L'épidémie du coronavirus chinois nonobstant toutes les mesures et contrôles continue son bonhomme de chemin et chaque jour apporte son lot de révélations. C'est en France que les premiers cas en Europe ont été confirmés sur des patients hospitalisés à Paris et Bordeaux. Deux des personnes contaminées s'étaient rendues sur les lieux du foyer de l'épidémie à Wuhan. Pour ce qui est du bilan, ce sont 41 décès (tous en Chine) qui ont été recensés et 1300 contaminations dont 237 cas considérés comme « critiques », selon les autorités sanitaires. La plupart des patients décédés étaient âgés de plus de 65 ans, ou souffraient de maladies préexistantes. Tous les décès sauf deux ont été enregistrés à Wuhan ou ailleurs au Hubei une province chinoise du Centre. En Chine, on continue donc de serrer les vis et les autorités chinoises ont appelé l'armée à la rescousse pour renforcer les dispositifs mis en place (quarantaine, port du masque confinement dans les maisons de 51 millions de personnes etc....) afin de contenir l'épidémie. L'armée a envoyé dans la zone interdite trois avions qui ont débarqué vendredi soir 450 médecins militaires et autres personnels médicaux. Les hôpitaux de la province sont débordés, aussi on a procédé vendredi à la construction d'un site devant accueillir un millier de lits qui devrait être opérationnel dans les prochains jours à venir, le 3 février. Pour ce qui est des trois cas du nouveau coronavirus chinois « confirmés » en France, deux au moins s'étaient rendus en Chine et ont été placés en isolement à Bordeaux et à Paris. Sans sombrer dans la panique, les autorités sanitaires françaises prennent la situation très au sérieux. « Nous sommes en train de remonter l'histoire de ces patients positifs de façon à rentrer en contact avec les personnes qu'ils ont croisées », a expliqué vendredi en soirée la ministre de la Santé Agnès Buzyn. « Nous avons aujourd'hui les premiers cas européens, probablement parce que nous avons mis au point le test très rapidement et que nous sommes capables de les identifier », a-t-elle estimé. « Il faut traiter une épidémie comme on traite un incendie, très vite repérer la source » et le « circonscrire le plus vite possible » a-t-elle encore déclaré. Le patient bordelais, originaire de Chine et âgé de 48 ans, était revenu le 22 janvier en France après avoir transité par les Pays-Bas et un séjour de « quelques jours » en Chine où il est notamment « passé par Wuhan ». Il a été hospitalisé jeudi à Bordeaux, a précisé Agnès Buzyn. « Il va bien », a-t-elle assuré. Il s'était présenté jeudi à SOS-Médecins avec toux et fièvre, a été pris en charge selon un protocole d' »urgence absolue », confiné, masqué et transféré à l'hôpital (CHU Pellegrin) « dans une chambre isolée par des équipes médicales spécialisées La ministre n'a pas été en mesure de donner de détails sur les deux patients repérés à Paris, indiquant toutefois que l'un d'eux était allé en Chine et qu'il était hospitalisé à l'hôpital Bichat à Paris. Hors Chine au total 24 cas ont été recensés. Un deuxième cas a été confirmé aux Etats-Unis, où le président Donald Trump a loué les efforts de Pékin et en Asie, des cas de contamination ont été annoncés à Hong Kong, Macao et Taïwan ainsi qu'en Corée du Sud, Népal, Japon, Thaïlande, Singapour et au Vietnam en Europe la France a été la première à être touchée.