Le président des îles Canaries, Fernando Clavijo, a exprimé sa gratitude pour les efforts déployés par le Maroc en matière de contrôle des flux migratoires, à l'issue de sa visite dans la région de Souss-Massa. Les représentants des îles Canaries envisagent de créer des routes maritimes reliant les côtes marocaines aux côtes insulaires. A l'issue d'une visite officielle de deux jours dans la région de Souss-Massa, précisément à Agadir où le président des îles Canaries, Fernando Clavijo, a exprimé sa gratitude les « efforts extrêmement importants » déployés par le Maroc afin de contrôler les flux migratoires irréguliers en direction des îles espagnoles, grâce à une coopération qu'il juge « exemplaire », rapportent les médias espagnols. « Nous sommes conscients des pressions qu'ils subissent également en Afrique de l'Ouest, et l'engagement et la collaboration dont nous bénéficions sont assurément exemplaires », a-t-il déclaré après sa rencontre avec le Wali et le président du Conseil régional de Souss Massa, Saïd Amzazi et Karim Achengli. Il a en ce sens souligné la nécessité de construire des ponts avec le Maroc, en estimant que ne pas le faire et ignorer l'autre côté de l'Atlantique serait « une erreur stratégique que l'histoire ne nous pardonnerait pas ». Clavijo accompagné d'une importante délégation insulaire, a pu découvrir le travail des autorités marocaines, en particulier portuaires, créant un intérêt croissant pour une coopération dans ce secteur, qui était déjà au cœur de la visite. Selon la presse ibérique, la délégation espagnole qui s'est rendue à Agadir, aurait discuté la possibilité d'une ou plusieurs lignes régulières de transport de passagers et de marchandises entre le continent et les îles. Il a été souligné la possibilité d'établir de nouvelles voies de circulation, principalement axées sur le transport de marchandises notamment avec l'augmentation du trafic via le port d'Agadir ou via Dakhla et Tarfaya. Par ailleurs, les discussions ont également abordé l'option de la mise en place d'un service de ferry entre Tarfaya et Puerto del Rosario. Cette voie a déjà fait l'objet de propositions par le passé sans concrétisation, justifiant cela par la nécessité de création d'un poste de contrôle frontalier dans la capitale de Fuerteventura. La délégation insulaire a compris des négociateurs comme les présidents des autorités portuaires des deux provinces, Beatriz Calzada pour Las Palmas et Pedro Suárez pour Santa Cruz de Tenerife, ainsi que président de la fédération patronale du port, José Juan Socas, et du PDG de l'entreprise Astican, Germán Suárez et le directeur général de Boluda Shipping, Javier Climent. Au total, une soixantaine de personnes ont fait le déplacement vers Agadir, comprenant aussi des personnalités institutionnelles, comme la ministre des Universités Migdalia Machin, le vice-ministre Octavio Caraballo, le directeur général des Relations avec l'Afrique Luis Padilla, et de l'équipe de l'agence régionale Proexca. Le président des îles Canaries a rappelé qu'il s'agissait de sa troisième visite officielle au Maroc et qu'elle s'inscrivait dans le cadre d'un effort continu pour « tisser des liens et construire des ponts » en passant du discours sur la position stratégique des îles Canaries entre l'Afrique, l'Europe et l'Amérique à des actions concrètes. Enfin, le responsable a indiqué que ce voyage marquait le début d'une nouvelle phase dans le travail et l'agenda commun, avec des visites prévues en avril et d'autres réunions tout au long du mois de mars pour finaliser les accords commerciaux et faire progresser les relations déjà en cours.