Le journaliste et directeur de la rédaction d'Akhbar Al Yaoum, Soulaiman Raïssouni, a comparu, une nouvelle fois ce lundi devant le juge d'instruction à la chambre criminelle près la Cour d'appel de Casablanca, dans le cadre de l'affaire relative à la plainte pour «agression sexuelle», déposée contre lui. Pendant de longues heures, le journaliste n'a cessé de nier les faits qui lui sont reprochés, affirmant que les accusations « sont fausses et dénuées de tout fondement ». De son côté, la défense, composée de pas moins de 10 avocats, a réclamé, entre autres, une perquisition du domicile du plaignant, « considéré comme étant la scène de l'agression objet de la plainte », outre l'exclusion de certains documents n'ayant pas de base légale, tels les enregistrements d'appels. Les avocats de Raissouni ont, de même, demandé qu' »une série d'enquêtes soient menées, en plus d'expertises techniques pour établir qu'aucune preuve concrète ne soutiendrait les allégations» de la victime présumée. A l'issue de cette nouvelle audition, il a été décidé qu'une confrontation entre les deux parties aura lieu en septembre prochain. Le journaliste demeure donc en détention au moins jusqu'à cette date. Pour rappel, Soulaiman Raïssouni avait été arrêté, vendredi 22 mai quelques minutes avant la rupture du jeûne, devant son domicile à Casablanca et placé en garde à vue. Il a par la suite été transféré à la prison Oukacha. Il est accusé par un jeune homme, originaire de la ville de Marrakech, d'agressions sexuelles, qui seraient survenues en 2018. Le 24 mai dernier, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) avait démenti les informations relatives à une perquisition au domicile de Soulaiman Raissouni, précisant que dans le plein respect de la confidentialité de l'enquête, le service préfectoral de la police judiciaire de Casablanca a entamé les procédures requises sur ordre du parquet compétent, aux fins et besoins de l'enquête, et a dépêché à cet effet deux policières, ainsi que l'officier de la police judiciaire chargé de l'enquête afin de garantir la stricte application des dispositions légales pertinentes.