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Subventions aux cliniques privées : Après la polémique, Tahraoui sommé de révéler la liste et la nature des aides
Publié dans Hespress le 07 - 10 - 2025

Après sa déclaration sur l'arrêt des subventions à l'investissement destinées aux cliniques privées, ce que l'Association nationale des cliniques privées a démenti, le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui, se retrouve confronté à des demandes parlementaires visant à rendre public le montant des aides déjà versées ainsi que la liste des cliniques bénéficiaires.
Abdellah Bouanou, président du groupe parlementaire du Parti de la justice et du développement, a adressé une question écrite au ministre de la Santé et de la Protection sociale pour clarifier la réalité des subventions à l'investissement accordées aux cliniques privées et obtenir la liste des établissements concernés.
Dans sa question au ministre, Bouanou rappelle : « Lors de votre intervention devant la Commission des secteurs sociaux à la Chambre des représentants, tenue le 1er octobre 2025, vous avez déclaré avoir donné vos instructions pour arrêter les subventions à l'investissement destinées aux cliniques privées ». Il demande ensuite au ministre : « Quel est le montant de ces subventions ? Quelle en est la nature ? Sur quelle base légale ont-elles été accordées ? Et quelle est la liste des cliniques bénéficiaires ? ».
Par ailleurs, l'Association nationale des cliniques privées avait, de son côté, adressé une lettre ouverte au ministre, exprimant son étonnement face à sa déclaration mentionnant un arrêté visant à suspendre « le soutien aux cliniques privées ». Elle souligne qu'aucune des cliniques affiliées à l'association n'a jamais bénéficié d'une quelconque subvention ou aide, que ce soit pour l'équipement ou la gestion, et précise que ces propos ont créé une confusion dans l'opinion publique, pouvant donner une impression erronée sur la nature des relations entre l'État et les cliniques privées.
L'association a demandé au ministre de préciser les textes légaux et réglementaires sur lesquels s'appuie cette décision, et de publier la liste complète des cliniques prétendument bénéficiaires, afin d'assurer la transparence envers les citoyens. Elle a également insisté pour que soient rendus publics les noms des établissements et le montant des fonds perçus, le cas échéant, afin d'éviter toute ambiguïté et de clarifier la situation pour l'opinion publique.
Aussi, l'association a souligné que de telles déclarations risquent de semer la confusion autour d'un secteur qui joue, depuis des décennies, un rôle essentiel aux côtés du secteur public dans la santé publique. Elle rappelle que les cliniques privées accueillent chaque année des milliers de patients, sur la base de la confiance et de la qualité des soins, et qu'elles contribuent activement au développement du système de santé national et à l'amélioration de sa performance.
Elle a conclu sa lettre en réaffirmant sa disponibilité pour un dialogue constructif avec le ministère de la Santé afin de renforcer l'intégration entre les secteurs public et privé, au service de la santé de tous les Marocains, et en renouvelant son appel à lever tout malentendu éventuel par une communication et une concertation continues.
Par ailleurs, le groupe Akdital a démenti avoir reçu toute aide publique ou gouvernementale pour l'investissement, directement ou indirectement, et a souligné son strict respect de la transparence financière en tant qu'entreprise cotée à la Bourse de Casablanca, conformément aux règles imposées par l'Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC).
Le groupe a précisé que l'ensemble de ses investissements est financé par fonds propres, recours aux prêts bancaires ou souscription via les marchés financiers. Dans le cadre de sa mission de service public, il se dit fier de fournir des infrastructures médicales équipées des technologies les plus récentes dans les 12 régions du Royaume, y compris dans les provinces du Sud telles que Laâyoune, Dakhla et Guelmim, ainsi que dans des villes comme Errachidia, Essaouira et Nador.
Akdital a également souligné que ses investissements respectent tous les critères de la Charte de l'investissement, ayant créé plus de 200 emplois pour les jeunes Marocains dans chaque clinique, majoritairement des femmes, ce qui rend le groupe éligible à recevoir un soutien public à l'investissement. Néanmoins, il affirme n'avoir jamais bénéficié d'aucune aide gouvernementale.
Le groupe a enfin annoncé son soutien à la demande de l'Association nationale des cliniques privées auprès du ministre de la Santé pour publier la liste des établissements ayant bénéficié d'aides publiques à l'investissement, et s'engage à continuer de soutenir la vision éclairée du Roi Mohammed VI dans le cadre de la réforme du secteur de la santé.
Mercredi dernier, le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui, a annoncé l'arrêt des subventions gouvernementales à l'investissement, s'élevant à plusieurs millions de dirhams, pour les cliniques privées via la Commission des investissements, dans le but de réduire la prédominance du secteur privé dans le domaine de la santé au Royaume.
Le ministre a expliqué devant la Commission des secteurs sociaux de la Chambre des représentants que « la prochaine carte sanitaire ne se limitera pas à une dimension géographique, mais sera scientifique et technique, prenant en compte la croissance démographique et les évolutions sociétales des cinq prochaines années, tout en intégrant le secteur privé afin d'évaluer sa nécessité et d'ouvrir une nouvelle relation avec lui ».
Tahraoui a précisé, lors de sa déclaration retransmise en direct sur les plateformes de la Chambre des représentants, que la décision de suspendre les subventions à l'investissement pour les hôpitaux privés visait le fait que « ces cliniques ne résolvent pas les problèmes, mais les compliquent en s'implantant devant les hôpitaux universitaires et en attirant les patients ».
Il a ajouté que le ministère « mène une lutte contre les cliniques qui exploitent les patients en majorant les factures et en gonflant les dossiers de soins », et que « 20 commissions d'inspection effectuent des visites mensuelles de contrôle ».


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