A la Une
Politique
Economie
International
Sport
Société
Culture
Videos
Journaux
2M
Agadirnet
Al3omk
Albayane
Aldar
Aujourd'hui le Maroc
Barlamane
Challenge
EcoActu
Eljadida 24
Finances news
GoAgadir
H24 Info
Hespress
InfoMagazine
Jeunes du Maroc
La Vie éco
Lakome
Le Soir Echos
Le temps
Les ECO
Lions De l'Atlas
L'observateur du Maroc
L'opinion
Maghreb Observateur
MAP
Maroc Diplomatique
TanjaNews
La Gazette du Maroc
PanoraPost
Yabiladi
Sujet
Auteur
Région
f
t
مغرس
Femmes et sport, le pouvoir reste-t-il un terrain masculin ?
Congrès US : Une fidèle de Trump veut classer le Polisario entité terroriste
Etats-Unis : Appel à la fermeture des camps de Tindouf
Education : Le Maroc a créé 90 000 postes budgétaires entre 2021 et 2025
L'Etat encadre strictement les dépenses numériques des campagnes électorales
Le Maroc mise sur 4 MM$ pour son expansion hôtelière en vue du Mondial 2030
Dakhla : Cinq pêcheurs disparus après une collision avec un navire
Agroalimentaire : 850 MDH pour renforcer la souveraineté alimentaire du Maroc
Revue de presse ce vendredi 27 mars 2026
La Bourse de Casablanca débute en bonne mine
La Chine envoie un nouveau satellite test dans l'espace
FAO : la guerre au Moyen-Orient, un choc pour la production alimentaire mondiale
Match amical Maroc - Equateur : Près de 1 000 agents mobilisés dans le sate de Madrid
Équateur: Un adversaire solide face au Maroc avec une identité du jeu confirmée
Six binationaux en 13 jours : Marca met en avant le coup d'accélérateur du recrutement marocain
Trump ally backs US push to label Polisario a terrorist group
US push to shut down Tindouf Camps
Morocco bets $4 billion on hotel expansion ahead of 2030 World Cup
Enseignement : un quart des enseignants envisage de quitter la profession, le malaise salarial en première ligne
Rabat : cycle de conférences pour repenser les féminismes depuis une approche décoloniale
L'ambassadrice de Chine au Maroc explore le potentiel agricole de Meknès et mise sur de nouveaux partenariats
Aide aux transporteurs: Près de 68.000 demandes enregistrées
Bourita: Pour le Maroc, la Cisjordanie et sa stabilité sont des prérequis pour la réussite de tout processus concernant Gaza
The Kingdom of Morocco and the Czech Republic affirmed on Thursday in Rabat their strong shared commitment to elevating their bilateral ties to a strategic level, building on a momentum deemed « unprecedented » by both parties.
Détroit d'Ormuz : Donald Trump affirme que l'Iran a autorisé le passage de dix pétroliers
Sahara : La République Tchèque soutient le plan d'autonomie marocain
Mondial 2026: la phase de vente de dernière minute débute le 1er avril
Kylian Mbappé choisit le médecin de l'équipe nationale du Maroc pour soigner sa blessure au genou
Sénégal dépose une plainte pour corruption après la décision de la CAF
Maroc – Équateur : tout savoir sur la première de Mohamed Ouahbi
Israël : Ziv Agmon démissionne après des propos racistes sur des députés d'origine marocaine
Titres de séjour : En France, élus et ONG alertent sur les failles de la dématérialisation
La MINURSO sous examen après une visite de responsables onusiens à Laâyoune
Yaoundé : Le Maroc participe à la 14e conférence ministérielle de l'OMC
L'ONMT réunit les leaders du tourisme américain au Maroc
Tanger : un hôpital universitaire de psychiatrie en perspective
Maroc : plus de 1,3 million d'arrivées touristiques en janvier 2026
Averses orageuses avec chutes de grêle jeudi et vendredi dans plusieurs provinces
Washington. SAR la Princesse Lalla Hasnaa représente le Maroc au sommet de la Coalition mondiale pour les enfants
Lutte contre la corruption : le Maroc salué par l'OCDE, malgré des insuffisances
Bijoux africains : 5 créatrices qui révolutionnent le luxe
TAS : le Sénégal prend un risque majeur en contestant la CAF
«L'héritage inconnu» : Mohamed Ouachen rend hommage à Fatema Mernissi au théâtre
La belgo-algérienne Nawell Madani rattrapée par la polémique
Design africain : les événements qui vont marquer 2026
Essaouira accueille « La Dolce Vita à Mogador 2026 », vitrine du cinéma italien au Maroc
Subvention de la musique et des arts chorégraphiques: Ouverture des candidatures pour la 1ère session de 2026
«Les Marocains de Norvège», un livre de Jamal Eddine Belarbi sur les récits migratoires
Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.
OK
SIAM 2025 : Avec 90 % d'eau économisée, les drones redonnent vie aux terres marocaines
Zineb Jazouli
Publié dans
Hespress
le 24 - 04 - 2025
Bouée de sauvetage pour les terres arides qui payent jusqu'à aujourd'hui la facture bien salée de la sécheresse, les drones sont désormais un outil indispensable pour les agriculteurs. Dans le cadre de la 17e édition du Salon international de l'agriculture au Maroc (SIAM) ces balises sont au centre d'intérêt des visiteurs, des startupers et des agriculteurs. Ils attirent l'attention des passagers par leur forme séduisante et attisent la curiosité des intéressés par leur performance inédite.
