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Transferts d'argent en 2024 : Le Maroc parmi les leaders africains et mondiaux selon la BM
Publié dans Hespress le 29 - 12 - 2024

Le dernier rapport de la Banque mondiale évoque des tendances « intrigantes » concernant les transferts d'argent dans le monde. En 2024, les transferts d'argent vers les pays à faible et intermédiaire revenu atteindront 685 milliards de dollars. Parmi ces pays, 20 se trouvent en Afrique, dont le Maroc. En outre, les estimations montrent que la communauté marocaine vivant à l'étranger transférera un total de 12 milliards de dollars, plaçant le Maroc 3e en Afrique et 14e au monde.
D'après ledit rapport, ces transferts jouent un rôle central dans le soutien de l'économie nationale. Ils contribuent de manière significative à la consommation locale et renforcent les investissements dans des projets de développement. Le Maroc, aux côtés de l'Égypte et du Nigeria, se distingue comme l'une des principales destinations africaines bénéficiant de flux financiers importants de ses diasporas établies en Europe et en Amérique du Nord.
L'Égypte se classe au 7e rang mondial parmi les pays à revenu faible et intermédiaire, avec 22,7 milliards de dollars de transferts, suivie par le Nigeria (9e position) avec 19,8 milliards de dollars. Le Maroc arrive au 3e rang en Afrique et au 14e à l'échelle mondiale, avec 12 milliards de dollars provenant principalement de sa diaspora en Europe.
Selon les estimations de la BM, les transferts mondiaux vers les pays à revenu faible et intermédiaire dépasseront pour la première fois en 2024 les investissements directs étrangers (IDE) et l'aide publique au développement (APD) combinés. Cette évolution met en avant l'importance phare de ces flux pour les économies des pays d'origine.
En Afrique subsaharienne, les transferts devraient atteindre 56 milliards de dollars en 2024, soit une augmentation modeste de 1 milliard de dollars par rapport à 2023. Dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), la progression sera plus marquée : les transferts passeront de 55 milliards de dollars en 2023 à 58 milliards de dollars en 2024. Cette hausse s'explique par la reprise économique des pays du Golfe, où travaillent de nombreux migrants originaires d'Égypte, du Maroc et du Liban.
Bien que l'Afrique représente une part limitée des 685 milliards de dollars estimés pour 2024, ces transferts financiers demeurent essentiels pour des milliers de familles. Dans les pays les plus pauvres ou touchés par des conflits, tels que la Somalie, l'Érythrée et le Soudan, ils assurent une garantie de survie, jouant un rôle encore plus crucial dans des zones où l'aide publique ou les investissements peinent à produire des effets.
L'Inde conserve sa place de premier bénéficiaire mondial parmi les pays à revenu faible et intermédiaire, grâce à sa diaspora massive répartie dans le monde entier, en particulier dans les pays du Golfe, en Amérique du Nord et en Europe.
Le Mexique arrive en 2e position avec 68,2 milliards de dollars, principalement en provenance des 37 millions de migrants mexicains vivant aux États-Unis. Ces transferts, qui ont triplé en vingt ans, font du Mexique le principal bénéficiaire en Amérique latine.
La Chine occupe la 3e place avec 48 milliards de dollars, malgré les restrictions à l'émigration. Une grande partie des fonds provient de la diaspora chinoise en Asie du Sud-Est, aux États-Unis et au Canada. Les Philippines (40,2 milliards), le Pakistan (33,2 milliards) et le Bangladesh (26,6 milliards) complètent ce classement, ces pays dépendant fortement des transferts de leurs travailleurs migrants, notamment dans les riches pays du Golfe.
Quatre pays africains figurent dans le top 20 des bénéficiaires de transferts par rapport à leur PIB, illustrant leur forte dépendance économique à ces flux.
* Gambie : Première en Afrique et 10e au niveau mondial, avec des transferts représentant 21,4 % de son PIB en 2024. Ces fonds, principalement envoyés par la diaspora gambienne en Europe de l'Ouest et aux États-Unis, sont essentiels pour soutenir les familles locales.
* Lesotho : En 2e position africaine, avec 20,6 % du PIB issus des transferts. Une grande partie de la population migre traditionnellement pour travailler dans les mines d'Afrique du Sud voisine, compensant ainsi le manque de ressources économiques.
* Comores : Près de 20 % du PIB de cette nation insulaire, l'une des plus pauvres d'Afrique, proviennent des transferts de sa diaspora, principalement installée en France.
* Libéria : À la 4e position africaine, les transferts, en majorité en provenance des États-Unis, représentent 16,8 % de son PIB.
La BM avertit contre les risques associés à cette dépendance accrue. Ces économies restent vulnérables aux fluctuations économiques des pays où résident leurs diasporas. Cette situation souligne l'urgence de développer des opportunités économiques durables pour réduire la pression migratoire et renforcer la résilience de ces pays.


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