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Au Maroc comme ailleurs, les tensions mondiales ravivent le risque alimentaire
Publié dans Hespress le 27 - 04 - 2026

Les grandes crises géopolitiques ne restent jamais confinées aux cartes et aux chancelleries. Elles finissent toujours par s'inviter dans le quotidien, parfois de manière brutale. Au Maroc, cela passe aujourd'hui par une question simple mais lourde de conséquences : combien coûte se nourrir, et pour combien de temps encore ?
La montée des tensions autour du détroit d'Ormuz, point de passage stratégique par lequel transite près d'un cinquième du pétrole mondial, a déjà produit ses premiers effets. La hausse des prix du brut entraîne mécaniquement celle du transport, de la production et, en bout de chaîne, des produits alimentaires.
Dans un pays où une partie importante de l'approvisionnement dépend de l'extérieur, le choc est loin d'être abstrait.
Une fragilité déjà installée
Les signaux d'alerte ne datent pas d'hier. Selon des données récentes publiées par Arab Barometer, une proportion significative de Marocains déclare avoir déjà manqué de nourriture faute de moyens financiers.
L'enquête, menée entre août et novembre 2025, montre que près d'un répondant sur deux affirme avoir été confronté à cette situation au moins une fois. Un indicateur qui dépasse la simple difficulté passagère et renvoie à une vulnérabilité plus profonde.
Car le problème ne tient pas seulement aux hausses ponctuelles des prix. Il s'inscrit dans une structure économique où le moindre choc externe se répercute rapidement sur le panier de la ménagère.
Effet domino : énergie, transport, agriculture
Le lien entre tensions géopolitiques et sécurité alimentaire est direct. Quand le pétrole augmente, toute la chaîne suit : coût du transport, prix des intrants agricoles, notamment les engrais, puis celui des produits finis.
Les perturbations actuelles, alimentées par l'escalade entre Iran d'un côté et États-Unis et Israël de l'autre, illustrent ce mécanisme. La simple menace sur la circulation maritime dans le Golfe suffit à désorganiser les marchés.
Et les effets ne sont pas immédiats uniquement. Une hausse du coût des intrants aujourd'hui peut se traduire, dans quelques mois, par une baisse de la production agricole mondiale. Avec, à la clé, une pression supplémentaire sur des produits de base comme le blé ou le riz.
Une région particulièrement exposée
Le constat est partagé par les grandes institutions internationales. Le Programme alimentaire mondial alerte sur le risque de voir des dizaines de millions de personnes basculer vers l'insécurité alimentaire si les tensions se prolongent.
De son côté, la Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture pointe la vulnérabilité particulière de la région MENA, fortement dépendante des importations et donc exposée aux ruptures d'approvisionnement et aux chocs de prix.
Le Maroc n'échappe pas à cette équation. Malgré des efforts de modernisation agricole, le pays reste tributaire des marchés internationaux pour plusieurs produits essentiels.
Dans ce contexte, chaque variation des prix internationaux se répercute rapidement sur le budget des ménages. Et pour une large frange de la population, la marge de manœuvre est quasi inexistante.
Les données du même baromètre montrent que la majorité des foyers évolue avec un équilibre financier fragile. Une hausse, même limitée, peut suffire à désorganiser les dépenses essentielles.
C'est là que le risque devient politique autant qu'économique : quand l'accès à l'alimentation devient incertain, c'est la cohésion sociale qui se trouve sous tension.
Problème structurel ou crise passagère?
Le constat posé par les analystes est clair : l'insécurité alimentaire dans la région ne relève pas d'un accident, mais d'un déséquilibre structurel. Dépendance aux importations, faiblesse des filets sociaux pour certaines catégories, exposition aux chocs externes... autant de facteurs qui se cumulent.
Dans ce cadre, les tensions internationales agissent comme un révélateur. Elles ne créent pas la fragilité, elles l'exposent.
La question, désormais, n'est plus seulement de gérer l'urgence. Elle est de savoir si le modèle actuel permet réellement d'absorber des crises à répétition — ou s'il continuera, à chaque secousse, à renvoyer les mêmes inquiétudes jusque dans les cuisines des ménages marocains.


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