Reda Arbaoui, Expert en drones agricoles, confie au micro de Hespress FR les atouts cachés de cette balise de sauvetage selon ses termes. « Cette année marque notre troisième participation consécutive au SIAM. Au fil des éditions, notre présence prend de plus en plus de sens, notamment dans le contexte actuel où le Maroc fait face à une crise hydrique d'une ampleur inédite. Face à cette urgence, les technologies que nous proposons, notamment les drones dédiés à l'agriculture, s'imposent aujourd'hui comme des outils indispensables. Que ce soit pour l'irrigation, la pulvérisation ou encore la collecte de données agronomiques, ces solutions sont devenues essentielles pour accompagner le monde agricole dans sa transition », indique notre interlocuteur.
Le secteur agricole marocain, bien qu'en pleine transformation, reste encore marqué par une forte inertie au changement. La réticence au changement, l'un des premiers obstacles auquel Reda a été confronté au début : « historiquement fondé sur des savoir-faire transmis de génération en génération, ce domaine est naturellement réticent à l'adoption de nouvelles pratiques technologiques. Cependant, ces dernières années, un tournant s'est amorcé. Grâce aux efforts conjoints du ministère, à la tenue d'événements comme le SIAM et à la mobilisation des acteurs du secteur, les agriculteurs sont désormais davantage exposés à ces innovations". Cette évolution progressive leur permet d'en comprendre les bénéfices et d'envisager leur intégration dans leurs pratiques quotidiennes.
L'objectif aujourd'hui est clair : accompagner cette dynamique et soutenir les agriculteurs dans leur transition. "C'est le rôle que nous jouons, chacun à notre niveau. Que ce soit à travers nos solutions technologiques, les dispositifs de sensibilisation et de formation, ou encore les politiques publiques, un écosystème se met en place pour démocratiser l'usage des drones agricoles", a-t-il souligné, espérant un engouement plus fort dans les années à venir.
©Hicham Msellek Layam
Concrètement, on distingue deux grandes catégories de drones en agriculture : Les drones de pulvérisation, d'une envergure imposante, capables d'emporter jusqu'à 50 litres de produits (insecticides, herbicides, engrais...). Déployés depuis près de cinq ans sur l'ensemble du territoire marocain, ces drones ont largement démontré leur efficacité à travers de nombreux essais menés en partenariat avec des administrations, des organisations professionnelles et de grandes exploitations.
Il y a aussi les drones d'analyse. Ils sont équipés de caméras à haute résolution et couplés à des modèles d'intelligence artificielle. Leur rôle : capturer des images pour détecter des anomalies comme la présence de parasites, les carences, les mauvaises herbes ou les zones de stress hydrique. Ces analyses permettent ensuite d'optimiser les interventions, en ne traitant que les zones qui en ont réellement besoin.
©Hicham Msellek Layam
L'impact de cette technologie est considérable : une réduction de plus de 90 % de la consommation d'eau, une utilisation raisonnée des produits chimiques et une meilleure efficacité des traitements. À l'heure où les coûts explosent et où les enjeux environnementaux sont de plus en plus pressants, ces technologies représentent une réponse concrète et moralement nécessaire aux défis actuels.
Souvent critiqués par les adeptes, c'est efficace, oui mais côté budget, c'est onéreux. Reda Arbaoui rassure que côté coûts, les drones de pulvérisation, naguère inaccessibles, deviennent aujourd'hui plus abordables. Un pack complet avoisine les 150.000 dirhams TTC, et permet de traiter jusqu'à 100 hectares par jour. Pour un agriculteur disposant de 200 hectares, et réalisant quatre cycles de traitement par an, l'investissement devient rapidement rentable.
Par ailleurs, réitère-t-il, "nous portons une vision inclusive de cette technologie : favoriser l'émergence de jeunes entrepreneurs locaux, ville par ville, région par région". Grâce au soutien du Pôle Agri Digital, il devient possible de former, d'équiper et d'accompagner ces jeunes pour qu'ils fassent du drone agricole une activité à part entière.
©Hicham Msellek Layam
Quant aux drones d'analyse, ils restent plus onéreux — entre 250.000 et 300.000 dirhams — en raison de leur sophistication. Toutefois, leur utilisation peut être mutualisée via des entreprises spécialisées qui proposent ce service aux exploitations.
Ainsi, l'agriculture marocaine refait peau neuve. Les drones ne sont plus une option futuriste, mais bien une nécessité actuelle, à la fois économique, écologique et stratégique.
Cliquez
ici
pour lire l'article depuis sa source.
Lire aussi
SIAM : Les drones promettent-ils une évasion de la crise hydrique ?
Entre sols, eau et élevage : La France mise sur l'innovation au SIAM de Meknès
Du dessalement à la génétique : les pistes explorées par la Comader pour une agriculture résiliente
Sécheresse : Cosumar muscle sa stratégie verte pour une filière sucrière plus résiliente
Les drones à l'assaut des métiers
Signaler une annonce inappropriée