L'Union Nationale des Associations œuvrant dans de domaine du Handicap Mental au Maroc (UNAHM) monte au créneau. Pour dénoncer « le dénigrement par les responsables étatiques sur les questions liées au handicap mental », l'Union organise une série de sit-in dont les premiers se tiendront le 19 et le 26 septembre devant le siège du parlement à Rabat. « La rentrée scolaire 2018-2019 se passe pour les enfants et adultes en situation de handicap mental dans conditions désastreuses, de même que les associations œuvrant dans le domaine et les professionnels travaillant auprès d'eux » et « plusieurs centres spécialisés et classes intégrées gérés par les associations n'ont pas encore ouvert leurs portes ni accueilli leurs usagers faute de difficultés financières graves », justifie l'UNAHM dans un communiqué. Cette situation ne date pas d'hier, car elle est « la conséquence directe de la mauvaise gestion et du non-paiement, dans les délais, par le ministère de la Famille, de la Solidarité, de l'Egalité et du Développement, partiellement ou totalement, de la subvention d'appui à la scolarité des années 2016, 2017 et 2018 », argumente le collectif. L'Union explique avoir communiqué, depuis le mois de mai 2017, avec les associations « pour agir et essayer de trouver des solutions ensemble à cette déplorable situation », et a également annoncé avoir « alerté les responsables et l'opinion publique par le bais des médias sur les conséquences et les dommages collatéraux qui allaient survenir à cette rentrée si les responsables ne faisaient rien par rapport à ce dossier ». Même qu'une réunion a été tenu avec Bassima Hakkaoui et ses collaborateurs, en sa qualité de ministre responsable du dossier du handicap, le 11 juillet dernier. « Durant cette rencontre, l'UNAHM a pu exposer les différents problèmes liés au dossier de la subvention d'appui à la scolarité des personnes en situation de handicap, et a fait part de toutes leurs doléances urgentes quant à l'application des droits des personnes en situation de handicap. Mais à l'issue de cette réunion, la ministre n'a pas donné de réponses, et aucune solution n'a été apportée à ces problèmes », s'étonne l'Union. Sans rester les bras croisés, l'UNHAM annonce avoir remis à Hakkaoui ainsi qu'au chef du gouvernement et au ministre des finances un mémorandum regroupant un ensemble de doléances et de requêtes, « afin de faire avancer le dossier de la subvention d'appui à la scolarité et la question du handicap, et pour que l'application des lois en faveur des personnes en situation de handicap mental soit réelle et effective dans notre pays ». Mais au jour d'aujourd'hui, et « en l'absence de réaction de quiconque et devant le fait que les associations n'ont pas encore reçu leurs subventions, les dirigeants des associations ont dû gérer, comme ils le peuvent, leurs salariés qui n'ont pas été payés depuis des mois et les familles des personnes en situation de handicap », souligne l'UNHAM.