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Les violences virtuelles faites aux femmes, une forme méconnue, aux conséquences "réelles"
Publié dans Hespress le 11 - 03 - 2020

La violence « virtuelle » à l'encontre des femmes cause du tort dans le « monde réel », indique un rapport d'ONG sur les violences assistées par la technologie faites aux femmes au Maroc. Les femmes subissant des violences via les canaux digitaux de communication et les nouvelles technologies souffrent de conséquences physiques, économiques, psychologiques et parfois familiales.
Selon un rapport de l'ONG MRA (Mobilising for Rights Associates) intitulé « Technology-facilitated gender based violence against women in Morocco » qui dresse les résultats de groupes de discussions, d'interviews et d'un sondage en ligne menée avec des femmes marocaines sur les violences qu'elles subissent ou ont subi durant leur vie via internet, plus de la moitié des agresseurs sont totalement étrangers aux victimes ou agissent anonymement.
Et parmi, les agresseurs que les victimes connaissent, la majorité de ceux-ci sont encore une fois des hommes avec qui elles ont ou ont eu une relation intime, personnelle, ou encore professionelle.
Concernant les motivations de ces agresseurs, le rapport indique que les raisons prévalentes sont de nature pécuniaires, des pressions pour avoir des relations sexuelles avec les victimes, de l'extorsion, de la fraude pour de l'argent ou encore la fuite de responsabilités légales dans les cas familiaux.
Ce genre de violences se manifestent en ligne par ailleurs par des intimidations, de menaces et chantage, du harcèlement mais aussi par des commentaires abusifs et haineux, des insultes, mais aussi par le partage de photos et communications privées sans consentement. Et, les moyens les plus utilisés par les agresseurs se trouvent être les applications de messagerie, les appels téléphoniques, les messages écrits ainsi que les plateformes média.
Ces type de violences sont par ailleurs marquées par leur caractère répétitif, ainsi que selon 35% des personnes sondées, ces actes sont nombreux et journalier. D'après 57% des sondés, les violences persistent d'un mois à plus d'un an.
Dans de nombreux cas, la violence sexiste à l'égard des femmes facilitée par les technologies, ne s'arrête pas seulement à l'espace virtuel et aux violences non matérielles, indique l'étude qui affirme qu'il y a un « lien étroit » entre ces formes de violences et la violence dans le « monde réel ».
« La violence initiale dégénère souvent en violence physique, des incidents violents tels que le viol sont enregistrés et distribués en ligne, et les victimes sont souvent maltraitées par leur entourage pour avoir +provoqué+ la violence « , écrit la publication.
Outre les violences physique telles que le viol, elles peuvent avoir un impact sur leur état psychologique, économique, social, sexuel et peuvent nuire à leur profession. « Plusieurs ont tenté de se suicider, d'autres ont quitté l'école, ont quitté leur emploi ou ont perdu leur emploi, ou ont été forcés de déménager « , écrit le document réalisé par le MRA « Mobilising for Rights Associates » en collaboration avec l'association Amal pour la femme et le Développement et d'autres associations.
D'ailleurs les victimes se voient forcées d'opérer elles-mêmes des changements et des sacrifices dans leur vie ou leur identité pour échapper aux violences. Elles se voient en plus, obligées à garder le silence face aux persécutions dont elles font l'objet.
En effet, seulement 10% des femmes sondées ont informé les autorités publiques des violences dont elles font l'objet. Et 70% des femmes interviewées sont restées complètement silencieuses face à leur agression, même chose pour 35% des femmes ayant répondu au questionnaire en ligne, de peur des réactions et regard de leur entourage, d'être considérées comme étant coupables et pas comme des victimes.


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