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Le SG national du SIMSP explique la démission de plus de 300 médecins du public
Publié dans Hespress le 19 - 04 - 2019

Les médecins du public ont, semble-t-il, opté l'escalade. 305 médecins du secteur public ont déposé leurs démissions au niveau de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Cette vague de démissions intervient suite au « désintérêt » que porte le gouvernement au dossier revendicatif des médecins du public. Toutefois, les démissions des médecins sont actuellement en état de « blocus » au niveau du ministère de la Santé. Les détails.
« On proteste, on organise des sit-in devant le ministère de la Santé et le Parlement, on fait des grèves, on dépose nos démissions, on porte des blouses noires en signe de deuil national sur le système de santé publique, mais en vain. On fait ce qu'on peut avec les moyens du bord et le gouvernement poursuit sa politique de sourde oreille. À la fin, on verra qui va remporter la bataille », a d'emblée déclaré à Hespress Fr Dr El Mountadar Alaoui, secrétaire général national du syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMSP).
Le bras de fer a l'air de se serrer entre les médecins du public et le gouvernement. En effet, précise le SG national du SIMSP, ces 305 médecins ont déposé leurs démissions comme signe de protestation face au «désintérêt du gouvernement sur les conditions catastrophique au sein des hôpitaux publics qui ne font qu'empirer, ce qui mène à des conflits entre le personnel médical et le citoyen ».
Ce n'est pas la première vague de démission observée du côté des médecins du public. En novembre 2018, 50 médecins ont déposé leurs démissions au niveau de la région de l'Oriental, 30 au niveau à Ouarzazate et 131 à Casablanca. Au total, 210 démissions ont été déposées jusqu'à fin 2018, précise Dr Alaoui.
Interrogé sur un cas similaire d'un chef de service au centre d'oncologie d'Oujda qui a également déposé sa démission, mais vu l'état de blocus au niveau du ministère de la Santé, il a opté pour l'absentéisme au lieu de poursuivre son travail en attendant une réponse de son ministère de tutelle. Dr Alaoui a été catégorique dans sa réponse.
«Aujourd'hui, les médecins publics sont mécontents et furieux. C'est une demande administrative qu'ils ont effectuée. On est réglementaire. Il est vrai que les conditions de travail au sein des hôpitaux publics sont désastreuses, ce qui mène à des accrochages entre médecins-personnel médical et les citoyens, mais on ne déserte pas, on attend, on fait notre travail en espérant que notre mouvement de lutte mène à un résultat avec le gouvernement », affirme notre interlocuteur.
Pour lui, les médecins du public « demandent au moins à ce que leur démission soit approuvée par le ministère de la Santé, du moment où le gouvernement ne semble pas vouloir répondre » à leurs doléances.
« Cela fait des années que nous luttons, mais rien ne semble faire bouger les choses », s'indigne Dr Alaoui.
Et de marteler: « Ils ne veulent pas accepter nos démissions ce qui nous mène à poursuivre malheureusement notre travail dans de mauvaises conditions. On crie, on proteste, on continue notre mouvement malgré le manque manifeste en effectifs et en personnels médical et paramédical, malgré le manque flagrant en matériel bio médical. On continu dans ces conditions catastrophiques au service du citoyen et on espère bien que le citoyen est conscient de ces problèmes ».
Concernant les pourparlers avec le ministère de la Santé, Dr Alaoui affirme que le gouvernement connait à l'avance leur dossier revendicatif. « On nous a d'ores et déjà demandé ce que nous voulons, ils savent exactement quelles sont nos revendications, et quelles sont les failles qui entravent le bon fonctionnement de l'hôpital public. Notre dossier est déjà entre leurs mains depuis l'époque de l'ancien ministre Houcine El Ouardi», précise-t-il.
Notre interlocuteur enchaîne, que le syndicat a malgré tout expliqué, encore une fois, la situation au département d'Anass Doukkali et son équipe technique, qui a « reconnu la légitimité » de leur dossier à travers notamment plusieurs documents signés, premièrement avec l'ancien ministre El Ouardi, le 21 décembre 2015, et sous la tutelle de Doukkali deux fois le 26 octobre et le 24 décembre 2018, détaille-t-il. Ce qu'ils attendent aujourd'hui c'est « une réponse claire et nette du gouvernement qui, jusqu'à présent fait montre d'un total désintérêt» face àces doléances.
Dans ce sens, Dr Alaoui a déclaré à Hespress Fr que les médecins du secteur public demandent au gouvernement « la mise en œuvre » de leur dossier revendicatif qu'ils connaissent déjà.
« On attend l'amélioration des conditions de travail pour les médecins et le personnel médical du public au sein des hôpitaux, et l'amélioration des conditions d'accueil du citoyen marocain en premier lieu. Il y a incidemment, bien sûr, la motivation du personnel médical à travers l'application de l'indice 509 en entier avec les compensations, alors que notre effectif ne dépasse pas les 11.000 médecins dans le secteur public qui répondent à plus de 80% des demandent de soins soit 30 millions de Marocains, qui dans la plupart des cas ne possèdent pas de couverture médicale ».
Et enfin, Dr Alaoui déplore que «les médecins du public ne voulaient pas arriver à ce stade, à savoir déposer des démissions collectives, mais les mois passent les années passent et il n'y a toujours aucune réaction de la part du gouvernement ».


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