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Hakim Ziyech, un héros devenu vilain !
Publié dans Hespress le 09 - 09 - 2024

Hakim Ziyech, l'un des joueurs les plus talentueux que le Maroc ait connus ces dernières années, traverse actuellement une phase tumultueuse, en proie à une hostilité grandissante. Ce même Ziyech, qui il y a peu, incarnait le souhait populaire et qui fut l'un des facteurs – directs ou indirects – ayant conduit à l'éviction de Vahid Halilhodzic, se retrouve aujourd'hui dans une situation paradoxale.
Jadis acclamé et réclamé par les supporters, il est désormais critiqué, rejeté par une partie de ce même public, et perçu comme celui qui n'a plus sa place au sein des Lions de l'Atlas, surtout avec la montée de jeunes joueurs talentueux et compétitifs.
Métamorphose de la perception publique
L'ascension de Ziyech et son succès sur la scène internationale, que ce soit avec l'Ajax ou plus récemment à Galatasaray, ont longtemps alimenté l'enthousiasme des fans marocains. Son retour en équipe nationale à la veille du mondial qatari, après des mois de conflit avec Halilhodzic, avait été vu comme une victoire pour les supporters. Ils voyaient en lui un sauveur, un joueur capable de transcender l'équipe avec son talent technique et son flair créatif.
Cependant, cette image est aujourd'hui ternie par une série d'événements qui ont conduit une partie du public à remettre en cause sa place dans l'effectif national.
Walid Regragui : Coupable par association ?
Depuis peu, les reproches fusent, non seulement envers Ziyech, mais également à l'encontre du sélectionneur Walid Regragui, accusé de protéger son joueur vedette aux dépens de la cohésion du groupe. Certains affirment que Ziyech bénéficie d'un traitement de faveur, ce qui a semé des tensions et alimenté une vague de mécontentement.
L'incident du match contre le Gabon, où Hakim Ziyech a été critiqué pour ne pas avoir cédé le second penalty à Brahim Diaz, est l'illustration parfaite de la complexité des attentes autour du joueur.
Pour beaucoup de supporters, ce geste a été perçu comme un signe d'égoïsme, voire d'arrogance. Pourquoi Ziyech, qui avait déjà marqué un penalty, n'a-t-il pas laissé Diaz saisir cette opportunité? Une autre version des faits veut que c'est en réalité le Madrilène lui-même qui a refusé de tirer, préférant débloquer son compteur de buts sur une action de jeu et non un coup de pied arrêté. Peu importent les versions, le tollé fut immédiat, et Ziyech est soudain devenu la raison de tous les maux.
Ziyech, pourtant auteur de deux buts et un des principaux architectes de la victoire marocaine, s'est retrouvé au centre d'un débat enflammé. Nombreux sont ceux qui, sur les réseaux sociaux, ont réclamé son départ de l'équipe nationale, mettant en avant son attitude plutôt que sa contribution tangible sur le terrain. Une dissonance criante, quand on sait que le site spécialisé SofaScore l'a désigné meilleur joueur du match avec une note de 8,4, surpassant tous les autres acteurs de la rencontre.
Cette situation soulève une question essentielle : dans quelle mesure un joueur doit-il être jugé sur des épisodes isolés, ou sur l'ensemble de ses prestations ? Ziyech est un joueur clé, dont la technique, les passes millimétrées et la capacité à faire basculer une rencontre sont indéniables.
Pourtant, on lui reproche souvent son attitude, son tempérament jugé parfois arrogant ou individualiste. Est-ce juste de réduire l'apport d'un joueur à sa personnalité, plutôt qu'à sa contribution tangible sur le terrain ?
Mémoire sélective
Il est crucial ici de rappeler ce que Hakim Ziyech a apporté à l'équipe nationale au fil des années. Son retour en sélection après l'ère Halilhodzic avait été salué comme un soulagement, un coup de boost nécessaire pour renforcer une équipe aux grandes ambitions. Ziyech, avec son expérience internationale, a souvent su répondre présent dans les moments décisifs.
Toutefois, la mémoire des supporters semble courte. Le passé, aussi brillant soit-il, ne garantit pas une immunité à long terme, et les attentes placées sur ses épaules sont devenues écrasantes.
Alors au final, faut-il juger un joueur sur son comportement, qui peut effectivement parfois diviser voire même agacer, ou sur son apport concret à l'équipe ? Ziyech, bien que critiqué pour son caractère, reste un des talents les plus prolifiques du Maroc. Et ce n'est pas une question de favoritisme, comme certains accusent Regragui de le faire, mais de faits : sur le terrain, il fait partie de ceux qui, malgré les polémiques, continuent de porter le jeu marocain à des niveaux compétitifs.
Et maintenant ?
La question qui se pose désormais est de savoir si cette campagne de critiques, de harcèlement même, marquera un tournant définitif pour Hakim Ziyech en équipe nationale. Ses détracteurs réclament son départ, estimant qu'il ne correspond plus à l'image d'un Lion de l'Atlas. Pourtant, son talent brut, indiscutable, continue d'être un atout précieux pour le Mountakhab.
Ziyech est en effet un joueur capable de renverser des situations, de créer des opportunités dans des matchs verrouillés, et de marquer des buts dans des moments cruciaux. Sa vision du jeu, son habileté sur coups francs et sa précision dans les passes sont des atouts que peu de joueurs marocains peuvent offrir.
Mais faut-il pour autant écarter un joueur d'une telle trempe parce qu'il ne correspond pas à l'image parfaite d'un modèle d'humilité ou de modestie?
L'histoire a montré que de nombreux grands joueurs – de Cristiano Ronaldo à Zlatan Ibrahimovic – ont souvent été critiqués pour leur attitude, mais ont su répondre sur le terrain.
Hakim Ziyech qui, à sa manière, a souvent prouvé qu'il était indispensable pour l'équipe, saura-t-il revenir plus fort et faire taire les critiques par des performances éclatantes?.


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