Les répercussions de "l'affaire Cornella" continuent de secouer le paysage footballistique espagnol. Selon le quotidien Marca, les incidents survenus lors du match amical entre l'Espagne et l'Égypte pourraient avoir des conséquences bien au-delà du terrain, notamment dans la course à l'organisation de la finale du Mondial 2030. D'après un rapport interne de la Fédération royale espagnole de football, les chants jugés racistes et offensants ont été localisés dans une zone précise du stade de l'Espanyol, entre les secteurs 108 et 110. Parmi les slogans relevés : des propos à connotation religieuse et discriminatoire, des chants hostiles visant des figures politiques et des insultes visant le gardien Joan García Bien que ces comportements n'aient pas concerné l'ensemble du stade, leur gravité a entraîné l'activation immédiate du protocole de l'UEFA, avec des avertissements diffusés dans l'enceinte. Les autorités espagnoles ont rapidement ouvert une enquête. Le parquet a été saisi, tandis que les forces de sécurité analysent les images afin d'identifier les responsables. Selon les conclusions, les faits pourraient relever : soit de sanctions pénales liées à des actes de haine, soit de mesures disciplinaires sportives Le règlement de la FIFA prévoit en effet des sanctions pouvant aller d'amendes à la fermeture partielle de tribunes. Un impact potentiel sur le Mondial 2030 Au-delà du cadre national, l'affaire a trouvé un écho au Maroc, coorganisateur de la Coupe du monde 2030 avec l'Espagne et le Portugal. Toujours selon Marca, certains médias marocains ont mis en avant ces incidents pour questionner la capacité des stades espagnols à lutter efficacement contre le racisme. Dans un contexte de concurrence entre plusieurs villes — notamment Casablanca, Madrid et Barcelone — pour accueillir la finale, ces événements pourraient influencer les décisions à venir. L'affaire a pris une dimension encore plus sensible avec l'évocation de Lamine Yamal, jeune star de la sélection espagnole d'origine marocaine. Son profil incarne la diversité du football espagnol, donnant à ces incidents une portée symbolique liée aux questions d'identité et de coexistence culturelle. D'un simple dérapage dans les tribunes, "l'affaire Cornella" s'est transformée en dossier aux multiples dimensions — sportive, juridique et politique. À l'approche du Mondial 2030, ces événements pourraient peser sur l'image de l'Espagne sur la scène internationale, dans une compétition où chaque détail compte, y compris en dehors du terrain.