La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) va lancer un programme de transition écologique du tourisme pour les pays situés en zones côtières. Ce programme inclut le Maroc, la Türkiye et l'Égypte. Avec le soutien du Fonds pour l'environnement mondial, ce programme de soutien à la transition écologique dans le tourisme est destiné à ces pays en raison de leurs rives en Méditerranée, en Atlantique et en mer Rouge, qui sont essentielles pour leurs économies. Elles constituent des « pôles majeurs de tourisme côtier pour ces pays, attirant des millions de visiteurs chaque année », note la banque européenne. Cette initiative, dont le Maroc profitera, s'inscrit dans un programme appelé iCOAST (« Approches collaboratives intégrées pour un tourisme durable »), qui vise à rendre le tourisme plus écologique, plus durable, moins polluant et mieux encadré au niveau réglementaire, et également à moderniser le secteur. Le programme en question se fait en collaboration avec les gouvernements et les acteurs du tourisme de 14 pays. Il est le fruit d'un partenariat entre plusieurs institutions internationales, avec un financement du Fonds pour l'environnement mondial (FEM), une gestion par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), en partenariat avec six institutions internationales dont la BERD fait partie. La BERD a annoncé qu'une première enveloppe de 300 000 dollars a été accordée pour préparer le projet (études, experts, concertation, etc.). Cette phase initiale permettra de financer des études d'impact, des consultations avec les acteurs concernés ainsi que des analyses environnementales et sociales, en vue de mettre en place un cadre réglementaire et opérationnel adapté aux enjeux du tourisme durable dans chacun des pays. Une fois utilisée, la subvention de préparation de projet (Project Preparation Grant – PPG) permettra à la BERD de préparer la demande officielle d'approbation. Ces trois destinations touristiques majeures sont fortement dépendantes de ce secteur pour leur croissance économique. Au Maroc, le tourisme constitue un pilier de l'économie, générant des devises, soutenant l'emploi et dynamisant des secteurs clés comme l'hôtellerie, le transport et l'artisanat. De même, en Égypte, ce secteur représente une source essentielle de revenus grâce à l'attractivité de son patrimoine historique et de ses stations balnéaires, contribuant fortement à la balance des paiements. En Turquie, le tourisme joue un rôle stratégique dans la croissance économique, en soutenant un large écosystème d'activités liées aux services et aux infrastructures. Les trois pays disposent de longues façades maritimes, rendant le tourisme côtier très important dans leur développement économique, même s'il n'est pas exploité de la même manière. « Chaque pays ciblé a élaboré des politiques nationales visant à favoriser des transitions écologiques et à réduire l'impact environnemental du secteur touristique », a indiqué la BERD sur son site officiel. Ces politiques et plans stratégiques nationaux, poursuit la banque européenne de développement, s'alignent également sur les objectifs de la nouvelle initiative mondiale du Fonds pour l'environnement mondial (GEF), à savoir le programme « Integrated Collaborative Approaches for Sustainable Tourism » (ou « iCOAST »), qui vise à transformer le secteur du tourisme en créant un cadre politique et réglementaire favorable.