Les premières négociations visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient se sont achevées sans accord dimanche à Islamabad. Le vice-président américain JD Vance a pointé du doigt le refus de Téhéran d'accepter les conditions américaines, tandis que l'Iran dénonce des exigences « déraisonnables » tout en minimisant l'impact de ce premier échec. Après une nuit de tractations marathon au Pakistan, la délégation américaine a quitté le pays dimanche matin sur un constat d'échec. Les États-Unis imputent directement cette impasse diplomatique à la République islamique. Le vice-président JD Vance a tranché avant son départ en affirmant qu'« ils ont choisi de ne pas accepter nos conditions ». Affichant une position inflexible, il a tenu à souligner que les conséquences de ce blocage pèseraient bien plus lourdement sur son interlocuteur, ajoutant : « Nous n'avons pas trouvé d'accord et je pense que c'est une mauvaise nouvelle pour l'Iran, bien plus que ce ne l'est pour les États-Unis d'Amérique. » Du côté iranien, le ton se veut pragmatique, mais tout aussi accusateur. La télévision d'État a rapidement attribué l'échec de ce premier cycle de discussions aux « demandes déraisonnables » formulées par la partie américaine. Esmaeil Baqaei, porte-parole de la diplomatie iranienne, a par ailleurs relativisé l'absence de compromis immédiat, soulignant que personne n'envisageait une résolution miracle. Il a expliqué qu'« il était évident dès le départ que nous ne devions pas nous attendre à atteindre un accord en une seule session. Personne ne s'y attendait », justifiant cela par un climat lourd, marqué par « une atmosphère de suspicion et de méfiance ». La difficulté de ces pourparlers de paix réside notamment dans l'élargissement des sujets abordés. Selon Baqaei, « la complexité des problèmes et des conditions entourant les négociations » a empêché toute avancée rapide. L'introduction de nouvelles exigences lors de ce cycle à Islamabad a particulièrement ralenti le processus. Le diplomate a ainsi précisé que « lors de ce cycle, de nouveaux sujets ont été ajoutés, notamment la question du détroit d'Ormuz et les dossiers régionaux, chacun avec ses propres conditions et considérations spécifiques ». L'ajout de ce point de passage géostratégique crucial et la multitude de dossiers régionaux annexes rendent un accord global extrêmement difficile à court terme. Malgré cet échec initial, l'Iran laisse la porte ouverte à la poursuite des efforts diplomatiques régionaux. Le porte-parole du ministère a assuré être « sûr que nos contacts avec le Pakistan, ainsi que nos autres amis dans la région, se poursuivront ».