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Mohammedia : Quand l'informel fait loi !
Publié dans Hespress le 15 - 07 - 2021

L'informel sur les plages de Mohammedia, c'est un secret de Polichinelle est une source florissante d'enrichissement pour cartels avertis. Parking de voitures, location de parasols, transats, location de quads, « choui lkbal » pour ne citer que ce triste côté de l'alimentaire et autres activités balnéaires, à qui profite le crime ?
Situées à moins d'une trentaine de kilomètres au nord de Casablanca, les plages de Mohammedia, Centre-ville, Sablettes, Pont Blondin, Oubaha ou autres Mimosas ou Manesman sont des sites paradisiaques, Dame nature les ayant particulièrement façonnées. Elle les a pourvues d'un emplacement de choix et leurs environs sont de renommée. Ces stations constituent un endroit propice et rêvé pour le public averti des grandes villes adjacentes voire de cette même métropole que d'aucuns qualifient de dortoir et en quête de fraîcheur par ces temps de canicule.
C'est un fait, Mohammedia, anciennement Fédala, en été, dès lors qu'on la sollicite en packages (activités balnéaires, restauration, etc.) séduit plus d'un estivant de par son infrastructure toute dédiée qui sans se vouloir être d'un un grand standing, quoique... se prête néanmoins à toutes animations estivales que peut offrir la cité des fleurs. Bref et cependant, à l'autre revers de la médaille et à y regarder de plus près, la réalité est toute autre. Malheureusement à Mohammedia, avidité, rapacité, appât du gain se conjuguent très bien et souvent au même temps, celui de l'été. Du coup bonjour les dégâts ! La ville, de par une gestion (communale ou autre) très approximative, attire importunément la cupidité
C'est ainsi qu'au petit jeu du copinage, des marchés reviennent de facto à qui de ''non-droit''. Et vas-y que je te distribue des autorisations à qui pourrait rapporter le moindre dirham à Dame commune, et ce même pour des activités relevant du domaine public qu'en d'autres temps et d'autres lieux les communaux auraient pu gérer plus allégrement. Parkings de voitures et toutes rues de la ville sont bonnes à prendre, locations de chaises, parasols, quads, ventes à l'étalage (sandwichs, boissons, glaces, gâteaux plutôt beignets, épiceries sans autorisation, c'est du treize à la douzaine et on en passe et des pas mûres...) sans contrôle hygiénique et tous les tralalas des plages sont du domaine de l'arnaque lucrative par excellence. Les prix sont par rapport à la normalité, multipliés à plus de deux chiffres voire vachement plus, à l'instar du parking qui souvent et sans réglementation aucune, dépasse de loin ses zones limitées pour déborder dans les rues des résidences adjacentes à la plage et qui elles, n'ont jamais été allouées.
Des journaliers, gardiens sans scrupules à l'occasion, y suent pour l'heureux samaritain locataire d'une aubaine d'été, louant les places à 20 DH et même plus, à l'ingénu si naïveté. Et en plus des prix des places de parking exorbitants nos faux gardiens exigent de payer d'avance pour le stationnement, même pour une très courte durée. Le baron se contentant, pour marquer de sa présence son territoire, d'une tournée de fin de journée, pour récolter une jolie cagnotte, au regard du nombre des estivants ayant foulé le sable desdites plages et qui en week-end et jours fériés avoisinent le nombre de la population de la ville. Ce même art de faire, on peut aisément l'appliquer à l'encontre des adeptes, de la farniente et de l'ombre qui payent rubis sur l'ongle, parasols, transats et autres chaises de plage ou tout autre outil et matériel pouvant leur faire gagner en confort. A la question à qui profite le crime, on s'en doute, commune et domaine maritime se renvoient la balle. Mais foi de communard si c'est au municipal à qui revient la lucrative attribution des contrats d'exploitation du gardiennage, les activités afférentes à tout ce qui touche au sable et à l'eau sont du domaine du Domaine maritime justement.
Dans l'affaire, le riverain du coin s'y perd. Il constate cependant « nice to know », en ces temps de campagne électorale, que toutes les retombées ne profitent guère ni à sa plage ni à son environnement. Rien à l'horizon, même pas la mise en place de sanitaires, un minimum à l'hygiène publique sur les plages. On ne vous dit pas, les rues et ruelles en deviennent des endroits de non-droit pour se soulager soi de la petite commission voire même de la grande. On ne vous dit pas non plus pour ce qui en est de l'Océan, c'est un « way of life » comme dirait Renaud « la mer c'est dégueulasse ». Cela prête à rire mais aux Sablettes à Mohammedia, elles sont quatre toilettes et quatre douches au service de parfois plus d'une centaine de milliers d'estivants. Et encore là, on est dans la civilisation, en d'autres plages cela ne fait pas partie du vocabulaire du balnéaire. Quant aux doléances des riverains, circulation et stationnement, ruelles à un seul sens et bien d'autres désagréments et incommodités, restées à la sourde oreille de ceux qu'ils ont élus. Ce n'est pas demain la veille que leur quotidien risque de s'améliorer. Ou peut-être si. Les élections on y est presque, comme dirait le Québécois « y a qu'à demander ! ».


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