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PORTRAIT : Mounir Chraïbi, le dynamo de Marrakech

Ceux qui ont vu arriver Mounir Chraïbi à la tête de la Wilaya de Marrakech, il y a tout juste un an, pouvaient-ils soupçonner les ressources managériales au service d'un territoire du quadragénaire ? Certes, le successeur de Hassad ne vient pas de la «périphérie-de-nulle-part». Patron de l'Office de la formation professionnelle (OFPPT) à 33 ans, affecté au chevet de la CNSS à 37 ans, Mounir Chraïbi est nommé à la tête de la wilaya de la région Marrakech-Tensift-Haouz et de la préfecture de la ville ocre à l'âge de 42 ans. Longtemps marginalisé dans les différentes politiques de l'emploi depuis trois voire quatre décennies, l'OFPPT retrouva son identité dynamique. Anorexique et dévitalisée, la CNSS reprit ses esprits et emprunta la voie de la restructuration. Marrakech avait besoin d'un « dynamo » aussi puissant que son prédécesseur.
Ce cheminement ne pouvait s'accomplir sans une capacité exceptionnelle à (vite) diagnostiquer, scénariser et (vite) promouvoir les modus operandi et, enfin, scruter au quotidien le taux de réalisation des objectifs. Il faut se rappeler que l'homme a débuté son parcours professionnel par la mise en route du schéma directeur du système d'information d'une grande banque de la place.
Levé tôt et tard couché, le wali conduit son véhicule lui-même. Le chauffeur s'impliquera dans des tâches plus fonctionnelles, essentiellement l'étude des itinéraires de l'Atlas et le transport des dizaines de parapheurs et des milliers de documents. La démarche fébrile et résolue, le wali escalade rapidement les marches de la bâtisse et emprunte l'ascenseur, non sans avoir salué de la tête les gardes en faction et la préposée à l'accueil. A peine arrivé à son bureau au troisième étage, la fourmilière "cabinarde" s'active. La directrice de cabinet - à notre connaissance, une première dans les annales de la préfectorale marocaine - se présente avec agendas, courrier et notes. Commencée au domicile, la «journée professionnelle» du wali sera ventilée entre audiences, réunions et visites sur le terrain. Point de place pour le syndrome de la «qobba» où les salamalecks et autres flagorneries tiennent le haut du pavé. Bien qu'issu d'une famille où l'on compte des hommes de la pointure du chef de l'Istiqlal, notre Polytechnicien (école de Paris, s'il vous plaît !) tient mordicus à sa feuille de route.
Les consignes royales ne souffrent, en effet, aucune ambiguïté. Sa nomination le 22 juin 2005 s'inscrit, dit le communiqué officiel, dans la réalisation «des projets de développement tracés par Sa Majesté le Roi, que Dieu Le préserve, en particulier dans le domaine du développement humain». Elle vise «la mise à disposition des moyens au service effectif des citoyens, et la consolidation de la politique de proximité et de développement entre l'Administration et ces derniers».
A l'instar des nominations auxquelles le Souverain procéda le même jour, celle de Mounir Chraïbi «visait à insuffler une nouvelle dynamique, à favoriser un climat propice au grand chantier que le Maroc connaît actuellement et à optimiser les différents projets structurants en cours et à venir». Le «cahier de charges» est clair. L'obligation de résultat aussi.
En vérité, Mounir Chraïbi appartient à cette école de Mohamed VI dont les contours éthiques et le mode de fonctionnement ont failli, à maintes reprises, faire mourir de jalousie la clique d'Alger. Pas seulement. Grâce à l'impulsion royale par walis interposés, les premiers résultats probants de cette école M6 commencent à défier les nostalgiques du non-sens et les muftis du scepticisme. Chraïbi à Marrakech, Hassad à Tanger, Aourid à Meknès… des chefs de chantiers acquis aux impératifs de l'attractivité économique et à la promotion sociale, précisément …par l'économique.
Venise, Grenade, Barcelone…tentent inlassablement de recruter Marrakech au sein d'un club où l'on n'admet que les cités racées, toujours prêtes à accompagner l'universel sans se départir de leurs mystères. On peut dire de même pour Saint-Malo, Cannes, Ibiza…suppliant Essaouira-Mogador de les rejoindre.
Recevant chaque jour des étrangers désireux de lier leurs destins à celui de Marrakech, le wali souligne la spontanéité de la séduction exercée par la ville sur eux. Rien n'est concocté dans le sens du profit immédiat. La ville s'honore de sa culture de la tolérance, parce qu'elle a été bâtie pour cela : la médina pour les Musulmans, le Guéliz pour les Européens et le Mellah pour les Juifs. Mais tout le monde a toujours commercé et même procréé avec tout le monde. Cette approche du wali Chraïbi mérite d'être méditée par nombre de commis de l'Etat. Merci monsieur !


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