Les observateurs occidentaux s'interrogent sur le durcissement progressif, mais bien mesuré du président soudanais, Omar Hassan al-Bachir, concernant le déploiement des forces de l'ONU au Darfour. Lorsqu'on connaît les raisons, ces interrogations ne sont plus à l'ordre du jour. En effet, l'Egypte, grand voisin du Soudan, n'accepterait guère l'affaiblissement de cet Etat arabe, qui constitue la première ligne de défense de sa sécurité régionale africaine. C'est pour cette raison, qu'elle a pris une position ferme à ses côtés, et mis à sa disposition toute sa diplomatie afin de lui faire éviter des sanctions "grands formats". De son côté, et en concertation totale avec le Caire, l'autre voisin du Soudan, la Libye, joue un rôle dans ce sens. L'accueil privilégié accordé au président soudanais, Omar Hassan al- Bachir, aussi bien lors des festivités du 37ème anniversaire de la révolution libyenne qu'à l'occasion de la tenue de la réunion de l'Union africaine, était un message à qui de droit. Que le colonel Kadhafi soutiendra Khartoum au cas où cette dernière sera confrontée à de réelles difficultés.