À Rabat, les Lions de l'Atlas s'apprêtent à disputer un match déjà capital dans cette CAN 2025. Opposés au Mali ce vendredi soir au stade Prince Moulay Abdellah (21 heures), les hommes de Walid Regragui peuvent valider leur billet pour les huitièmes de finale en cas de victoire, tandis que les Aigles maliens, déjà sous pression après leur nul face à la Zambie, jouent une grande partie de leur avenir dans la compétition. La rencontre, diffusée sur Arriyadia, sera arbitrée par le Camerounais Abdou Abdel Mefire. Il était déjà au sifflet lors de la finale du CHAN 2024, remportée par le Maroc. Après une entrée en matière maîtrisée contre les Comores (2-0), la sélection de Walid Regragui veut confirmer et s'installer durablement en tête de son groupe. Mais le Mali, accroché par la Zambie lors de la première journée, arrive avec une urgence et une faim de points qui rendent l'équation plus complexe. Pays hôte et demi-finaliste du Mondial 2022, le Maroc avance dans ce tournoi avec une étiquette de favori qu'il assume désormais pleinement. La victoire inaugurale a rassuré, mais elle a aussi rappelé que chaque équipe abordera les Lions de l'Atlas avec un plan précis, souvent défensif, pour contrarier leur jeu de possession. Face au Mali, le défi sera différent. Les Aigles disposent de joueurs rapides, techniques et capables de presser haut, ce qui devrait ouvrir davantage d'espaces. Walid Regragui s'attend d'ailleurs à un match plus ouvert, mais aussi plus exigeant physiquement et tactiquement. Sur le plan défensif, le sélectionneur a tenu à rassurer : à l'exception de Romain Saïss, l'arrière-garde est opérationnelle, avec un Achraf Hakimi bien géré et un Nayef Aguerd apte à tenir son rang. La profondeur de l'effectif pourrait également permettre à de jeunes éléments comme Abdelhamid Aït Boudlal de gratter du temps de jeu. Si le Maroc part avec l'avantage du terrain et du statut, le Mali n'a rien d'un outsider passif. Le sélectionneur Tom Saintfiet l'a répété : son équipe possède des armes offensives et vient pour jouer, pas seulement pour subir. Frustrés par leur nul contre la Zambie, les Maliens veulent frapper un coup et se replacer immédiatement dans la course à la qualification. Le Mali reste une sélection imprévisible, capable d'alterner phases de domination et transitions rapides, avec une intensité qui peut poser problème à n'importe quel adversaire. Dans une CAN où les écarts se réduisent, ce Maroc-Mali pourrait déjà dessiner les équilibres du groupe. Une victoire marocaine rapprocherait les Lions de l'Atlas des huitièmes de finale et renforcerait leur statut. Un faux pas, en revanche, relancerait totalement la concurrence. Devant un public attendu nombreux et bruyant, les joueurs marocains savent qu'ils devront allier maîtrise, intensité et efficacité pour faire la différence.