La France est déterminée à établir un nouveau traité bilatéral avec le Maroc doté d'une forte dimension parlementaire visant à renforcer davantage les relations existantes entre les deux pays ont affirmé, vendredi à Rabat, le président du Sénat français, Gérard Larcher et la présidente de l'Assemblée nationale française, Yaël Braun-Pivet. Dans une déclaration à la presse à l'issue de leur entretien avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita, les deux responsables français ont souligné que la France et le Maroc s'acheminent vers la la conclusion d'un nouveau traité bilatéral à l'instar du traité d'Aix la chapelle conclu entre la France et l'Allemagne et le traité du Quirinal relatif à la coopération franco-italienne. Le président du Sénat a, dans ce contexte, relevé que ce nouveau traité « en préparation » entre le Maroc et la France s'inscrit dans une perspective de long terme, souhaitant à cet égard à ce que ce traité ait une dimension parlementaire. Par ailleurs, M. Larcher a mis en avant l'importance de la tenue de la 5è session du Forum parlementaire Maroc-France, organisé à la Chambre des représentants, sous la présidence conjointe des présidents des deux Chambres du Parlement marocain et de leurs homologues de l'Assemblée nationale et du Sénat français. Lire aussi: Forum maroco-français : la France maintient son appui à l'intégrité territoriale du Royaume Il a, dans ce sens, salué l'engagement du Royaume du Maroc sur la scène internationale, notamment pour la paix au Moyen-Orient et la stabilité au Sahel, estimant que Paris et Rabat ont des « messages communs à porter » auprès de l'Union européenne, du Parlement européen et des Parlements nationaux. Pour sa part, la présidente de l'Assemblée nationale française a souligné que cette rencontre avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita, vient couronner une visite marquée par la volonté des deux pays de se projeter vers l'avenir ». « Ce traité va lier la France et le Maroc dans une coopération plus que jamais renforcée et nous souhaitons qu'il ait une forte dimension parlementaire », a-t-elle affirmé, ajoutant que les deux pays partagent non seulement des « intérêts communs », mais aussi des « ambitions communes » dans un monde en pleine mutation. « Nous devons donc réaffirmer puissamment qui sont nos alliés et nos amis. En Afrique, le Maroc fait partie de ceux avec qui la France souhaite travailler », a-t-elle insisté.