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Virginité... du côté des Eves
Publié dans Jeunes du Maroc le 27 - 01 - 2006

Cet article a pour but essentiel de compléter l'article « Vierge jusqu'à la mort... enfin... presque ! » de Mohammed Slimani, car les choses y sont vues d'un œil masculin et je crois que de l'autre côté du miroir, les femmes ont aussi leur mot à dire, vu que ce sujet (hymen, tissu post-nuptial et autres...) les touche elles en premier lieu, puis leur compagnon en second plan.
Pour les filles, le concept de virginité a changé, du moins pour la plupart. Cela dépend généralement du milieu social où elles vivent et de l'éducation qu'elles ont reçu, mais aussi de leurs fréquentations et surtout de la manière dont elles « se » conçoivent (n'oublions pas qu'une fille ne se réduit pas à son hymen !!).
Une famille traditionnelle croyante et pratiquante (ça existe toujours), inculquera à la jeune fille comme au jeune homme des valeurs où virginité rime avec pureté de l'âme et du corps, où l'équilibre âme/chair doit être maintenu. Le désir sexuel n'a donc pas lieu d'exister, on parlera surtout de « l'acte sexuel », nécessaire à la consommation du mariage et pour « donner des petits enfants ».
Il existe une déviation de ce genre de famille, où le sexe est conçu comme nécessaire à la survie de l'humanité mais aussi à la survie du couple. Un attrait vers le modernisme, où l'on garde les principes de base tout en y ajoutant l'éternel « rester vierge jusqu'au mariage », du moins pour les filles. On donnera aux hommes carte blanche, mais dans les limites du « maâkoul », on parlera de sexe, dans les limites du « maâkoul » et tout est bien dans le meilleur des mondes jusqu'au jour du mariage, car une fille qui vit dans notre monde actuel et qui supporte toute la pression du « tu portes en toi l'honneur de la famille » ne peut pas toujours arriver à rester pure jusqu'à sa nuit de noces. Celles qui le pourront seront des « lalla ou moulati », les autres finiront toujours par trouver comment cacher leur « honte ».
Puis vient « La » famille marocaine moderne par excellence, celle où fille comme garçon, homme comme femme, se doivent d'être conscients de leurs actes et responsables. Les parents donneront à leurs rejetons une liberté (presque) totale, tout en les observant de loin, prêts à intervenir quand le danger se présente. Comme toujours, on sera plus laxiste avec les garçons, un peu moins avec les filles (puisque c'est elles qui subissent !!, d'accord ça a une connotation animale mais ce terme qualifie TROP bien la situation !). On tolèrera quelques dérapages, mais on ne supportera pas « taâdou âala bnat nass ». Bref, il faut tout essayer tant que c'est dans l'intervalle du correct.
Ensuite une dernière catégorie, ces familles qui se prétendent modernes, et qui donnent libre court aux envies et aux pulsions de leurs enfants en clamant haut et fort que « c'est du modernisme ». Le concept de virginité est absent du dictionnaire chez ces personnes, la vie est trop courte et il faut profiter un max !
Sans oublier les familles hybrides...
Et pourtant, même si on appartient à l'une de ces catégories, nous demeurons, nous autres les filles, des êtres humains à part entière ; dotées d'un cerveau pour penser et pour discerner le bien du mal.
Donc si une fille décide de fermer les yeux face aux anciennes galipettes un peu partout de son coureur de jupons de mari, ce n'est forcément pas parce qu'elle est indulgente ou faible, c'est parce que plus aucun mec sur terre n'est puceau !! La question n'est pas de savoir pourquoi les femmes sont gentilles et compréhensives, mais pourquoi les mecs sont des obsédés du sexe ?!! (C'est un discours un peu féministe, mais je maintiens ma question)
Et si une fille décide que rester vierge ne la mènera à rien et que ce n'est que « retarder une échéance qui arrivera un jour », il est de son droit de faire ce qu'elle veut de son corps, tant qu'elle mesure ce que cela implique comme résultats.
Et si une fille décide de faire vœux de chasteté, ce n'est pas parce qu'elle est coincée ou trop traditionnelle, c'est juste qu'elle estime que son corps n'est pas un simple objet, que l'innocence a le droit d'exister et que le sexe peut attendre.
Notre société est ce qu'elle est, nous faisons de notre mieux pour la changer, mais avons-nous déjà pensé au chemin vers lequel nous la menons ? Sommes nous encore au stade animal pour que le sexe revête une si grande importance ?
Je ne prêche pas la chasteté, mais je crois que chacun peut faire ce qu'il lui plaît, tant que ça n'empiète pas sur la liberté et la vie des autres, et tant qu'il est conscient des conséquences que cela implique.
Jusque là, croyez moi messieurs, la virginité se porte bien...
mouna oualid


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