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La famille déchiquetée
Publié dans Jeunes du Maroc le 20 - 10 - 2006


Dommage
Un des sujets les plus épineux mine le milieu familial tant urbain que rural. Il s'infiltre tel un serpent dans les entrailles de notre société, ne laissant aucun coin ni recoin pour y déposer son venin. Une encyclopédie de plusieurs volumes de mille pages ne pourrait suffire à transcrire les innombrables diversités de fourvoiements, d'incompréhensions, d'invraisemblables raisonnements ou bien d'inexplicables prises de positions malmenant le proche entourage. Toute la société marocaine vivant sous une éternelle tension, est gangrenée par un dangereux fléau : La bêtise humaine, seule denrée inépuisable. Elle s'est effroyablement propagée comme une traînée de poudre au sein des trois niveaux sociaux : la classe des cossus ; la classe moyenne et la classe des pauvres. Ma propre expérience m'a fait vivre la naissance de ce traumatisme. Ce dangereux virus a répandu sa toxine au sein de ma famille. Après le décès de mon oncle puis celui de mon père, la situation s'est dangereusement aggravé. J'aurais aimé célébrer le courage des uns, la tempérance des autres. Mais ces deux qualités brillèrent par leur absence. J'aurais aimé assister aux prises de positions courageuses mettant fin à toutes sortes de confrontations stériles et insensées entre protagonistes liés par les liens du sang. De tristes événements compromettent nos tentatives de suivre la voie tracée et régie par les lois divines. A ce train-la, nos âmes auront tendance à emprunter la dangereuse et tortueuse arabesque du parcours du démon.
Les membres d'une même famille, surtout les plus âgés, pour la majorité d'entre eux, s'entredéchirent mutuellement. L'esprit de compréhension et de tolérance, dans la plupart des cas, fait défaut. Nous assistons à la perte de plusieurs principes humains primordiaux qui tissent les solides liens entre les personnages d'un foyer. Ainsi il n'y a plus d'amour de la paix, d'amour de larmes bienfaitrices, d'affliction, d'humilité, de compassion, de charité, de patience, de discrétion. Les vertus sont enterrées dans le cimetière de l'oubli. Personne ne fournit l'effort nécessaire afin d'éviter les pitoyables altercations. Et quand la tension règne en maître absolu et que le ton va crescendo, éclate alors une tempête des cœurs et des langues. On prend en haine tout sentier de compréhension. La rancune, la méchanceté, la dureté et l'envie s'installent entre frères et sœurs, cousins et cousines, oncles et tantes. Au sein de cette communauté qui devrait être unie par les sacro-saints liens de la parenté, on assistera inexorablement à de longues et interminables querelles. Certains prennent plaisir à en attiser la flamme dévastatrice. Ils n'obéissent ni à la raison ni à la justice. Tout ce qui est contraire à l'amour sous toutes ses formes prend le dessus. Ils vivent dans un monde parcouru par des souffles d'intolérance. A cet instant, toutes allégations, répliques ou attitudes seront faussement interprétées pour devenir des sujets de discorde. Nous sommes tous concernés. Chacun assume une lourde responsabilité dans le processus de détérioration du maintien de l'équilibre familiale.
Objectivement, nous devons faire notre mea culpa et nous poser plusieurs questions. Pourquoi sommes-nous arrivés à cet état de chose, à cette situation qui est de mauvais augure ? Appartenons-nous à la meilleure partie de ces êtres pensant appelés humains ? Qui d'entre nous est dans le vrai, lequel pourrait dire qui avait raison ou avait tord ? Généralement, on pêche par désir démesuré de vouloir bien faire. Souvent on pêche par excès d'amour de Dieu. On pêche aussi par surabondance de perfection. Dans ces deux derniers cas, on est plongé dans la dévotion. On pourrait alors pardonner et parler de tolérance, mais c'est le contraire qui se produit. Ce qui fait que malheureusement, aujourd'hui on a tendance à pêcher plus fréquemment par méchanceté, par jalousie ou tout simplement pour le plaisir de nuire à autrui.
Au lieu de se contenter de la politique de l'autruche, chaque personne doit se sentir concernée. Qu'elle essaye, par sa contribution si petite soit-elle, de mettre fin à l'agonie de la famille, véritable forteresse en train de tomber en ruine... Dommage...


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