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Développement social : Le Maroc chute dans le classement mondial SPI 2019
Publié dans Hespress le 23 - 09 - 2019

Le Maroc est l'un des pays les plus développés sur le continent africain, aux niveaux aussi bien économique que social. Mais les réalisations du royaume sur ce dernier niveau sont loin d'être suffisantes, comme en témoigne sa régression dans le classement mondial du développement social pour l'année 2019.
Sans surprise, le top 5 du classement est dominé par la Norvège (1er), le Danemark (2e), la Suisse (3e), la Finlande (4e) et la Suède (5e).
Le royaume, quant à lui, est passé de la 76e position en 2018 du classement Social Progress Imperative Index (SPI) à la 82e en 2019, sur un total de 149 pays. Dans la région de l'Afrique du Nord, le Maroc reste devancé par la Tunisie (51e) et l'Algérie (79e), mais dépasse tout de même l'Egypte (96e). Pour ce qui est de la Libye, le classement indique une absence de données.
Le classement, qui se base sur une analyse de 3 facteurs, notamment les besoins humains basiques, les fondements du bien-être ainsi que les opportunités, indique que le royaume se positionne dans un niveau « normal » pour les réalisations sur ces niveaux. Ainsi, le Maroc se classe 66e pour ce qui est des besoins humains basiques, 90e pour les fondements du bien-être et 92e pour ce qui est des opportunités.
Il fait bon de vivre au Maroc, mais...
Le Maroc affiche de bons scores au niveau des besoins basiques, puisqu'il se maintient à un niveau « normal » pour ce qui est de la nutrition et de la couverture médicale basique (88e), « normal » pour l'accès à l'eau et aux sanitaires (94e), « plus que satisfaisant » pour le logement (45e), et « satisfaisant » pour la sécurité (47e), il n'en demeure pas moins que le royaume a encore du chemin à faire pour ce qui est des deux autres indicateurs.
En effet, pour ce qui est des fondements du bien-être, les performances du royaume n'ont rien de « spécial », puisque l'accès au savoir (101e), l'accès à l'information (65e), et la Santé et le bien-être (90e) se positionnent à un niveau « normal », alors que la qualité de l'environnement (94e) pousse à tirer la sonnette d'alarme et place à niveau « insuffisant ».
Concernant l'indicateur des opportunités, qui prend en considération les libertés individuelles et les disparités socio-économiques, le Maroc devrait déployer plus d'efforts au niveau des droits individuels (104e) et de l'inclusion sociale (110e). En effet, les données du classement indiquent que le Maroc se place à un niveau « plus qu'insuffisant » pour ces deux domaines, notamment pour ce qui est de l'inclusion politique, de la liberté religieuse, de l'intégration de minorités, mais aussi l'égalité des opportunités politiques entre les différentes classes socio-économiques. Toutefois, le royaume affiche un score « normal » pour ce qui est des libertés individuelles et de l'accès à l'éducation supérieure.
... on peine toujours à réduire les disparités
La question de la lutte contre les disparités socio-économiques n'a jamais été mise de côté pour les différents gouvernements qu'a connus le royaume. Aujourd'hui, le débat est de plus en plus axé sur les moyens et initiatives pour la lutte contre les inégalités sociales, surtout que le Maroc affiche une « anomalie » assez notable pour ce qui est de sa croissance.
En effet, si le royaume est en train de s'imposer en tant que référence économique sur le continent africain, grâce à son potentiel économique, ses ressources naturelles, technologiques et humaines, il n'en demeure pas moins que la croissance ne se fait pas au même niveau. Le problème qui se pose aujourd'hui réside dans le fait que les grandes villes évoluent à un rythme important, alors que le monde rural ne suit pas forcément la tendance.
Selon les explications d'Omar Kettani, professeur d'économie à l'Université Mohammed V de Rabat, le Maroc dispose d'un potentiel de croissance important, mais il faudrait arrêter de négliger le monde rural. « On devrait construire plus d'universités et d'hôpitaux dans les régions recluses du royaume, et non pas se limiter à laisser leur contribution tourner autour de l'agriculture », indique-t-il, rajoutant que le Maroc ne devrait plus limiter son économique au secteur agricole seulement, mais d'explorer et investir réellement dans d'autres secteurs d'activité.
Cela dit, il s'avère un peu « difficile » de réaliser cet objectif, surtout que l'on ne peut pas concevoir un modèle de développement à travers lequel on arriverait à porter de petites villes, ainsi que le monde rural, au même niveau que celui de mégapoles telles que Casablanca, Rabat ou Tanger.
Le Maroc devrait réaliser son potentiel socio-économique
Le royaume devrait par ailleurs revoir sa stratégie économique, surtout que l'on devrait comprendre que, si on est bien l'un des pays les plus avancés sur l'industrie automobile, nous restons actuellement une source de main d'œuvre en premier lieu. Le Maroc est bien un pays producteur de véhicules et de différents composants automobiles, mais son rôle se limite justement à la production. La conception et les postes de responsabilité du secteur sont souvent occupés par des profils étrangers, ce qui nous place dans une position si l'on peut dire « inférieure ».
Le Maroc dispose bien de talents qui n'ont rien à envier aux étrangers, mais le problème qui persiste réside dans le « manque » d'opportunités intéressantes et adéquates. Selon Hicham Ouazi, consultant en recrutement, aujourd'hui, bon nombre de profils marocains choisissent de poursuivre leurs études et carrières à l'étranger, du fait que le marché local ne répond pas forcément à leurs attentes. Ceux-ci arrivent d'ailleurs à occuper des postes intéressants dans leurs pays d'accueil, et l'on fait appel à eux, parfois, pour des projets au sein du royaume.
Le challenge serait donc de mettre en place et d'adopter un modèle qui comprendrait les différentes classes socio-économiques, et établir un plan de croissance soutenue sur les différents niveaux, tout aussi bien qu'en valorisant ses ressources humaines.


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