La mauvaise préparation et l'organisation très approximative et brouillon de l'accueil réservé à l'international marocain, Achraf Hakimi à Ksar El-Kébir, ont gâché ce qui devait être une fête très attendue par les « Kesraouis« , et censée donner une autre image de cette ville du Nord du Royaume. Horaires communiqués non respectés, manque d'effectifs sécuritaires, absence de communication et pour couronner le tout, l'accueil réservé à Achraf Hakimi à la ville natale de sa maman, en hommage à son exploit historique avec les Lions de l'Atlas au Qatar, a tourné au vinaigre. Censé arriver à 15h (comme annoncé par la Ville de Ksar El-Kébir au Stade Achraf Hakimi), où le public l'attendait avec impatience, le latéral droit de Paris Saint-Germain (PSG) n'est arrivé sur place qu'à 17h passées. Entre temps, le public attendait déjà depuis 13h au stade sans probablement rien à manger ni à boire. Quant aux journalistes, aucun espace dédié ne leur a été consacré. Tantôt on leur demandait de se mettre d'un côté, tantôt de l'autre, « car Hakimi arrive dans quelques instants », ces quelques instants qui ont finalement duré 3h sous le soleil tapant de Ksar El-Kébir. Enfin arrivé au stade, Hakimi était tout content de rencontrer le public Kesraoui qui l'acclamait et criait son nom. Mais la situation a vite fait de dégénérer, les quelques agents de sécurité mobilisés à l'occasion ayant été débordés. Déchaîné, le public voulait suivre son champion à l'intérieur du stade, ce qui a contraint les autorités à fermer les portes, bloquant par la même, plusieurs journalistes à l'extérieur, et donc dans l'impossibilité de faire leur travail. Une fois à l'intérieur du stade, le public était content de voir l'international marocain, mais très mécontent de ses dirigeants, et il ne l'a pas caché! Ayant apparemment des comptes à régler avec les responsables de la ville, le public a longuement hué l'un des dirigeants de la ville qui tentait de prendre la parole. « Chouha, Chouha, Chouha » a remplacé le « Siiiir Siiiir Siiiir » réservé à Hakimi. En somme, les Kasraouis étaient contents de voir leur héros, mais n'ont pas manqué de passer quelques messages, profitant du chaos qui a marqué cette organisation « désorganisée ».