D'après des calculs astronomiques, le mois de Ramadan devrait compter trente jours cette année au Maroc. La célébration de l'Aïd Al-Fitr serait ainsi attendue le samedi 21 mars, sous réserve de la confirmation officielle fondée sur l'observation du croissant lunaire. Les calculs astronomiques indiquent que l'Aïd al-Fitr pourrait être célébré au Maroc le samedi 21 mars. Selon ces estimations, le mois sacré de Ramadan devrait compter ses trente jours pleins, la visibilité du croissant lunaire annonçant le début du mois de Chawal étant jugée très improbable dans la soirée du 29 Ramadan, correspondant cette année au 19 mars. Ces données proviennent des calculs réalisés par Ibrahim Akhyam, chercheur marocain spécialisé dans la science du temps et membre de Islamic Crescents Observation Project (Projet d'observation des croissants islamiques – ICOP), une initiative internationale consacrée au suivi et à l'étude de l'observation des croissants lunaires. Selon lui, plusieurs paramètres astronomiques ne réunissent pas les conditions scientifiques habituellement requises pour confirmer la visibilité du croissant lunaire à l'œil nu au Maroc ce soir-là. D'après les données astronomiques, la conjonction lunaire — moment où la Lune et le Soleil se trouvent alignés — devrait se produire le jeudi 19 mars à 01h25 (heure de Greenwich). À ce moment précis, le Soleil se situera à la fin de la constellation des Poissons après avoir parcouru près de 29 degrés dans ce signe, tandis que la Lune aura déjà entamé sa progression dans la constellation du Bélier. Le spécialiste explique que plusieurs indicateurs déterminants sont analysés pour évaluer la possibilité d'observer le croissant lunaire. Parmi ces critères figurent notamment la distance angulaire entre la Lune et le Soleil, appelée élongation, la hauteur du croissant au-dessus de l'horizon au moment du coucher du Soleil, ainsi que la durée pendant laquelle la Lune reste visible après ce coucher. Dans le cas du 19 mars, plusieurs de ces paramètres resteraient en dessous des seuils habituellement nécessaires pour permettre une observation fiable. Par exemple, la distance angulaire entre la Lune et le Soleil devrait atteindre environ neuf degrés, alors que les critères classiques utilisés par de nombreux observateurs exigent généralement une séparation d'au moins douze degrés pour espérer une observation possible. D'autres indicateurs confirment cette tendance. L'arc de lumière du croissant et la durée de sa présence dans le ciel après le coucher du Soleil demeureraient également insuffisants. Selon les calculs présentés par le chercheur, la Lune devrait rester visible environ 42 minutes après le coucher du Soleil, alors que les observations réussies nécessitent généralement une durée d'au moins 48 minutes. Le spécialiste précise par ailleurs que l'âge du croissant lunaire — c'est-à-dire le temps écoulé depuis la conjonction — serait d'environ 17 heures et 50 minutes au moment du coucher du Soleil dans la ville de Dakhla. Cette durée est généralement considérée comme relativement courte pour permettre une observation visuelle du croissant dans de bonnes conditions. Compte tenu de ces différents éléments, la visibilité du croissant lunaire dans la soirée du 19 mars apparaît donc très improbable au Maroc. Dans ce scénario, le mois de Ramadan serait complété à trente jours, ce qui fixerait la célébration de l'Aïd al-Fitr au samedi 21 mars. Le chercheur souligne toutefois que la date de la fête pourrait varier dans certains pays musulmans. Plusieurs États pourraient en effet annoncer l'Aïd dès le vendredi 20 mars, notamment ceux qui ont entamé le Ramadan un jour avant le Maroc ou ceux qui recourent à des instruments optiques, tels que des télescopes, pour faciliter l'observation du croissant lunaire. Enfin, le spécialiste rappelle que les calculs astronomiques constituent avant tout un outil scientifique permettant d'anticiper les conditions d'observation. Au Maroc, la détermination officielle du début des mois lunaires demeure fondée sur l'observation visuelle du croissant, conformément à la tradition religieuse et aux procédures adoptées par les autorités compétentes.