Comité scientifique de l’annuaire de la Méditerranée et du Conseil d’administration du GERM.
Membre du réseau pour la promotion des études euro-méditerranéennes, Jamila encadre des thèses de doctorat, mémoire de 3ème cycle et de licence. Elle collabore avec la revue Confluences méditerranéennes et publie plusieurs articles dans d’autres revues internationales.
« Je garde de bons souvenirs de la période de mes études où j’ai eu le plaisir d’avoir d’excellents instituteurs et de grands profs ». Et c’est à son tour de rendre la pareille en s’impliquant dans la vie de ses étudiants qu’elle encadre dans leurs études. Et elle y met toute la volonté et l’effort qu’il faut et cela donne naissance à des projets très réussis comme le Diplôme d’Etudes Spécialisées euro-méditerranéennes et, dans ce cadre, des bourses ont été octroyées aux étudiants qui ont également pu faire des stages dans des institutions européennes. Jamila a eu l’idée des Master itinérants. Elle a également compris très tôt l’importance de jeter des passerelles entre l’Université et l’entreprise et, aujourd’hui, elle peut compter sur des partenaires de renom.
Si Jamila a mené à bien sa tâche c’est qu’elle a pu également compter sur l’apport familial. En effet, d’habitude boule de nerfs et dynamique, elle est rapidement tempérée par son mari qui est, au contraire, très calme et posé. Si Jamila se dit être un peu la mère de ses 2.000 étudiants, dans la vraie vie, elle est la mère d’un journaliste et d’un sociologue ! «J’ai toujours considéré l’enfant comme un adulte qu’il faut écouter et respecter».
La réussite de ses enfants autant que celle de ses étudiants est, pour elle, la meilleure façon de la remercier !
Dans la cour de la Faculté, les étudiants viennent vers elle de manière spontanée pour lui poser des questions sur les inscriptions, le parrainage d’un écolier ou sur les divers ateliers culturels mis en place. Et quand ce n’est pas eux qui viennent vers elle, c’est elle qui va à leur rencontre pour s’enquérir de l’état d’avancement de tel ou tel projet. Le plus remarquable est qu’elle les appelle par leur prénom ! Ce n’est pas tout doyen qui peut se targuer de le faire !
Jamila a également tablé sur ses amitiés pour créer un vrai réseau à même de servir l’intérêt de la Fac et de ses étudiants. «J’ai plein d’amis profs, des collègues qui viennent ici en tant que conférenciers ou qui peuvent apporter une aide aux étudiants. Cela crée une vraie synergie !».
Persévérante jusqu’à l’entêtement, il n’en demeure pas moins que Jamila préconise la méthode participative et responsabilise les étudiants dans la gestion de la vie à la Faculté. Chose inédite, l’un des vice-doyens, dit-elle, n’est autre qu’un collège d’étudiants.
Et elle est plus que jamais déterminée à mener à bien sa mission dans les meilleures conditions tout en comptant vivement sur la collaboration de ses étudiants. Avec comme devise, « Ensemble, le meilleur est possible ».


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