Révélation masculine aux Victoires de la Musique, lauréat du Prix Joséphine, Ino Casablanca est de retour au Maroc. Du 29 avril au 5 mai, il présente «EXTASIA», un projet où le raï rencontre l'électronique et où les frontières s'effacent. Il ne hurle pas, ne pose pas, ne force rien. Il dit. D'une voix flegmatique, presque détachée, Ino Casablanca raconte la vraie vie. Celle des failles, des foules, des nuits blanches et des héritages enchevêtrés. Né au Maroc, grandi en Espagne puis en France, il porte en lui des rythmiques caribéennes, des mélodies latines, des échos maghrébins. Et quand il monte sur scène, tout cela affleure en une énergie collective, immédiate, viscérale. Du 29 avril au 5 mai, le rappeur d'origine marocaine reprend le chemin des planches au Maroc. Quatre dates : Marrakech, Agadir, Rabat et Meknès. Une ascension fulgurante Lauréat du Prix Joséphine 2025, nommé Révélation masculine aux Victoires de la Musique 2026, Ino Casablanca imprime sa marque dans le paysage francophone. Il enchante plus vite qu'on ne peut le définir. Rap ? Chanson ? Raï digital ? Il y a tout cela à la fois, et rien de tout cela exactement. Son deuxième projet, «EXTASIA», marque un tournant. Après «TAMARA», il change de vitesse, explore d'autres terrains, ouvre sa musique à de nouvelles couleurs. Le raï s'y réinvente dans une esthétique synthétique et digitale, les rythmiques se prolongent, les textures s'épaississent. Une écriture intuitive, un flow sans emphase Ce qui frappe chez Ino Casablanca, c'est l'absence d'artifice. Ni démonstratif ni artificiel, il construit une musique instinctive, nourrie de rythmiques venues d'ailleurs et de mélodies sans frontières. Son écriture capte la vraie vie, celle qu'on ne montre pas sur les réseaux. Et son flow, flegmatique, dit tout sans hausser le ton. Une manière de tenir la scène par la seule puissance des mots et des vibrations. Sur scène, cette approche prend une dimension encore plus immédiate. Les morceaux sont pensés pour le live, pour provoquer ces «vibrations» dont il parle, pour être au plus proche du public. Après une saison estivale de plus de 25 festivals, Ino Casablanca sait comment faire trembler les planches. Mais chez lui, l'énergie n'est jamais bravade. C'est une offrande, discrète mais totale. Pratique 29 avril : Institut Français à Marrakech 30 avril : Institut Français à Agadir 2 mai : Cinéma Renaissance à Rabat, dans le cadre du Salon International de l'Edition et du Livre (SIEL) 5 mai : Institut Français à Meknès Tarif unique : 100 DH. Billetterie en ligne sur Wanaut.com Mounir Jerradi / Les Inspirations ECO