À l'approche des prochaines élections législatives prévues le 23 septembre, la question de la participation de la Diaspora refait, encore une fois, surface. Ainsi, le Conseil civil démocratique de la migration marocaine dénonce l'absence de participation politique des Marocains résidant à l'étranger. L'organisation estime que cette situation constitue une entorse aux principes constitutionnels et un recul démocratique. Le Conseil civil démocratique de la migration marocaine a, à cet égard, exprimé sa vive indignation face à la poursuite de l'exclusion des Marocains résidant à l'étranger du processus électoral législatif, dont la tenue est prévue le 23 septembre prochain. L'instance considère que cette mise à l'écart traduit une forme de dévalorisation et porte atteinte à la dignité des citoyens concernés. « Suite à l'adoption par le Conseil de gouvernement d'un décret fixant au 23 septembre 2026 la date des élections législatives, sur la base de la loi organique n° 53.25 relative à la Chambre des représentants, nous constatons avec une profonde inquiétude que ce cadre juridique consacre une nouvelle fois l'exclusion des Marocains résidant à l'étranger de leur droit légitime à une participation politique pleine et entière », souligne-t-il. Et d'insister : « cette situation constitue une contradiction manifeste avec les dispositions de la Constitution du Royaume du Maroc, qui stipule explicitement l'égalité de tous les Marocains en droits et en devoirs ». Selon le Conseil, empêcher les Marocains établis hors du Royaume d'exercer pleinement leur droit à la participation politique constitue une contradiction manifeste avec les dispositions de la Constitution, qui garantissent l'égalité de tous les citoyens marocains en matière de droits et de devoirs. L'organisation souligne également que cette situation reflète une orientation préoccupante visant à maintenir des millions de Marocains du monde à l'écart de la vie politique nationale. Une démarche jugée en décalage avec les droits constitutionnels et avec les orientations royales réitérées appelant à garantir aux membres de la diaspora une citoyenneté pleine et entière, notamment à travers la participation politique et la représentation parlementaire. cette mesure « constitue un déni des droits constitutionnels et un mépris manifeste des orientations royales répétées qui ont clairement appelé à garantir aux Marocains du monde l'exercice plein de leur citoyenneté, notamment leur droit à la participation politique et à la représentation parlementaire », estime l'Instance. Pour le Conseil civil de la migration, l'exclusion de plus de 15% de la population marocaine de toute représentation au sein de l'institution législative constitue un sérieux revers pour le processus démocratique et pour le principe d'égalité dans la participation politique. Une telle situation, poursuit-il, risque également de remettre en cause les avancées réalisées dans la consolidation de l'État de droit. L'instance met en garde contre les répercussions politiques, économiques et sociales d'une telle exclusion. Parmi les conséquences évoquées figurent le sentiment d'une citoyenneté incomplète chez les Marocains du monde, l'érosion de la confiance envers les institutions, mais aussi la perte d'expertises et de compétences utiles en matière de gouvernance, d'administration et de pratiques démocratiques. Le Conseil souligne par ailleurs que la diaspora marocaine a toujours joué un rôle important dans les transformations économiques, sociales et culturelles du Royaume. Elle demeure également, selon lui, l'un des principaux relais de défense des grandes causes nationales, notamment la question de l'intégrité territoriale et le rayonnement du Maroc à l'international. Dans un autre contexte, l'organisation a également critiqué certaines déclarations récentes attribuées au ministre de l'Industrie et du Commerce, estimant qu'elles sont « irresponsables » et portent atteinte à la dignité des Marocains résidant à l'étranger, tout en étant contraires aux valeurs de respect et de considération mutuelle propres à la société marocaine.