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Oléiculture : En attendant les réalisations du Plan vert
Publié dans Finances news le 11 - 03 - 2010

* La contribution du Maroc à la production mondiale d’huile d’olive, au titre de l’année 2009, reste en deçà des attentes.
* L’annulation des droits de douane prévue par l’accord d’Agadir permettrait la pénétration sur le marché local d’une huile d’olive de moindre qualité, mais qui risque de faire baisser les prix.
* Dans le cadre du Plan vert, des objectifs ambitieux sont prévus en matière de production et de récoltes.
La production mondiale d’huile d’olive est l’œuvre des pays du bassin méditerranéen. Le Maroc en fait partie. Toutefois, sa contribution ne dépasse guère 2,5% et ce pour moult raisons.
Le secteur oléicole joue un rôle majeur au Maroc dans le développement rural. Il est à la fois un moyen de lutte contre l’érosion, la valorisation des terres, la génération des revenus… Le secteur de l’olivier crée en moyenne environ 15 millions de journées de travail par an et 55.000 emplois permanents. Mais cela n’empêche pas de dire que des potentialités restent inexploitées.
A cet égard, de nombreux plans oléicoles ont été mis en place. L’objectif étant d’augmenter la production d’olives, d’améliorer la qualité de la récolte et de soutenir le revenu des agriculteurs en milieu rural. En dépit d’une enveloppe de 4 Mds de DH consacrée à ce secteur, les réalisations demeurent limitées comparativement à d’autres pays producteurs.
Conscient des enjeux du secteur, les pouvoirs publics l’ont mis au centre du Plan vert «L’adoption récente du Plan vert par le Maroc améliorerait certainement l’activité oléicole», confirme un opérateur.
Ce plan fait de l’oléiculture l’une de ses priorités majeures : 540.000 ha d’oliviers sont prévus pour 2010 et presque 1.220.000 ha pour 2020, ce qui porterait la production d’huile d’olive à 340.000 tonnes. «En vue d’atteindre cet objectif, plus de 6 milliards de DH d’investissements seront réalisés», ajoute notre opérateur. Ce montant est prévu dans le cadre d’un contrat-programme signé entre l’Etat et les professionnels du secteur.
Ce contrat-programme est animé, d’une part par la volonté de satisfaire le marché local en huile d’olive et, d’autre part par les opportunités qu’offre le marché mondial en termes d’exportations.
«Il est à rappeler qu’au niveau local, un déficit de 80% reste à combler puisque seuls 20% de la consommation du marché intérieur sont assurés par la production nationale».
Il en découle un volume d’importation de l’ordre de 320.000 tonnes et la situation risque d’être encore plus compromettante si les Marocains consommaient plus d’huile d’olive», a signalé récemment le CMC.
Actuellement, la consommation annuelle d’huile d’olive par habitant au Maroc est inférieure à 1 kg. Comparée à d’autres pays du Sud de la Méditerranée où elle se situe à 10 kg, 11 kg, voire plus.
En 2009, on s’attend à une production équivalente à celle de l’année précédente, soit 85.000 tonnes.
D’après les opérateurs, cette stagnation s’explique en partie par le déficit hydrique qui a caractérisé le début du cycle végétatif ; mais, d’après eux, ces résultats ont été réalisés malgré plusieurs contraintes qui pèsent de tout leur poids sur la filière.
La première est due à la présence d’une production informelle qui casse les prix sur le marché local et met certaines entreprises structurées en difficulté. La seconde est liée aux accords de libre-échange avec l’Egypte et la Tunisie, entrés en vigueur en avril 2007. L’annulation des droits de douane prévue par ces accords permettrait la pénétration sur le marché local d’une huile d’olive de moindre qualité mais qui risque de faire baisser les prix.
Tout ceci laisse prédire que le développement de la filière reste tributaire d’un certain nombre de paramètres tels qu’un meilleur contrôle du secteur informel, la qualité des huiles commercialisées sur le marché national et, des campagnes nationales d’incitation à la consommation…
Sur le plan de l’investissement, ce n’est que tout récemment que le secteur a commencé à susciter de l’intérêt.
Le partenariat public-privé autour de la production oléicole et de la mise en place du fonds d’investissement olea Capital ont permis de donner naissance à de grands projets oléicole, intégrés et dont les premières récoles sont attendues au courant de cette année. Il faut aussi prendre en considération que cette tendance à l’amélioration des superficies couvertes par l’olivier n’est pas l’apanage de l’économie marocaine. De nombreux pays ont emprunté la même voie. On cite le cas du Brésil, du Portugal et de la Turquie.


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