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Ayoub Qanir à 2M.ma : Le Maroc regorge d'artistes "qui ne demandent qu'à s'exprimer !"
Publié dans 2M le 07 - 10 - 2020

Le réalisateur maroco-américain, Ayoub Qanir, a été sélectionné par plus de 12 festivals dans le monde avec 3 prix déjà confirmés: celui du Venice Film Week pour le meilleur film expérimental, Horsetooth International Film Festival pour le Meilleur Film étranger et Meilleur Film et au WMM Los Angeles comme meilleure Cinématographie. Son film « Darkness of Otherwhere » enchaîne les consécrations et semble faire l'unanimité auprès des différents jurys. Contacté par 2M.ma, Ayoub Qanir a bien voulu répondre à nos questions aussi bien sur son film qui connait un franc succès que sur ses projets à venir.

Votre film « Darkness of Otherwhere » a été sélectionné dans divers festivals dans le monde avec des prix déjà confirmés. Qu'est-ce que cela vous a fait en tant que réalisateur ?
Ayoub Qanir : C'est une grande fierté de voir le projet, sur lequel on a travaillé d'arrache-pied et qui a nécessité de nombreux sacrifices sélectionnés dans divers festivals. Au cours de la réalisation de ce long-métrage, nous avons rencontré de nombreux obstacles mais on a su les surmonter.
Travailler à Tokyo a été pour nous un vrai challenge. Le Japon est une culture riche mais où la perception sociale et la notion de confiance sont cruciales, chose qu'il faut prendre en considération lorsque nous venons d'ailleurs. Voir son film sacré et reconnu à travers le monde, est d'autant plus émouvant et touchant.

Parlez nous de « Darkness of Otherwhere » en quelques mots ?
Ayoub Qanir : C'est un film expérimental tourné en noir et blanc. Il relate l'histoire d'une jeune femme, nommée Kyoko, embarquée dans un jeu voyeuriste, dans le Tokyo underground. Un jeu qui révélera un passé qu'elle cache depuis longtemps. Kyoko se voit confrontée à une tragédie de son ancienne vie. Sa victime, Akio, un homme atteint d'un début d'Alzheimer, se retrouve perdu dans sa propre réalité, en revivant le passé houleux de Kyoko.
Comment s'est déroulé le tournage ?
Ayoub Qanir : En ce qui concerne le tournage, nous avons commencé avec un handicap. Nous étions considérés comme des étrangers à Tokyo où la réputation et le carnet d'adresses sont d'une importance capitale. Nous avions donc fait face à de nombreux obstacles que nous avions tout fait pour les surmonter, afin de réaliser le meilleur film possible et dont nous pourrions être fiers.
Qu'est-ce qui vous a donné envie de passer derrière la caméra ?
Ayoub Qanir : Depuis tout petit, j'avais un goût prononcé pour le cinéma, j'avais toujours une caméra à la main, celle de mon père, une Sony Mini Dv, pour filmer mes camarades de classe dans notre garage. La passion du septième art a toujours été là et j'avais un amour inconditionnel pour les arts visuels, je passais mon temps à dessiner en classe. Pour cela j'ai été envoyé au bureau du proviseur plusieurs fois ! (Rires).
Le cinéma a toujours été présent dans ma vie mais il me fallait bâtir ma carrière avec des études en management et en finances à l'Université de Miami, en Floride. Ce qui m'a permis de compléter mon cursus avec un diplôme en réalisation au Lee Strasburg film school, à Los Angeles. J'ai commencé avec des clips de musique et des courts métrages avant de me lancer dans les longs-métrages.
La crise liée à la pandémie du coronavirus n'a pas épargné le Cinéma. Il est, désormais, difficile de tourner des scènes surtout qu'il faut respecter les gestes barrières. Comment comptez-vous procéder ?
Ayoub Qanir : C'est un choc qui touche le monde entier et personne n'est épargné. C'est triste de voir tellement de familles touchées par la crise sanitaire. La pandémie de coronavirus a ébranlé plusieurs secteurs et le 7e art est aussi touché. Je n'ai pas été épargné puisque mon prochain film, qui devait être tourné en Russie, ce mois-ci, a été reporté à une date ultérieure à cause de la Covid 19. Probablement au mois de mai 2021 si les choses rentrent dans l'ordre. Pour l'heure, nous n'avons aucune visibilité. Et il serait presque indécent de penser à cela quand tellement de gens souffrent de cette maladie.

Quel genre de public ciblez-vous ?
Ayoub Qanir : Lorsqu'on réalise un film on ne pense pas forcément au public. On crée parce qu'il est impossible de faire autrement. Néanmoins, quand on y pense, on est touché quand notre art, qui part d'un besoin et de quelque chose de très intimiste, soit reçu par un public favorablement.
Quel regard portez-vous sur le cinéma marocain actuellement ?
Ayoub Qanir : Le cinéma marocain est prometteur. La nouvelle génération a de belles idées. Encore faut-il les laisser créer, leur donner les moyens de faire parvenir leurs idées, leurs univers. Le Maroc regorge d'artistes qui ne demandent qu'à s'exprimer !
D'autres projets pour les prochains mois?
Ayoub Qanir : J'ai deux projets. Le premier, c'est un film dramatique nommé ‘'Daria'' .en Russie et le second “A long way home”, qui sera tournée à Sheffield, en Angleterre. Nous espérons la reprise des tournages bientôt, si la pandémie le permet.

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