Le dernier classement Henley Global Mobility Report qui indique les changement dans le monde en termes de mobilité, a indiqué dans son édition 2026 que le fossé entre les populations les plus mobiles et les moins mobiles au monde continue de se creuser. Le passeport marocain est classé à la 65ème position mondiale. L'indice Henley en 2026, basé sur les données exclusives de Timatic fournies par l'Association internationale du transport aérien (IATA), a montré que la solidité et l'influence des Etats était liée à leur passeport. Plus leur passeport ouvrait les portes à leurs ressortissants de se déplacer dans le monde, plus l'Etat se présente comme fort, influent et respecté. Dans ce cadre, le Maroc reste encore dans une situation où il peut mieux faire. Il a été classé à la 65ème place, son passeport permet d'ouvrir à ses ressortissants 70 destinations sans visa. Certains pays connaissent des progressions et d'autres des retours en arrière, signe de stagnation devant des places prises unes à unes par des pays à la diplomatie active. Les Emirats forment l'un des Etats dont l'ascension est fulgurante dans le classement. Au cours des deux dernières décennies, le pays n'a cessé de grimper dans le classement en profitant de l'élargissement continu des accords d'exemption de visa conclus avec différents pays. En haut du classement, quelques pays pays asiatiques sont toujours les mieux représentés. Leur population considérée comme riche et bien éduquée, en fait une base touristique très appréciée des pays. Ainsi, Singapour conserve la tête du classement en tant que passeport le plus puissant au monde depuis plusieurs années successives, offrant à ses détenteurs un accès à 192 pays sans visa. La deuxième et troisième place du classement sont occupées par le Japon et la Corée du Sud avec 188 destinations chacune, suivis par les pays de l'Union européenne qui profitent non seulement d'une base d'exemption de visa commune mais aussi d'autres intrants grâce à des accords bilatéraux. On retrouve parmi eux, le Danemark, le Luxembourg, l'Espagne, la Suède et la Suisse, qui occupent également la troisième position. Les pays de l'Union européenne, donnent accès à leurs citoyens à une grande liberté de circulation, ce qui les favorisent largement face à d'autres pays qui, ne bénéficient pas de réciprocité de reconnaissance de passeport. « Alors qu'un nombre record de passeports se concentrent désormais en tête du classement, ceux situés en bas restent de plus en plus isolés, mettant en évidence un élargissement marqué de l'écart mondial en matière de mobilité », regrettent les auteurs du Henley Passport Index. Au plus bas du classement se trouve, encore une fois, l'Afghanistan. Les détenteurs du passeport afghan ne peuvent voyager que vers 24 destinations sans visa. « L'écart de 168 destinations illustre de manière frappante l'ampleur des inégalités mondiales de mobilité en 2026 — une division qui s'est fortement creusée depuis 2006, lorsque la différence entre le passeport américain, alors en tête du classement, et celui de l'Afghanistan n'était que de 118 destinations », a noté le document. Le passeport américain qui a longtemps été le plus fort, est revenu dans le top 10 après plusieurs années de recul, quant au passeport britannique il poursuit sa baisse dans le classement, observée au cours de la dernière décennie. Les auteurs soulignent que ces restrictions de mobilité ne devraient plus avoir lieu surtout que l'année 2026 est annoncée comme record en termes de nombre de déplacements hors frontières attendues. Ils notent un déséquilibre qui s'accentue alors que l'IATA prévoit que les compagnies aériennes transporteront plus de 5,2 milliards de passagers dans le monde cette année. « Un nombre record de personnes devraient voyager en 2026. Les bénéfices économiques et sociaux indéniables générés par ces déplacements augmentent à mesure qu'ils deviennent plus accessibles. Mais si davantage de personnes disposent de la liberté économique de voyager, de nombreuses nationalités constatent qu'un passeport seul ne suffit plus pour franchir les frontières », a déclaré Willie Walsh, directeur général de l'IATA.