SpaceX a annoncé le rachat de xAI, réunissant sous une même structure deux des entités les plus stratégiques d'Elon Musk. L'opération, publiée discrètement sur le site de la société spatiale, porte la valorisation combinée à 1 250 milliards de dollars, un record absolu pour une entreprise privée. Selon Bloomberg, cette consolidation prépare également l'introduction en bourse de SpaceX, potentiellement dès juin 2026. Le rapprochement s'explique par une logique industrielle assumée. Alors que SpaceX affiche une rentabilité dopée par Starlink, qui représente désormais 80 % de ses revenus, xAI brûle près d'un milliard de dollars par mois pour rattraper OpenAI, Google et Anthropic. L'opération offre ainsi aux investisseurs de xAI une perspective de liquidité grâce à l'IPO en préparation. Dans son mémorandum, Elon Musk expose une vision radicale : les centres de calcul terrestres ne pourront plus suivre l'explosion de la demande en IA. L'orbite terrestre, elle, offre un ensoleillement permanent et élimine le besoin de systèmes de refroidissement massifs. SpaceX a déjà déposé une demande auprès de la Commission fédérale des communications pour lancer jusqu'à un million de satellites, chacun conçu comme un datacenter spatial. Cette fusion intervient dans un contexte où les technologies de Musk s'étendent aux secteurs stratégiques. Le Pentagone utilise le chatbot Grok de xAI pour l'analyse de données sensibles, tandis que SpaceX cumule contrats de défense, missions habitées pour la NASA, gestion de X (ex-Twitter) et exploitation d'une constellation représentant deux tiers des satellites actifs en orbite. L'opération attire néanmoins l'attention du CFIUS, le comité américain chargé de scruter les investissements étrangers dans les secteurs critiques, certains investisseurs de xAI étant basés au Qatar et à Abou Dhabi. Les documents déposés au Nevada confirment que Space Exploration Technologies Corp. devient « membre gérant » de X.AI Holdings. L'ensemble conservera le nom SpaceX, sans création d'une nouvelle structure ombrelle, consolidant ainsi le cœur de l'empire technologique d'Elon Musk.