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Les femmes PAMistes pour une "cheffe" de gouvernement et une réforme globale du Code de la famille
Publié dans Hespress le 21 - 06 - 2025

L'Organisation des femmes du Parti Authenticité et Modernité (PAM) a tenu, samedi, la troisième session de son Conseil national dans une atmosphère politique marquée par de profondes interrogations sur les enjeux actuels de l'autonomisation politique et économique des femmes, les défis liés à la réforme du Code de la famille, ainsi que sur la place de la femme dans le projet d'une société démocratique et moderniste.
©Mounir Mehimdate
Dans une allocution prononcée au nom de la direction collégiale du parti, Fatima Saâdi a souligné que « la question féminine traverse aujourd'hui un tournant décisif à bien des égards, en passant du combat des textes au combat du terrain ».
Elle a insisté sur le fait que le mouvement féministe, dans toutes ses composantes, se doit d'être présent avec force dans ce contexte, non pas uniquement en tant que voix revendicative, mais comme acteur de construction d'une dynamique féminine issue de la société et profondément enracinée en elle.
© Mounir Mehimdate
Fatima Saâdi a estimé que le trentième anniversaire de la Déclaration de Pékin représente une occasion symbolique d'interroger les acquis politiques et législatifs en matière de droits des femmes. Elle a plaidé pour un travail continu en vue de combler les écarts entre les sexes et de dépasser les formes classiques de plaidoyer, au profit d'un agenda stratégique global intégrant la question féminine dans toutes les dynamiques de développement.
La membre de la direction collégiale du Secrétariat général du PAM a critiqué la logique d'attribution de quotas restreints aux femmes dans les institutions représentatives, affirmant : « Le quota ne saurait, à lui seul, garantir l'émancipation politique espérée ; ce que nous visons, c'est un accès réel aux centres de décision ». Elle a également affirmé que la présence des femmes dans l'espace public ne doit pas être uniquement une réaction à des amendements législatifs, mais qu'elle doit reposer sur un projet et une vision féminine à même de générer une influence réelle.
© Mounir Mehimdate
Et de poursuivre que « l'octroi de quelques sièges au Parlement ou dans certaines institutions ne nous mènera pas à l'autonomisation politique à laquelle nous aspirons. Ce que nous visons, c'est l'accès aux véritables postes de décision ». Elle a ajouté que « le quota, à lui seul, ne suffit pas à garantir l'autonomisation. Nous sommes certes présentes dans les institutions législatives élues, mais la question féminine doit s'imposer à travers une participation stratégique capable d'exercer un impact tangible ».
Elle a souligné que l'approche des prochaines échéances électorales rend difficile la compétition des femmes sur un pied d'égalité avec les hommes, en dehors du dispositif des quotas. Selon elle, la véritable autonomisation passe inévitablement par une conquête culturelle et une transformation profonde des mentalités dominantes.
© Mounir Mehimdate
Fatima Saâdi a également rappelé que la lutte pour l'émancipation des femmes n'est pas seulement politique ou économique, mais fondamentalement culturelle. La réforme du Code de la famille, selon elle, doit être globale et répondre aux attentes du mouvement féministe, malgré la persistance de « voix dissonantes défendant des pratiques comme le mariage des mineures, que je trouve provocantes et inacceptables ».
Elle a déclaré qu' « au sein du mouvement féministe lui-même, il n'y a pas d'unanimité de discours. Certains continuent de soutenir le mariage des mineures. Cela me choque profondément, tout comme le fait qu'il existe encore des voix dissonantes qui appellent à tolérer de telles pratiques ». Elle a également souligné que « la question féminine est parfois instrumentalisée à des fins politiques ».
©Mounir Mehimdate
Pour sa part, Kouloub Faitah, présidente de l'Organisation des femmes du PAM, a affirmé que « l'engagement du parti en faveur de la femme marocaine est un choix de principe et non un simple slogan politique destiné à la consommation électorale ». Elle a ajouté que le parti, avec ses militantes et militants, se prépare activement aux prochaines élections, avec l'ambition claire de voir une femme diriger le prochain gouvernement, faisant ainsi allusion à la candidature de Fatima-Zahra Mansouri.
« Le parti, dans sa composante féminine et masculine, est désormais prêt à relever les prochains défis électoraux. Nous visons la première place et aspirons à ce qu'une femme préside le futur gouvernement (...) Nous ne renoncerons pas à notre ambition de voir notre sœur Fatima-Zahra Mansouri diriger le prochain Exécutif », a-t-elle ajouté.
Faitah a également salué les avancées enregistrées par les femmes marocaines ces dernières années, évoquant plusieurs textes législatifs majeurs, comme la loi de lutte contre les violences faites aux femmes, la criminalisation des violences numériques ou encore la loi encadrant le travail des employées de maison. Elle a toutefois plaidé pour la révision de ces lois afin de corriger les injustices subies par les femmes, notamment en ce qui concerne l'affiliation des travailleuses domestiques à la sécurité sociale ou la reconnaissance du cyberharcèlement.
Dans le même esprit, Zohour El Wahabi, vice-présidente du Conseil national du parti, a exprimé ses préoccupations quant à la faiblesse persistante de l'autonomisation politique des femmes, malgré l'intégration de l'approche genre dans plusieurs politiques publiques. Elle a appelé à une reconfiguration des mécanismes de participation et à leur élargissement pour inclure les actrices locales et régionales.
Dans une intervention prononcée au nom de la présidente du Conseil, elle a insisté sur la nécessité de dépasser une logique d'action conjoncturelle et d'élaborer une stratégie institutionnelle pérenne, centrée sur le renforcement de l'organisation interne du parti, l'amélioration de la communication entre le centre et les régions, et la consolidation d'une participation féminine effective dans les processus de prise de décision politique.
La rencontre a également été marquée par la signature d'une convention de partenariat entre l'Organisation des femmes du PAM et l'Académie du parti. Plusieurs membres du gouvernement et dirigeants du parti y ont pris part, parmi lesquels Mohamed Mehdi Bensaid, ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Leila Benali, ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Amal Fallah Seghrouchni, ministre de la Transition numérique et de la Réforme de l'administration, ainsi que d'autres ministres et secrétaires d'État.


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