Le nouveau système de soutien dédié aux très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) commence à produire ses premiers effets. Le ministre délégué chargé de l'Investissement, de la Convergence et de l'Évaluation des politiques publiques, Karim Zidane, a annoncé ce lundi à la Chambre des représentants que 89 projets d'investissement ont déjà été approuvés, pour un montant global dépassant 1,28 milliard de dirhams (MMDH), à peine un mois et demi après le lancement officiel du dispositif. Répondant à une question orale sur les mécanismes de soutien à l'entreprise et l'encouragement de l'investissement, le responsable gouvernemental a précisé que ces projets devraient permettre la création d'environ 5.000 emplois directs, soulignant que le rythme actuel d'approbation laisse entrevoir un potentiel annuel pouvant atteindre 40.000 postes au profit des TPME. Karim Zidane a indiqué que le gouvernement poursuit le déploiement du système de soutien à travers plusieurs leviers, notamment le soutien de base, l'accompagnement des entreprises à caractère stratégique, ainsi que les mécanismes spécifiquement conçus pour les très petites, petites et moyennes entreprises. Selon lui, ces instruments ont contribué à instaurer une dynamique inédite de l'investissement à l'échelle nationale. Abordant, dans un second temps, la question de l'amélioration du climat des affaires, le ministre a fait savoir que 98 % des initiatives prévues dans la feuille de route 2022-2026 ont été lancées, avec un taux global de réalisation de 67% à ce stade. L'objectif, a-t-il assuré, est d'atteindre une mise en œuvre quasi complète d'ici la fin de l'année en cours. Zidane a insisté sur le fait que cette feuille de route traduit la volonté de l'Exécutif de renforcer la coordination entre les différents acteurs de l'écosystème de l'investissement, tout en poursuivant la simplification des procédures administratives et l'amélioration de la qualité des services rendus aux entreprises et aux porteurs de projets. Dans une optique de déconcentration et d'accélération des décisions, le ministre a rappelé que les projets dont le montant est inférieur à 250 millions de dirhams sont désormais traités au niveau régional. Les centres régionaux d'investissement (CRI) se voient ainsi confier la préparation, l'étude, la validation, la mise en œuvre et le décaissement des aides, notamment dans le cadre du dispositif destiné aux TPME. Une réforme de gouvernance qui, selon le gouvernement, vise à rapprocher l'investissement des territoires et à renforcer l'efficacité des politiques publiques en matière de soutien à l'entreprise.